Malgré l’adoption timorée de la 3G, la 4G fait déjà parler d’elle. Quels seront les usages ? Où en sont les opérateurs ? Tour d’horizon.
Ce devait être la téléphonie du futur. Avec la 3G, lancée fin 2004 par SFR et Orange en France,
on allait succomber aux appels en visio et à la navigation internet depuis son mobile. Trois ans plus tard,
les résultats ne sont pas à la hauteur. Seul un abonné sur trois accédait fin 2007 aux services multimédias,
un chiffre en inquiétante stagnation depuis deux ans. Pourtant, les opérateurs ne renoncent pas. Ils préparent même déjà la suite.
Voici donc venir la 4G. Evoquée dès le lancement de l'UMTS, elle promet une vitesse de connexion entre 100 Mbit et 1 Gbit par seconde,
là où la 3G la plus rapide plafonne à 14,4 Mb/s. Le mobile atteindrait ainsi une vitesse aujourd’hui réservée à la fibre optique.
Et la même question se pose : que pourra-t-on en faire ? Les réponses ne sont pas encore claires. On parle de visio en haute définition,
de chats à plusieurs, de transferts de contenus accélérés. Mais pas de nouveauté marquante.
La principale avancée vient plutôt du mode d’accès à ce très haut débit mobile, qui concernera tout aussi bien les téléphones
que les ordinateurs portables. Avec la 4G, ces appareils doivent être tout le temps connectés au réseau par les airs,
à la manière des ordinateurs reliés aujourd'hui à l’ADSL par WiFi. Les forfaits illimités et clé USB 3G introduits ces derniers mois
par les opérateurs, mais toujours limités en téléchargement, en constituent des prémisses. Cette fois, le réseau totalement en IP,
bénéficiant d’un temps de latence réduit, promet d'être taillé pour ces usages.
Le WiMax gagne en mobilité
Comme rien n’est simple, deux technologies s’opposent. L’une est dans les airs depuis quelques années. Il s’agit du WiMax,
présentée souvent comme un super WiFi. A l’origine, il s’agissait ainsi de placer des bornes pour accéder à internet, sur ordinateur,
à cinquante kilomètres à la ronde, solution idéale pour couvrir les zones blanches du haut débit. En France,
Free est le seul à disposer d’une licence nationale, tandis que des licences régionales ont été confiées à d’autres opérateurs.
Hormis quelques initiatives locales, les réseaux se font attendre.














