Ronaldo Schemidt AFP/Archives.
Le Français Sébastien Loeb après sa victoire lors du rallye du Mexique, le 11 mars 2007 à Leon.
Le Français Sébastien Loeb après sa victoire lors du rallye du Mexique, le 11 mars 2007 à Leon.
Les amateurs de sport sont souvent ingrats au point d'oublier combien Loeb marque de son empreinte l'histoire mondiale du rallye : il porte à chaque course le record du nombre de victoires plus loin de son prédécesseur Carlos Sainz; au terme d'un duel sportif titanesque avec Markus Grönholm, à la fin de la saison, il égalera le record de victoires en championnat du monde moderne (4) ou à défaut il aura la meilleure seconde place de l'histoire du WRC.
Certes le record de Thierry Henry (43 buts en équipe de France) m'a enchanté, certes l'équipe de France de football a réalisé face à la Lituanie de très beaux mouvements (je pense à la déviation de Ribéry, aux triangles de passes dessinés à l'orée de la surface de réparation lituanienne), certes les remarquables novices Benzema et Ben Arfa tout comme les vénérables anciens sont des sportifs très affûtés. Mais la réussite de cette équipe n'a rien de comparable avec la performance millimétrique de Sébastien Loeb : un rallye sur asphalte, une victoire. Un rallye sur terre, la bagarre. Et si le physique chez les footballeurs est sans doute moins important que chez les rugbymen, la concurrence entre pilotes et footballeurs sur ce plan est très serrée. Combien de litres d'eau perdus à chaque épreuve? quelle différence temporelle entre la victoire et la défaite (cf. les quelques dixièmes de seconde entre Grönholm et Loeb au rallye de Nouvelle-Zélande) ?
Conclusion : aux trophées des Etoiles du sport, si la désignation est réaliste, Sébastien Loeb devrait raffler la mise..










