Le temps manque pour aborder tout ce qui doit l'être (crise financière, campagne américaine, mesures en cours ou à venir en France et en Europe, dépôt des motions socialistes).
Donc question simple, réponse simple: la "peoplisation" des politiques est-elle inévitable?
Elle a toujours existé. Les personnages publics issus de la politique sont des personnages publics. Donc oui.
Des exemples? Le rôle d'Aspasie dans l'opinion lorsque Périclès était stratège, à Athènes. L'impact de Jeanne d'Arc dans l'opinion de la France en guerre. Les effets des déclarations, réelles ou supposées, de Marie-Antoinette au cours de la Révolution. L'attente de Louis-Napoléon Bonaparte en tant qu' "héritier de". Les remous de l'affaire Boulanger, et de l'affaire Stavisky, et le retraitement des photos montrant Kamenev aux côtés de Staline. Et caetera!
Post scriptum: Je l'admets j'ai été un peu cavalier avec cette pauvre notion de "peoplisation". En soi ce serait plutôt les tentatives des élites pour faire "peuple", le passage des Very Important People aux Very Insignificant People. Cette peoplisation-là est forcément récente, corrélative de la fin de la transcendance du pouvoir. Mais ce que je soulignais, c'est que la dimension terrestre, humaine, des animaux qui nous gouvernent a toujours intrigué, surpris, heurté dès lors qu'elle apparaissait. Et inévitablement elle apparaissait, comme avec ce sang qui coule dans L'Homme qui voulait être roi de Kipling.










