Plutôt que de supprimer le message, je l'ai dupliqué pour faire à la fois de l'uchronie au présent (
) et un commentaire simple sur un fait avéré mais peu surprenant.Version 1 : L'intox
Une info d'apparence mineure mais aux implications à la fois complexes et graves : la Turquie a rassemblé des troupes à la frontière iranienne pour "traiter" la question des territoires kurdes. L'Iran étant un pays très stable et peu belliqueux, tout va bien dans le traité de non-prolifération nucléaire...
Quand j'ai entendu ce fait je l'ai analysé ainsi : le gouvernement d'Ankara réagit doublement :
- à la menace de reconnaissance du génocide arménien par le congrès américain, qui pousse l'allié turc à rappeler son importance
- à la tension interne entre laïcs et partis islamiques, que certains ont intérêt à dévier en cristalisant le sentiment national
Les réactions les plus intéressantes seront celles de l'Iran bien sûr, des Etats-Unis également, mais aussi de la Russie (Poutine étant justement en visite chez Mahmoud Ahmadinedjad), et de l'Union Européenne, si le Kurdistan irakien, la Syrie et Israël ne mettent pas également leur grain de sel. Le règlement pacifique de cette histoire inquiétante pourrait se faire soit par le retrait du projet de reconnaissance du génocide arménien, soit par une pression étonnamment conjuguée de l'Iran et des Etats-Unis (avec un risque de radicalisation de la posture turque mais une "entente" collatérale entre les deux rivaux, fort bienvenue).
N'oublions pas que parallèlement, les pays de l'Europe de l'est et la Turquie ont fait les premiers pas pour échapper à la domination russe liée aux sources d'énergie fossile. La Turquie est militairement plus liée à Washington qu'à Bruxelles. L'Union Européenne aurait-elle alors intérêt à amener grâce à cette crise potentielle le gouvernement d'Ankara dans sa sphère de relations privilégiées ? Je ne le crois pas, même s'il s'agirait d'une occasion unique, car les deux poids lourds Russie et Etats-Unis ne se laisseraient pas ainsi affaiblir.
J'espère que toutes ces élucubrations seront bientôt caduques, parce que dans le cas contraire, il faudrait se préparer au pire. La zone, traversée de failles (Liban / Syrie; Israël / Palestine; Iran / Irak; Turquie / Kurdistan; Sunnites / Chiites; pays possesseurs de la bombe atomiques / puissances émergeantes; économie légale / cartels de la drogue; laïcité / intégrismes religieux...), n'a pas besoin d'un front supplémentaire.
Version 1 : L'info
Une info d'apparence mineure mais aux implications sévères : la Turquie a rassemblé des troupes à la frontière irakienne pour "traiter" la question des territoires kurdes. L'Irak étant un pays très stable et peu belliqueux, tout va bien dans les relations entre l'OTAN (dont font partie Turquie et Etats-Unis) et pays à forte population musulmane...
Quand j'ai entendu ce fait je l'ai analysé ainsi : le gouvernement d'Ankara réagit doublement :
- à la menace de reconnaissance du génocide arménien par le congrès américain, qui pousse l'allié turc à rappeler son importance
- à la tension interne entre laïcs et partis islamiques, que certains ont intérêt à dévier en cristalisant le sentiment national
Les réactions les plus intéressantes seront celles de l'Irak bien sûr, aussi bien du côté des sunnites au centre-ouest que des chiites au sud et à l'est, les kurdes au nord est étant évidemment concernés directement. Il sera attendu une réaction des Etats-Unis également, mais aussi de la Russie (Poutine étant justement en visite chez le voisin iranien), et pour de toutes autres raisons de l'Union Européenne. Si le Kurdistan irakien concerne aussi la Syrie, c'est parce que la présence d'une force pro-américaine au nord, à l'est, à l'ouest a rendu sa situation très délicate. Le règlement pacifique de cette histoire inquiétante pourrait se faire soit par le retrait du projet de reconnaissance du génocide arménien, soit par une pression conjuguée de l'Union européenne et des Etats-Unis (avec un risque de radicalisation de la posture turque mais une "entente" renouvelée entre les deux piliers démocratiques de l'ONU, fort bienvenue).
N'oublions pas que parallèlement, les pays de l'Europe de l'est et la Turquie ont fait les premiers pas pour échapper à la domination russe liée aux sources d'énergie fossile. La Turquie est militairement plus liée à Washington qu'à Bruxelles. L'Union Européenne aurait-elle alors intérêt à tirer seule les marrons du feu, par l'envoi de troupes européennes par exemple ? Je ne le crois pas cela matériellement ou stratégiquement possible, même s'il s'agirait d'une occasion unique, car les deux poids lourds Russie et Etats-Unis ne se laisseraient pas ainsi affaiblir dans cette région (cruciale pour l'influence internationale dans les dernières années de l'ère pétrolière).
J'espère que toutes ces élucubrations seront bientôt caduques, parce que dans le cas contraire, il faudrait se préparer au pire. La zone, traversée de failles (Liban / Syrie; Israël / Palestine; Iran / Irak; Sunnites / Chiites; pays possesseurs de la bombe atomiques / puissances émergeantes; économie légale / cartels de la drogue; laïcité / intégrismes religieux...), n'a pas besoin du retour d'un front supplémentaire, oublié mais endémique, opposant le PKK (parti des travailleurs kurdes) à Ankara.










