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Publié le 19/09/2007 à 22:22
Par Jeudi Noir
A chacun ses dieux ("A choice of gods" - 1972) SIMAK Clifford D. Editions "Denoël" 217 pages Prix (épuisé) Livre Offert Commencé le 29 Août 2007 Terminé le 18 Septembre 2007
L'Histoire
En 2185, la quasi-totalité des 8 milliards d’êtres humains se sont volatilisés de la surface du globe. Ils ne sont plus que quelques centaines, dont quelques indiens qui reprennent avec un grand plaisir leur ancien mode de vie. Des milliers de robots sont encore actifs. Certains deviennent indépendants et tournent à l’état « sauvage ». Ezéchiel, quant à lui, est devenu un robot « mystique » qui cherche à comprendre l’ancienne religion des hommes blancs en vivant avec d’autres de ses pareils dans un ancien monastère. L’histoire prend place 5000 ans plus tard. Les hommes qui ont vécu la grande disparition sont pour la plupart encore en vie ; leur longévité s’est considérablement accrue et ils connaissent leur descendance sur des dizaines de générations. Ils ont acquis la capacité de voyager dans les étoiles et beaucoup ont la faculté de converser par la pensée. Jason whitney et sa femme Martha habitent toujours la même maison. Jason continue le journal de son ancêtre et veille jalousement sur des milliers de livres rassemblant une bonne part du savoir humain. Martha est télépathe. Elle est en contact avec de nombreux correspondants. La petite indienne Etoile du soir, descendante de nuage rouge se passionne pour les livres et vient étudier chez. Jason, lequel rencontre en se promenant un extra-terrestre venu chercher une « âme ». Il raconte qu’il est très intrigué car il a parlé a des hommes de ce concept et vient donc à la source chercher la réponse. Jason pense qu’il faut le mettre en contact avec Ezéchiel… John, le frère de Jason revient des étoiles. Il informe le couple qu’il est allé plus loin que nul n’est jamais allé. Au centre de la galaxie se tient une conscience, un « principe » puissant qui sait tout. Ce « principe » est des plus effrayant par sa connaissance et sa puissance. John affirme de plus que les milliards d’humains disparus sont sur le retour. Il pense que c’est le « principe » qui les a « prélevés » sur Terre afin de les placer sur 3 Planètes différentes pour les étudier. Les trois « humanités » ont reproduit le même type de civilisation que sur leur planète d’origine avant de faire leur jonction. Les Hommes ont construit des vaisseaux plus rapides que la lumière et reviennent vers leur planète d’origine. Dans la forêt, Etoile du soir fait la connaissance d’un jeune homme, David Hunt, venu d’un groupe humain inconnu et qui fuit un être mythique ; « Le marcheur noir ». David constaté qu’il avait un pouvoir spécial qu’il n’arrive pas a définir. L’extra-terrestre rencontré par Jason croisera sa route et, suivant ses dires, obtiendra une âme grâce à lui. Jason apprend que les « robots sauvages » construisent depuis des années un robot super intelligent qui est devenu conscience et capable de présider lui-même à sa propre construction. Ils l’appelle « le Projet ». Ce « super-robot » , par la bouche d’un robot « émissaire » du nom de Stanley, refuse d’aider Jason et Nuage Rouge quant à l’arrivée prochaine des humains disparus. Il considère l’humanité comme un phénomène « transitoire ». Bientôt, deux émissaires des humains disparus abordent la planète. Rencontrant Jason, Nuage Rouge, Ezéchiel et Stanley, ils demandent à ce que leur soit enseignés les moyens de voyager dans l’espace à son grès et la télépathie. Ils les informent que les anciens habitants vont revenir récupérer « leur » planète. Cette perspective attriste la petite troupe qui ne peut pourtant pas s’y opposer et leur conseille de ne pas le faire. Stanley délivre alors le message du « Projet » aux émissaires ; « laissez la Terre tranquille ». Le « Projet » est en communication avec le « Principe » au centre de la galaxie. La Terre et ses différentes formes d’intelligences sont bien l’objet d’une expérience. Jason et ses amis s’en remettent à la providence pour la suite des évènements. Mon avis L’idée est très originale et l’histoire intéressante. En revanche la conclusion est un peu trop subtile pour moi ; je reste sur ma faim… En l’occurrence, je vous conseille ce livre si vous n’avez rien d’autre sous la main…
Publié le 19/09/2007 à 22:23
Par Jeudi Noir
L'Homme démoli ("The desmolished man" - 1953) BESTER Alfred Editions "Denoël" 251 pages Prix (épuisé) Acheté d'occasion 2€70 Commencé le 20 août 2007 Terminé le 29 août 2007 1953 L'HISTOIRE
Publié le 27/09/2007 à 22:21
Par Jeudi Noir
Hier, les oiseaux ("Where late the sweet birds sang" - 1977) WILHELM Kate Editions "Denoël" 248 pages Prix 5€95 Livre Offert Commencé le 18 septembre 2007 Terminé le 27 septembre 2007  1977 1977
Prix Jupiter 1977 L'HISTOIRE
David a une grande famille très soudée qui habite la même vallée. Depuis sa plus tendre enfance il passe ses vacances avec ses nombreux cousins et cousines, oncles et tantes, parents et alliés dans la ferme des Wiston. Il est amoureux de sa cousine Célia et quand arrivés à l’âge adulte celle-ci décide de partir aider les populations du tiers-monde, ils décident de braver à son retour les interdits familiaux. Mais la famille a des projets importants tel que construire un hôpital de recherche sur ses terres sous la direction de l’oncle Walt qui est docteur. David est étonné d’une telle entreprise mais son oncle lui explique que la société dans laquelle ils vivent se meurt. Les catastrophes climatiques et écologiques vont se succéder à un rythme de plus en plus rapide, signant l’arrêt de mort de l’humanité. Le but de la famille est donc de se préserver de ce funeste destin en l’anticipant, profitant des 2 à 4 années de prospérité qu’il reste pour cumuler des réserves. David travaillera à l’hôpital une fois sa thèse finie. Le temps des catastrophes arrive. La communauté ne compte que 200 habitants mais tous deviennent stériles. Le seul moyen de survivre réside dans le clonage qui n’en est qu’à ses balbutiements. Célia revient d’Amérique du sud où elle a contracté une maladie qui l’a considérablement affaiblie. Après avec vécu quelques temps son amour avec David, elle meurt d’épuisement. Les clones finissent par être viables ; cette expérience fait grandir ensemble des pères, des grands-pères et des fils. Hélas, les clones sont stériles mais ce jusqu’à la cinquième génération uniquement. Bientôt, les clones deviennent majoritaires dans la petite société et supplantent les « originaux » vieillissant jusqu’à diriger complètement la colonie. David et ses pareils sont de plus en plus tenus à l’écart des décisions et les activités scientifiques en cours leur sont cachées. Il comprend que ce qui lie les clones entre eux est très fort ; une espèce de télépathie mêlée à de l’empathie.David décide de mettre fin aux expériences qui ont lieu à l’hôpital en coupant l’alimentation électrique des couveuses mais en est empêché. Les clones décident alors de l’exiler, ne pouvant le garder par mesure de sécurité et ne pouvant se résoudre à le tuer.La vie de la communauté des clones continue et se structure. Les « séries » identiques issues d’une même personne ont une grande complicité entre elles, prennent les décisions en commun et ne sont bien qu’ensemble. L’individu est gommé devant le groupe. Une expédition est tentée en bateau à destination de Washington afin de faire des observations et rapporter des objets utiles. Ce périple de plusieurs semaines marque profondément Molly qui développe à son retour une sorte de dépression qui déstabilise ses sœurs et par la même la communauté. Il semble qu’elle développe un sentiment nouveau ; l’individualisme. Elle est exilée à fins d’études dans l’ancienne ferme de la famille. Ben est chargé de s'occuper d'elle et de rapporter ses observations à la communauté. Mais à force de côtoyer Molly, ses "frères" trouvent qu'il développe la même "pathologie" qu'elle et l'exilent, tout comme David avant lui. Ce qu'ils ignorent, c'est que la jeune femme est enceinte des oeuvres de Ben et va dissimuler sa grossesse pour finir par accoucher seule, sans assistance, dans le plus grand secret. Elle appelle son fils Mark et l’élève en lui apprenant à se cacher des "clones". Hélas, alors qu'il n'a que 5 ans, leur secret est découvert. Molly va passer près de deux ans enfermée avec les "reproductrices", ces femmes qui sont devenues esclaves de leur fertilité. Mises à l'écart de la communauté, elles n'ont comme activité que la reproduction. Molly s'adapte très mal à cette vie et, de plus, aucune insémination ne prend avec elle. Elle est alors exilée et son fils Mark, reste au sein de la communauté. Mais l'esprit farouchement individualiste et anti-collectif de l'enfant pose de grave problèmes. Ses provocations répétées ne sont acceptées que parce qu'il développe des qualités absentes chez les clones. En effet, il est capable de vivre en extérieur, dans la forêt et... seul ! Les dirigeants de la communauté voient avec anxiété les capacités d'initiatives des clones s'amoindrir à chaque génération. De plus, les réserves baissent et il va bientôt falloir partir en exploration dans les anciennes villes pour y découvrir de nouvelles ressources. Mark est employé pour entraîner les futurs "explorateurs" mais leur capacité à survivre loin du giron duquel ils sont issus met le projet en péril. Des clones sont alors spécialement créés pour des types de missions spécifiques et peu à peu arrivent à remporter quelques succès. C'est alors qu'une série de sabotages à lieu, coûtant cher en matériel et parfois détruisant des embryons d'hommes et d'animaux. Tout le monde soupçonne Mark, avec raison, d'être à l'origine de ces actes odieux. Il est envisagé de le supprimer. Mais Mark avait depuis longtemps préparé un plan ; il prend le contrôle d'un groupe de clones de dernière génération qui lui est complètement soumis, enlève toutes les "reproductrices" de la communauté et va fonder une nouvelle société d'où le clonage sera banni. Il importe pour lui de vivre sans chercher à conserver ni reproduire le passé. Après quelques années, son groupe devient la seul et unique humanité, les clones s’étant éteints…
Mon avis
La vision de ce que pourrait être une communauté de clones est très intéressante. Nous sortons toutefois du mythe du "surhomme" qui voudrait que le clone soit bien meilleur que nous. Voir des clones dégénérer, se poser des questions tout en souhaitant se maintenir malgré leurs incapacités multiples est original. On n'échappe pas toutefois au vieux classique du "faites du Bio", couplé au non moins classique "la diversité c'est mieux que l'uniformité"... Mais bon, on pardonne sans soucis ces poncifs. Je vous recommande ce livre.
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