Ce qui devait arriver commence à poindre le bout du nez : le transfert de notre économie et de notre agriculture vers une économie et une agriculture responsables écologiquement suscite des violents conservatismes. Ces calculs à court terme sont pourtant voués à l'échec, comme le comprennent de plus en plus les décideurs politiques. Il leur manque parfois le courage d'aller contre leur clientèle électorale (céréaliers, industriels agro-alimentaires, entreprises pétrolières, consortiums chimiques voire laboratoires pharmaceutiques), mais on compte sur l'opinion publique et le réflexe de survie de l'espèce pour appuyer les démarches durables.
Une explication bienvenue de Corinne Lepage à ce sujet :
Tout ce qu'on peut et doit espérer de ce Grenelle de l'Environnement (au label volontairement et trompeusement "gauchisant", le débat sur l'avenir de la biosphère n'étant en soi ni de gauche ni de droite), quelles que soient ses affinités électorales, c'est de garder à l'esprit que l'efficacité économique n'a d'avenir que dans le cadre de l'efficacité écologique.










