De façon impromptue, il est possible de se retrouver dans un blog. Y a-t-il eu un temps où je me suis dé-trouvé ? Sans doute, puisque personne ne m'y a trouvé...
Je ruse avec le thème pour coller à l'actualité, commentaire médiatique donc à thème sportif : le traitement journalistique du match France-Italie fut un modèle de... de... ce fut un modèle. Ce qu'on reproche aux journalistes qui ne font pas trop bien leur travail, c'est de dire strictement et sans recul la même chose que notre voisin de palier ou le pêcheur d'alevins du bord de l'étang (amis pêcheurs d'alevins, ne le prenez pas personnellement, vous êtes tout un groupe).
A quelques minutes d'intervalle, on a donc entendu sur la même chaîne, autant dans le feu de l'action dans les deux cas, magie du direct oblige, Thierry Leboeuf ou Franck Roland dire qu'Abidal avait à peine touché Luca Toni, et que d'ailleurs il n'était pas dernier défenseur (c'est vrai, il reste le gardien, les poteaux, le filet, la taupe, la peinture de la ligne de but, les brins d'herbe... comment ça compte pas?) et Pierre Menez dire que le même joueur, dans la même action, faisait non pas une mais trois fautes "1, 2 et même 3". Personne ne voit le même match, le même spectacle, certes. Mais il y a des limites qu'un journaliste ne devrait pas dépasser, si vivifiant hâbleur soit-il.
Toujours en matière de média sportif, beaucoup de choses ont été écrites et seront encore écrites sur le compte de Raymond Domenech, mais il m'apparaît ce soir qu'il aura commis une erreur dans cet euro de football, et c'est une erreur de communication : charmante et touchante, sa demande en mariage de la présentatrice Estelle Denis a anéanti toute possibilité de contre-argument à ce reproche : "Domenech n'en fait qu'à sa tête, il n'est pas objectif dans sa sélection ou dans son coaching".
Son côté docteur House manquera dans le PAF. Tiens, un bon client qui disparaît.
PS : Claude Puel connaît donc déjà le nom de son successeur : Raymond Domenech !










