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Tribune libre
Mon bloc perso.
- C'est grave docteur ?
- Une simple maladie d'écriture.
- Et ça dure longtemps ?
- C'est chronique.
Publié le 26/06/2008
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Le fait d'assister à une partie du salon du Mécénat, qui s'est tenu à la Cité Internationale de Lyon, m'a apporté un quadruple bénéfice :
- Le bonheur de découvrir, jouée au piano par Dana Ciocarlie, une oeuvre magnifique de Schubert, Mélodie hongroise. Schubert qui ne cesse, année après année, de monter dans mon estime et dans mon goût. Et quand je parle de bonheur, c'est "que du bonheur" comme on dit à la télé, mais c'est aussi un sentiment très puissant et durable de joie d'appartenir à la même humanité.

- La joie de voir par hasard une personne de mes connaissances, retraitée, puiser des ressources nouvelles et innovantes pour alimenter la vie de son association. L'énergie de certains "seniors" est digne d'admiration et digne d'être prise en modèle.

- Le plaisir de voir, sans hasard, se développer une fois de plus l'excellent point de vue panoramique de Najat Vallaud-Belkacem, cette fois sur le domaine des politiques culturelles et sur le mécénat de proximité. En l'occurence elle alliait éthique et pragmatisme en pointant

* la nécessité d'un mécénat d'entreprise plus présent

* l'utilité partagée des démarches de mécénat pour les entreprises, les acteurs de productions culturelles, les instances publiques, la population

* les risques potentiels d'un transfert massif des capitaux culturels du public vers le privé, concernant en particulier de nouvelles servitudes générées sur les choix sociaux, esthétiques, humains...

* l'exigence d'une action concertée équilibrée en matière de mécénat, avec comme centre de gravité la préservation de la plus grande diversité culturelle par les collectivités territoriales et nationales.

- La satisfaction de pouvoir sur ce sujet réutiliser une nuance de sens qui s'est récemment réaffirmée en moi : l'artistique ne recoupe pas exactement le culturel. Sans entrer dans les détails que cette assertion mériterait, j'en suis venu à penser que la politique culturelle tolère un très fort investissement de la part des acteurs privés, à but lucratif; mais la politique artistique, elle, doit rester forte, et garantie par la puissance publique. On pourra répondre que le mécénat de la Renaissance a produit des merveilles artistiques, mais la structure de l'économie à la Renaissance laissait une profonde respiration à la création artistique. Pour paraphraser Alain Robbe-Grillet, à monde nouveau, politique nouvelle...
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