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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
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- C'est chronique.
Publié le 10/04/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Langage et politique, quel programme ! Si on prend le menu, cela s'articule comme cela:

Le dialogue entre les pro-Thibétains modérés du Dalaï Lama et les autorités chinoises, voilà le principal enjeu des tractations au sommet à propos des jeux olympiques de Pékin. La liberté de parole pour certains dissidents et opposants, voilà la principale revendication à court terme pour les pompiers de la flamme olympique. L'absence de concertation entre Chinois et Français, voilà la raison de l'image politique ridicule et désastreuse donnée par les sbires du comité d'organisation chinois en France, qui éteignent la flamme sous les yeux abasourdis de David Douillet alors que tant d'efforts sont déployés pour la maintenir en vie !

De langage il est aussi question à propos de Nathalie Kosciuzko-Morizet (que j'appelle miss papillon depuis son premier plateau télé après sa nomination au secrétariat d'état à l'écologie, durant lequel ses yeux n'arrêtaient pas de papillonner sous le coup de la pression médiatique et de la responsabilité nouvelle). Avec des mots sans doute sincères et justifiés, elle a fait pousser des hauts cris, des cris d'orfraie, à une partie de son camp politique. Puis elle a du dire des mots qui ramaient dans l'autre sens, mais le "mal" était fait. Ces mots d'excuse, reçus par un perpétuel "l'incident est clos" (10 à 15 occurrences au minimum dans les commentaires des membres de l'UMP), sonnent en effet assez faux, tout autant que sonnaient assez justes les mots incriminés... L'action politique étant avant tout linguistique, on voit se dessiner régulièrement les roueries de certains et la fraîcheur d'autres, au travers des effets de certaines phrases.

Mais la politique ne peut pas, loin de là, et de moins en moins, se payer uniquement de mots. C'est pourquoi les discours sur les évolutions de la situation d'Ingrid Betancourt dans la forêt des FARC deviennent agaçants lorsqu'on suit avec inquiétude et crainte cette affaire de vie ou de mort. assez de suppositions, il faut des progrès sensibles, au plus vite. Alors on pourra être attentifs à ce qui s'est échangé entre Uribe, Washington, Chavez, les FARC, Sarkozy...

Des mots, rien que des mots, que s'envoient à la figure et de façon attristante, partisans du "réajustement budgétaire" et opposants au "plan de rigueur", citoyens impatients que la situation change et citoyens impatients que le mouvement du changement ne s'infléchisse pas...

La vie politique n'est pas très réjouissante, par exemple, au hasard, pour les titulaires potentiels du RSA; mais lorsqu'on joue avec les mots des discours politiques, comme Bruno Candida (http://brunocandida.com/), on se réconcilie bien vite avec ces gens qui "ont toujours été attachés à une vieille" (sic).
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