L'année des petits jeux massivement multi-utilisateurs s'achève plutôt bien. La star du moment est virtualregatta, poussé par les vents favorables d'un Vendée Globe passionnant. Sur l'invitation de proches rapidement retrouvés, j'ai plongé: c'est d'ailleurs un levier intéressant que de mélanger le réseau social "à la facebook" et les simulations d'entretien (entretien d'un dinosaure dans Dino Gaia, d'un survivant dans 650km, d'un cheval dans Sulkyland). On peut se demander s'il y a un équilibre possible entre ces deux genres de mécaniques lourdes d'implication dans un jeu, mais passons.
Les perspectives pour ce genre de jeu sont belles, plus belles en tout cas pour le web à simple rendement publicitaire. La généralisation des mobiles connectés au réseau des réseau a poussé à une simplification des règles d'interaction pour garantir une immersion plus grande d'une clientèle plus large. Virtualregatta fonctionne ainsi sur 2 données très très simples, le cap et la voile utilisée. Tout le reste n'est que mathématiques. Mais dans un modèle déjà expérimenté sans trop de succès par le branchement web des Sims de Will Wright, la rentabilité des simulations massivement simples réside dans l'achat et la vente de petits bonus, très tentants pour les plus aisés ou les plus accros. Maintenant ça marche, car même les yuppies naviguent au large des Kuergelen ou engagent des combats avec leur vélociraptor niveau 5.
On peut s'attendre à encore une ou deux belles années pour ces sim portables, avant une logique extension du ludique à d'autres formes, plus massives encore, plus simples peut-être (des télé-tamagochis dans les calculatrices, des quizz automatiques dans les kindle, ou que sais-je encore).










