Revoyant Persépolis quelques mois après l'impressionnant Valse avec Bachir, la comparaison ne manque pas d'intérêt. Dans un premier temps la comparaison s'était faite à partir des souvenirs de Persépolis, voyant Valse.... Ce dernier semblait donc plus novateur, plus unique stylistiquement.
Désormais Persépolis m'apparaît comme un voisin semblable de Valse avec Bachir. Tous deux grands films, tous deux ouvrant de nouveaux espaces dans la perception politique de pays étranges, tous deux travaillant intelligemment l'image, et usant pleinement du décalage entre traits, couleurs et sons. Des histoires en trois dimensions.
Je ne m'en souvenais plus bien, mais les hurlements du Vienne underground, l'humour de la dysmorphophobie (l'âge ingrat est un sentiment international), la fuite des pantins pourchassés par les gardiens de la Révolution sont aussi signifiants que le cell shading des rues défoncées de Beyrouth, les yeux de braise des 26 chiens ou la séquence finale filmée dans le réel de Sabra et Chatila.
Deux maisons différentes, mais où il est important de demeurer un peu.










