La pugilistique comme art des combats à main nue n'est pas un bel art, mais un artisanat (encore! c'est lassant à la fin ces exclusions hors du champ de l'art!). Avec de très beaux moments dont j'ai encore certains en mémoire, même si je ne les ai pas vécus en direct. C'est dire leur force.
Magnifiquement remise en vie par le Film Ali, la chute de Sonny Liston sous les yeux d'un Cassius Clay époustouffleur.
Tyson, lors d'un de ses premiers combats, qui "descend" son adversaire avec une courte série de pure violence.
Les mouvements de torse de Cerdan, désespérés pourtant face à la puissance des bras de son adversaire Jake LaMotta.
La garde rituelle ridicule - avec le recul - des gentlemen loubards se battant dans les faubourgs de la Gosse Pomme, fin XIX° siècle.
Les bras levés, la ceinture dans les mains, de Oscar de la Hoya, comme s'il n'y avait pas eu besoin de combat pour qu'il soit sacré.
Le travail de bulldozer de Mayar Monshipour, usant, résistant, désemparant son adversaire sud-américain au Futuroscope de Poitiers, à 500 mètres de moi, quelques mois avant la défense de trop.
Tout ceci fit du sang et de l'eau, mais aussi un peu d'Hemingway.










