On en a fait une théorie de l'échec de l'équipe de France de foot 2008, le fondement de l'espoir pour le tennis et le rugby masculin et l'équipe féminine de hand, l'interrogation sur le cyclisme ou l'athlétisme sur piste. L'arrivée de nouvelles générations dans un sport est intéressante car elle remet en cause ceux qui sont déjà installés, et la comparaison se fait forcément puisqu'il est question de compétition.
Le cas des équipes est différent de celui des sports individuels. L'intégration des jeunes est d'autant plus cruciale que les résultats se font en groupe, jeunes et vieux mêlés. Au tennis, l'arrivée de Nadal, Murray, Djokovic, a sans doute sorti Federer de son rêgne sommeillant en 2006-2008 pour faire de lui, soit un immense champion s'il regagne des tournois du grand chelem, soit un grand champion humain si ses grandes victoires ne reviennent pas.
Chaque année au mercato d'été les recruteurs de Ligue 1 se demandent comment trouver les jeunes suffisamment forts pour pousser les anciens à leur meilleur ou prendre leur place avec autant de constance. Mais pas trop talentueux au point de se prendre pour intouchables, répondant sans calcul aux sirènes de la facilité. Ni trop inexpérimentés dans la gestion de leurs qualités.
Dans le bilan de cette année on retient donc volontiers les nouvelles têtes d'affiche, de Picamoles à Gourcuff en passant par Alizée Cornet et Sébastien ..., le nouveau champion du monde junior WRC. On retient tout autant, belle tragédie du sport, les anciennes nouvelles étoiles qui s'assombrirent en 2008: une place toute particulière à ce sujet ne peut qu'être faite à Laure Manaudou.
Ce renouvellement des générations, les perturbations que cela implique dans la mécanique implacable du sport moderne surorganisé, montrent qu'il y reste de l'humain: fragiles Laure, Hatem, Tatiana, Richard.










