A l'annonce de la mort d'Aimé Césaire, des sentiments différents se sont croisés lorsqu j'ai pensé rendre hommage à l'homme et à l'artiste.
Tout d'abord une impression de rendez-vous manqué, car après tout je n'ai pas eu l'occasion de lire en entier un de ses ouvrages et pourtant depuis les multiples affaires Dieudonné, depuis les débats autour du discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, depuis les questions sur le vote ethnique pour Barak Obama, depuis mon étiquetage louche de l'art haïtien, la problématique sur l'identité de l'hypothétique communauté noire est très présente à mon esprit.
Le sentiment suivant, c'est la tristesse de voir un artiste important cesser son oeuvre, une source d'inspiration d'ampleur mondiale se tarir. En même temps, le caractère posthume rend le symbole Aimé Césaire plus fort, il entre dans le panthéon, si ce n'est pas concrètement c'est dans l'esprit des foules.
Ce fut enfin la joie de voir le compte tenu de ses mots et de ses idées, qui constituèrent de vrais progrès humains. A l'histoire de continuer à lui rendre justice, ainsi qu'à tous ses frères humains...










