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Blog de José Spéret
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Publié le 22 novembre 2009 à 17:11
Par José S.
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Je vous invite à retrouver mes billets sur :

http://leblogdejosesperet.blogspot.com/
Publié le 22 août 2009 à 16:11
Par José S.

Réclame

Publié le 16 août 2009 à 11:11
Par José S.
Alors, il faut se taire.

La solitude du poète nuit gravement à la forêt...
Sous prétexte de poser et prendre la parure de l'écriture,
il noircit des pages et des pages et, par ricochet, détruit la nature.
Oui, le papier vient de la forêt.

Alors, il faut se taire, encore.

Le paraître et les critères
sont d'autres prétextes de ne pas se taire.

Alors, il faut plaire.

La mémoire témoigne parfois de notre savoir...
Mais il ne faut pas tout croire.
Quand j'étais plus jeune, ce qu'écrivait Howard P. Lovecraft
me paraissait réel. En fait, pour moi, ça l'était.

Alors, il faut trahir.

Trahir celui qu'on était.

Hors de question !
Les talismans sont toujours magiques,
les profondeurs abyssales, infiniment terrifiantes...
Un monstre est toujours en sommeil dans chaque être.

Alors, il faut craindre... la suite.

José Spéret (à suivre et à paraître...)
Publié le 28 février 2009 à 11:38
Par José S.
Sur le tas, j'ai appris,
sur l'Etat, j'ai lu.

Libre est celui qui lit,
et vibre de lire.

La morsure de la littérature
est pire que celle du vampire.

De ce chapitre, je sors,
dans ce roman, je dors.

La vraie vie est ailleurs,
dans les pages et les ouvrages.

Il se peut que demain je meure,
mais dans les livres je peux revivre.

Ici, héros de Jules Verne,
là-bas, cavalier du Rohan.

Don Quichotte ensanglanté,
sous les moulins argentés.

Servant Tess et autres Scapin,
dans une farce ou un gros chagrin.

Ecrire en défoule certains,
et en refoule d'autres.

Il est temps de choisir
pour ne pas moisir.

L'aventure est dans la lecture,
l'action dans l'écriture.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 11 février 2009 à 01:11
Par José S.

L'irrationnel raisonne bien au-delà de notre propre perception des choses.

L'abstraction de la réalité est en vérité chose facile quand on dort, mais pas quand on est éveillé.

Là, c'est une toute autre histoire.

Notre éducation nous a façonnés de façon plus ou moins conforme à la norme.

Norme que nous ne définirons pas ici par manque de temps.

Pourtant, certains individus sont plus égaux que d'autres, comme aimait à le dire le grand philosophe Michel Colucci.
Voler de ses propres ailes est le propre des volatiles.

Enfin, pas tous ! Voyez les pauvres poulets élevés en batterie...

Les pigeons, par exemple... non, c'est un mauvais exemple.

Prenons plutôt les moineaux.
Ah ! les moineaux... Ils sont petits, marrants et pourtant, ils squattent nos villes et ne paient pas d'impôts.

D'autres sont aussi petits, moins marrants et nous font payer des impostures...
L'aire est dégagée.

Je pense pouvoir un jour m'envoler...

mais le plus tard sera le mieux, car je pense que ce voyage n'aura pas de retour.

Ou alors, très très dure sera la chute.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 19 janvier 2009 à 20:11
Par José S.


Il faut, oui il faut... ne pas se retourner le cœur.
L'empreinte, défaut, emprunte les faux.
Il faut, oui il faut... ne pas contourner la peur.

La feinte ne retarde que la douleur.

Il faut, oui il faut... ne pas séjourner ailleurs.
L'étreinte, douce ou amère, des pleurs.
Vraiment ? Le ciel est vide !

Isolée, la petite boule bleue ne tourne plus rond.

Que deviennent les étoiles ?
Un autre ailleurs ?
Elles crépitent, en silence,
Inondées dans un déluge aveugle.

Il faut, oui il faut... lever la tête
Pour voir que l'on n'est rien !
Des silhouettes bruyantes dans le noir.
Des ombres grouillantes dans l'obscurité !

Il faut, oui il faut...
L'irrationnel résonne.
Pourtant, personne ne s'étonne.
Que devient l'homme ?
L'homme que l'on nomme.


Il faut, oui il faut... que l'on consomme.
L'homme consume l'homme !
La flamme de l'ignorance embrase l'âme.
Le pustule éteint la culture !


Il faut, oui il faut... lire et relire
Ces vers, ment le poète, sévère.
La terre, mère et source de vie, se flétrit
Ici, point de flatterie pour l'écologie,
qu'un triste constat d'égout... tant redouté
et pourtant si prévisible.


Il faut, oui il faut... continuer à exister !
Même si notre chemin après la lumière blanche
se termine.

José Spéret (Le chant des pleurs)

Publié le 11 janvier 2009 à 16:11
Par José S.
Il est inconcevable de retourner aux origines...
Alors pourquoi essayer ?
Le chemin n'est point tracé.
Seule la volonté propre de l'individu le mène vers l'inconnu.
Plus loin on ira dans le futur, plus proche sera le passé.

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 03 janvier 2009 à 11:38
Par José S.

Je trie, tu tries, nous détruisons...

J'adore ces emballages refermables...
C'est bien pratique, on grignote un truc et hop ! On rabat le joli adhésif.
C'est "hyper" écologique, non ?
Un rabat supplémentaire sur un emballage déjà très généreux.
Le plus souvent, l'emballage coûte plus cher que le produit.
Société de cons sommation. Non, je m'emballe trop vite...
Dans écologie, il y a éco, comme dans économie...
Je pense que c'est la seule chose que ces domaines ont en commun.
Et pourtant, tout reste à inventer.
On réduit bien les circuits imprimés, on frise l'application des nanotechnologies...
On réduit tout... Pourquoi pas les emballages ?
L'hygiène, le marketing, la diffusion, le stockage... sont des contraintes... Bla, bla, bla.


José Spéret "Faire de la planète un centre de tri potable"

Publié le 11 décembre 2008 à 14:11
Par José S.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs...


C'est ce que me disait, il y a trois jours, mon ami l'âne.
Les idéeurs (émetteurs d'idées pour un meilleur futur) sont les nouveaux utopistes.

Mais, même l'idée la plus belle n'a aucun avenir si elle n'a pas l'absolution des grands anciens*...

(ceux de la presse et de la politique).

"Heureux qui communique", me disait mon ami l'âne en continuant.
"On les écoute, mais on ne les entend pas..."

*soi-disant sages

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 08 novembre 2008 à 11:11
Par José S.
Des mots manuscrits à midi, tapuscrits la nuit.
Poésie ex-péri mentale... (extraits tombés du parchemin)

Rire de tout,
pour ne pleurer de rien.

Crier dans le vide,
pour se sentir bien vite.

Le bonheur, illusion ?
Non, simple rêve éveillé.

L'âme s'élève...
si elle est en bas.

L'humour perse...
... tous les boucliers de Sparte.

La prose repose,
la poésie revit.

L'automne gomme les arbres,

mais n'efface pas les feuilles.

www ne fait pas un monde,

@ ne crée pas un lien.


José Spéret (Poésies & aphorismes)

Publié le 29 septembre 2008 à 11:38
Par José S.
Le fado est une fissure,
une petite brisure de l'âme.

Une voie rauque et triste,
qui se mêle aux accords
parfois monotones des guitares.

Une voie rauque et triste,
qui raconte de sombres histoires
où le bruit de la mer sort des cordes des guitares.

Une voie rauque et triste,
qui vous tire les larmes.
La mélodie devient mélancolie.

Une voie rauque et triste,
des contusions et la confusion
sont souvent sa conclusion.

Le fado est une fissure,
une petite brisure de l'âme.

José Spéret (Poésie et aphorismes)

Publié le 20 septembre 2008 à 10:11
Par José S.
Peu importe le lieu
s'il y a toujours quelques notes de piano.

Peu importe l'espace
si la voix confine à la grâce.

L'harmonie n'a pas d'âge
si elle se fond dans le paysage.

L'émotion naît du murmure,
le son ne fait plus qu'un avec la nature.

Les bizarreries diurnes
deviennent des symphonies nocturnes.

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 02 septembre 2008 à 01:11
Par José S.
Une vision.

Telle fut ma vision.
Une projection d'images en trois dimensions sans support, ni écran de quelque sorte.
Un genre d'hologramme comme dans Star Wars, mais en plus stable.

Je passe la main à travers, ça ne bouge pas.

L'image très haute définition plane devant moi. Au sol, un simple minuscule dôme de verre.
Visiblement, la personne sur la projection s'adresse à moi.

Puis viennent des bandes-annonces suivies d'un programme pour visiter la ville, ses monuments, ses lieux de culte et de culture.

Une musique venue de je ne sais où arrive à mes oreilles, en même temps qu'une délicieuse odeur de cuisine italienne arrive à mes narines.

Sur l'écran, le plan et le visuel du restaurant.

Après un succulent repas, assis sur un banc, je visite les rues de la ville, d'un point de vue que peu de touristes ont utilisé jusqu'à présent.

Au-dessus des toits, au gré des bâtiments, je croise ici un chat de gouttière, là un congrès de moineaux, plus loin encore un pigeonnier squatté par des artistes peintres.

En m'allongeant sur le banc, l'image des actualités suit ma position, toujours parallèle à moi.

Suite à un entretien avec une personne à l'autre bout du pays, le programme reprend où je l'avais interrompu.

Où que l'on soit, l'accès aux hologrammes est instantané. Plus d'interface.

Quelle merveille ! Plus aucune contrainte de réseau...

Oh, bien sûr, quelques publicités çà et là...
Mais bon, seulement sur les chemins, lors des visites virtuelles.

Toutes les galeries marchandes sont anonymes.
Un écran apparaît pour indiquer les services et les produits proposés derrière ces murs...
Jour et nuit, les images me suivent.

Un rêve, je vous dis...


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 18 août 2008 à 16:11
Par José S.
Les pions sont maintenant placés,
la guerre à l'horizon se profile.
La guérison est occultée de l'information par les médias
qui distillent
perfidement intox et désintox... 

Je n'ai guère envie de guerre.
A l'usure, les bombardements épurent.
Les misères de l'Est rattrapent les mises en terre du gaz à l'Ouest.

La ruse, ici, n'est que l'attrait du gain,
tuer plus pour
gagner plus. 

Je n'ai guère envie de guerre.
Bravades du désespoir, ou quête de l'éternel pouvoir,
ces pauvres hommes politiques sont pathétiques.
Les palabres avant les cadavres,
parce qu'il faut toujours des cadavres.

Je n'ai guère envie de guerre.
Là, c'est trop tard, déjà trop de morts,
trop de bombardements,
de destructions... épuration.

La ruse, ici, n'est que l'attrait du gain,
tuer plus pour gagner plus.

Je n'ai guère envie de guerre.
Pour la fortune et la gloire,
pour l'ego des généraux,
les envies des prétendus présidents.
C'est tous les humains qui paient...

Je n'ai guère envie de guerre.
C'est des femmes, des enfants, des anciens
que l'on trouvera sous les décombres.
Des fondations bien saignantes
émergeront de jolis complexes commerciaux...
Joyaux du capitalisme et du socialisme
du poutisme et du buchisme...

Je n'ai guère envie de guerre.
Mais là, ce qui se prépare
c'est bien une putain de guerre,
une boucherie sans nom !

Eh bien, ça faisait longtemps...
 

Pas assez apparemment.
Je n’ai vraiment guerre en vie…

José Spéret (ne pas voir ça !)
Publié le 14 août 2008 à 02:11
Par José S.

Tout ne s’explique pas.

Partant de ce principe, rien ne s’explique pas non plus.
Mais alors, qu’est-ce qui s’explique ?
La théorie enseigne la pratique.
Cette dernière renseigne plus souvent la théorie.
Partons d’un constat d’échec : plus on a d’informations, moins on en sait.
Les réponses soulèvent beaucoup trop de questions.
Abstraction faite du doute, la recherche ne fait qu’augmenter la difficulté.

"Si l’infini commence demain, hier, il s’achève."

Aberration ou réalité scientifique ?
Nulle hypothèse ne viendra apporter ici une réponse.

Mais l’on verra naître un vivier de questions, de suggestions, et d’affabulations excentriques.

 A propos des rêves
Les rêves sont des rediffusions d’images glanées çà et là par l’inconscient à travers l’œil.
Stockées dans une partie autonome de votre cerveau, suivant votre état d’esprit, les images seront replacées dans un contexte dont seule votre imagination est coupable ou responsable…
Vous n’êtes qu’un spectateur conscient, réceptacle d’un trop plein d’images qui reconstruisent une histoire, voire des histoires.
Pour ne plus rêver, fermons les yeux !
Trop tard ! Nous avons emmagasiné de quoi rêver pendant cent ans…
Alors, les aveugles ne rêvent pas ?
Faux ! La nature est bien faite : l’aveugle hérite du surplus d’images (donc, de rêves) de ses parents.
Par conséquent, son cerveau est déjà programmé.
Le flux de la vie est permanent. Elle trouve toujours un chemin. Il me plaît à croire que ce chemin ne sera jamais rompu.
Entité inexpliquée, l’esprit est le lien entre nous et la terre, entre nous et l’espace.
Nous ne subissons pas  le temps, nous sommes le temps.
Ne vous avais-je pas prévenus des affabulations excentriques ?!
Mais le sont-elles vraiment ?

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).
Publié le 11 août 2008 à 11:38
Par José S.

Dans la série "on vit une époque formidable"...

Un archéologue suisse est tombé, complètement par hasard, sur un cimetière de mots.
Enfouis, oubliés, disparus depuis des milliers d'années.

Ont-ils vraiment existé ?

Damnés, certainement, ils l'étaient ces mots.

Leur sens et leur signification ne peuvent être que des hypothèses. 
"Esotériques, non, je ne pense pas" a révélé le professeur aux nombreux médias présents lors de sa conférence de presse surréaliste.

Ironiques, les journalistes, toujours plus au courant des événements que les propres acteurs des faits qu'ils commentent, se sont emmêlés stylos et micros pendant le discours quasi onirique du scientifique.

Des gargouillis, des éructations, un invraisemblable charabia inaudible et incompréhensible sortaient, comme psalmodiés, de la bouche de l'éminent intervenant...

Pour l'heure, à ce jour, dans l'état d'avancement de notre civilisation, les conclusions sont que le professeur a mis la main sur un texte codé, dans une langue certainement extraterrestre. 

Et là, même notre langage et notre communication universels googlonet.65 ne peuvent l'expliquer. Le titre de ce document s'appelle... enfin, je crois : l..e..s...d..r..o..i..t..s...d..e...l..'..h..o..m..m..e.

5 novembre 2055

José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")

Publié le 06 août 2008 à 11:38
Par José S.

En poétique,
pays de l'éther,
ce pays fantastique,
les mots sont éphémères
et magnifiques.

On peut se souvenir, en vers,
d'un coucher de soleil
inoubliable, au bord de la mer,
comme d'un rêve vermeil.

Le pire est de ne pas trouver les mots
pour le décrire.
La description est une galère,
si l'on ne veut pas être mièvre et rigolo.

Il n'y a pas de mot assez beau
pour définir le bonheur.
Pas de mot assez haut
pour toucher les cœurs.

Sous les pavés d'émotions, la page reste vide,
le stress envahit l'écriture.
Sous le stylo, celle-ci devient torture,
Immaculé, le papier devient avide.

Les rêves en nous sont enfouis,
les cauchemars sont là... encore.
En poésie, personne ne se réjouit,
dans les vers sont les remords.

La pensée est dissipée,
dans les strophes sont les accords.
Les couleurs des idées
restent au port.

Le doute est vague,
le goût amer.
L'esprit divague,
dans les cieux, en l'air.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 03 août 2008 à 11:38
Par José S.

L'art de la poésie permet de se plaindre des maux par l'écriture.
Parfois, sans sombrer dans la caricature.
On peut décrire, sans être ridicule,
un homme politique comme un rejeton de pustule !
Il est possible que certains tiquent
ou que ce dernier s'offusque, pathétique !
Et alors, ce ne sont que des mots qui piquent,
évidemment pas très sympatiques.
Tordus, tout nuls,
assez pointus pour s'accrocher au pull.
Comme des uppercuts,
frisant parfois l'insulte.
Peu importe le support,
s'il mène le message à bon port.
Si l'on fait comme les vieux sages,
on reste là, à se taire, rongeant sa rage.
Par contre, on peut aussi y croire,
et s'en prendre aux pouvoirs.
On hausse la voix !
Surtout, on n'oublie pas de passer par l'isoloir
et de laisser sa voix.
Là, sans se casser la voix,
on peut, peut-être, influer sur la voie...
Même si elle est sans issue !
Je m'arrête là, le manque d'espoir tue !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 13 juillet 2008 à 00:11
Par José S.

Prisonnière de l'arbre, l'onde vagabonde ne s'essouffle plus.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Souillée d'immondices marketées,
plastifiées et perfidement empoisonnées,
agonisante
elle laisse derrière elle le cortège funèbre d'une faune et d'une flore asphyxiées.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Le sombre ruisseau halète, s'égosille, s'éparpille,
voilà qu'on le torpille.
Sous le torrent des larmes de la rivière,
les carcasses de poissons vacillent.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

L'horreur touche aussi les rivages amers et instables.
La mer assoiffée et affamée avale tout le sable.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Salées sont ces larmes,
sourdes, ces alarmes.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

C'est dans l'oubli que s'abreuvent les fleuves.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")

Publié le 08 juillet 2008 à 20:11
Par José S.
Et pourtant, il est loin le printemps
la saison où c’est important de prendre son temps. 

Les nids sont fatigués et les arbres, ébouriffés,

le seul souci, c’est de bouffer.
Dans le lointain, ça gazouille.

Ça mouille !

Le pèlerin sous sa pèlerine ignore la pluie,
serein, il fend le vent comme un parapluie.

La gamine a les pieds tout mouillés,
quand on chausse du trente-deux, faut pas tout éclabousser.
Dans le lointain, ça gazouille. 

Ça brouille !

La buée a envahi les fenêtres,
à travers disparaissent les bouleaux et les hêtres.
Tout ce gris me fout le cafard,
le ciel est descendu… brouillard.
Dans le lointain, ça gazouille.

Ça grouille !

Climatisation, chauffage, émanations,
évaporation… transpiration…
ça souille !
La grosse planète de baudruche
se flétrit, c’est la contamination.
Dans le lointain, ça gazouille.

José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")
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