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Blog de José Spéret
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Publié le 12 octobre 2009 à 17:11
Par José S.
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Je vous invite à retrouver mes billets sur :

http://leblogdejosesperet.blogspot.com/
Publié le 28 février 2009 à 11:38
Par José S.
Sur le tas, j'ai appris,
sur l'Etat, j'ai lu.

Libre est celui qui lit,
et vibre de lire.

La morsure de la littérature
est pire que celle du vampire.

De ce chapitre, je sors,
dans ce roman, je dors.

La vraie vie est ailleurs,
dans les pages et les ouvrages.

Il se peut que demain je meure,
mais dans les livres je peux revivre.

Ici, héros de Jules Verne,
là-bas, cavalier du Rohan.

Don Quichotte ensanglanté,
sous les moulins argentés.

Servant Tess et autres Scapin,
dans une farce ou un gros chagrin.

Ecrire en défoule certains,
et en refoule d'autres.

Il est temps de choisir
pour ne pas moisir.

L'aventure est dans la lecture,
l'action dans l'écriture.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 11 février 2009 à 01:11
Par José S.

L'irrationnel raisonne bien au-delà de notre propre perception des choses.

L'abstraction de la réalité est en vérité chose facile quand on dort, mais pas quand on est éveillé.

Là, c'est une toute autre histoire.

Notre éducation nous a façonnés de façon plus ou moins conforme à la norme.

Norme que nous ne définirons pas ici par manque de temps.

Pourtant, certains individus sont plus égaux que d'autres, comme aimait à le dire le grand philosophe Michel Colucci.
Voler de ses propres ailes est le propre des volatiles.

Enfin, pas tous ! Voyez les pauvres poulets élevés en batterie...

Les pigeons, par exemple... non, c'est un mauvais exemple.

Prenons plutôt les moineaux.
Ah ! les moineaux... Ils sont petits, marrants et pourtant, ils squattent nos villes et ne paient pas d'impôts.

D'autres sont aussi petits, moins marrants et nous font payer des impostures...
L'aire est dégagée.

Je pense pouvoir un jour m'envoler...

mais le plus tard sera le mieux, car je pense que ce voyage n'aura pas de retour.

Ou alors, très très dure sera la chute.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 11 décembre 2008 à 14:11
Par José S.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs...


C'est ce que me disait, il y a trois jours, mon ami l'âne.
Les idéeurs (émetteurs d'idées pour un meilleur futur) sont les nouveaux utopistes.

Mais, même l'idée la plus belle n'a aucun avenir si elle n'a pas l'absolution des grands anciens*...

(ceux de la presse et de la politique).

"Heureux qui communique", me disait mon ami l'âne en continuant.
"On les écoute, mais on ne les entend pas..."

*soi-disant sages

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 02 septembre 2008 à 01:11
Par José S.
Une vision.

Telle fut ma vision.
Une projection d'images en trois dimensions sans support, ni écran de quelque sorte.
Un genre d'hologramme comme dans Star Wars, mais en plus stable.

Je passe la main à travers, ça ne bouge pas.

L'image très haute définition plane devant moi. Au sol, un simple minuscule dôme de verre.
Visiblement, la personne sur la projection s'adresse à moi.

Puis viennent des bandes-annonces suivies d'un programme pour visiter la ville, ses monuments, ses lieux de culte et de culture.

Une musique venue de je ne sais où arrive à mes oreilles, en même temps qu'une délicieuse odeur de cuisine italienne arrive à mes narines.

Sur l'écran, le plan et le visuel du restaurant.

Après un succulent repas, assis sur un banc, je visite les rues de la ville, d'un point de vue que peu de touristes ont utilisé jusqu'à présent.

Au-dessus des toits, au gré des bâtiments, je croise ici un chat de gouttière, là un congrès de moineaux, plus loin encore un pigeonnier squatté par des artistes peintres.

En m'allongeant sur le banc, l'image des actualités suit ma position, toujours parallèle à moi.

Suite à un entretien avec une personne à l'autre bout du pays, le programme reprend où je l'avais interrompu.

Où que l'on soit, l'accès aux hologrammes est instantané. Plus d'interface.

Quelle merveille ! Plus aucune contrainte de réseau...

Oh, bien sûr, quelques publicités çà et là...
Mais bon, seulement sur les chemins, lors des visites virtuelles.

Toutes les galeries marchandes sont anonymes.
Un écran apparaît pour indiquer les services et les produits proposés derrière ces murs...
Jour et nuit, les images me suivent.

Un rêve, je vous dis...


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 14 août 2008 à 02:11
Par José S.

Tout ne s’explique pas.

Partant de ce principe, rien ne s’explique pas non plus.
Mais alors, qu’est-ce qui s’explique ?
La théorie enseigne la pratique.
Cette dernière renseigne plus souvent la théorie.
Partons d’un constat d’échec : plus on a d’informations, moins on en sait.
Les réponses soulèvent beaucoup trop de questions.
Abstraction faite du doute, la recherche ne fait qu’augmenter la difficulté.

"Si l’infini commence demain, hier, il s’achève."

Aberration ou réalité scientifique ?
Nulle hypothèse ne viendra apporter ici une réponse.

Mais l’on verra naître un vivier de questions, de suggestions, et d’affabulations excentriques.

 A propos des rêves
Les rêves sont des rediffusions d’images glanées çà et là par l’inconscient à travers l’œil.
Stockées dans une partie autonome de votre cerveau, suivant votre état d’esprit, les images seront replacées dans un contexte dont seule votre imagination est coupable ou responsable…
Vous n’êtes qu’un spectateur conscient, réceptacle d’un trop plein d’images qui reconstruisent une histoire, voire des histoires.
Pour ne plus rêver, fermons les yeux !
Trop tard ! Nous avons emmagasiné de quoi rêver pendant cent ans…
Alors, les aveugles ne rêvent pas ?
Faux ! La nature est bien faite : l’aveugle hérite du surplus d’images (donc, de rêves) de ses parents.
Par conséquent, son cerveau est déjà programmé.
Le flux de la vie est permanent. Elle trouve toujours un chemin. Il me plaît à croire que ce chemin ne sera jamais rompu.
Entité inexpliquée, l’esprit est le lien entre nous et la terre, entre nous et l’espace.
Nous ne subissons pas  le temps, nous sommes le temps.
Ne vous avais-je pas prévenus des affabulations excentriques ?!
Mais le sont-elles vraiment ?

José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).
Publié le 06 août 2008 à 11:38
Par José S.

En poétique,
pays de l'éther,
ce pays fantastique,
les mots sont éphémères
et magnifiques.

On peut se souvenir, en vers,
d'un coucher de soleil
inoubliable, au bord de la mer,
comme d'un rêve vermeil.

Le pire est de ne pas trouver les mots
pour le décrire.
La description est une galère,
si l'on ne veut pas être mièvre et rigolo.

Il n'y a pas de mot assez beau
pour définir le bonheur.
Pas de mot assez haut
pour toucher les cœurs.

Sous les pavés d'émotions, la page reste vide,
le stress envahit l'écriture.
Sous le stylo, celle-ci devient torture,
Immaculé, le papier devient avide.

Les rêves en nous sont enfouis,
les cauchemars sont là... encore.
En poésie, personne ne se réjouit,
dans les vers sont les remords.

La pensée est dissipée,
dans les strophes sont les accords.
Les couleurs des idées
restent au port.

Le doute est vague,
le goût amer.
L'esprit divague,
dans les cieux, en l'air.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 03 août 2008 à 11:38
Par José S.

L'art de la poésie permet de se plaindre des maux par l'écriture.
Parfois, sans sombrer dans la caricature.
On peut décrire, sans être ridicule,
un homme politique comme un rejeton de pustule !
Il est possible que certains tiquent
ou que ce dernier s'offusque, pathétique !
Et alors, ce ne sont que des mots qui piquent,
évidemment pas très sympatiques.
Tordus, tout nuls,
assez pointus pour s'accrocher au pull.
Comme des uppercuts,
frisant parfois l'insulte.
Peu importe le support,
s'il mène le message à bon port.
Si l'on fait comme les vieux sages,
on reste là, à se taire, rongeant sa rage.
Par contre, on peut aussi y croire,
et s'en prendre aux pouvoirs.
On hausse la voix !
Surtout, on n'oublie pas de passer par l'isoloir
et de laisser sa voix.
Là, sans se casser la voix,
on peut, peut-être, influer sur la voie...
Même si elle est sans issue !
Je m'arrête là, le manque d'espoir tue !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 08 juillet 2008 à 09:11
Par José S.
Ce sont des textes "génietiquement" non modifiés (en bref, écrits sans génie),
un assemblage, pas si simple, de mots "border line".
Références trouvées dans l'ouvrage
"Que deviennent les mots quand on les enlève du dictionnaire ?"
sous-titré "Y a-t-il un ouvrage qui les regroupe et comment s'appelle-t-il ?"
(par G. Lamy-Graine).
La poésie expérimentale ne se décline pas forcément en vers (et contre tout).
Utilisant les rimes ou pas, lourde et légère, on se pâme devant (spam dans le vent)
et se paume derrière...
Un texte plutôt Rabelais "rond" que Racine "carré", en tout cas cherchant toujours le bon mot.
Adeptes, sans le savoir, de la poésie expérimentale, les regrettés Pierre Dac, Francis Blanche,
Boris Vian, Pierre Desproges et Jean Yanne ont posé les fondations et les murmures -oui les murmures-
(comme ça, ça fait quatre murs, c'est plus solide) d'une expression vibrante et bancale,
poétique et prosaïque que Raymond Devos n'aurait pas reniée et Guy Bedos, pas bégayée.

Pour ce qui est des chanteurs, Georges Brassens (dessus-dessous) et Jacques Brel (n'en était pas une...)
ont rajouté le toit...
Voilà une belle maison et eux, tous au ciel (illustration : logiciel libre, enfin un logis sous le ciel libre de droits).
C'est dans ce joli logis que se sont retrouvés les soi-disant esprits mentaux et pas expérimentés,
griffonneurs de sornettes, jongleurs de sonnets, affubleurs de fables et compteurs jets d'air d'histoires.
Leurs mots d'ordre : raconte, rencontres et raconte encore !
Donc, déchiré du papier peint d'une des pièces de ce joli logis, voici un extrait de cette poésie expérimentale.

L'auteur lui a donné un titre provisoire  :

"Mais... Lody... écoute-moi".

Ecoute la mélodie
Elle se lève, pianotant dans le matin,
rampante et frémissante dans le bassin.
Ecoute la mélodie

Ouvre tes oreilles,
ouvre ton cœur.

Ecoute la mélodie

Oh ! jamais musique pareille
ne fera faner les fleurs.

Ecoute la mélodie

Ta haine, tu l'oublies,
mets tes chaînes au cachot.

Ecoute la mélodie

Laisse la nostalgie
envahir un autre badaud.

Ecoute la mélodie

Elle ronronne,
et toi, tu chantonnes.

Ecoute la mélodie

Elle dissipera ton chagrin,
j'écoute, mais l'eau dit rien !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître
).

Publié le 04 juillet 2008 à 11:11
Par José S.

Les fleurs sont éphémères
Les pleurs ont un goût amer

La joie est dans la couleur
Le noir dans la douleur

Doux est le soleil du soir
Douloureux est le matin noir

Mon amie la rose
est immortelle

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 11 juin 2008 à 17:38
Par José S.

Si au rang de philosophe
je suis bien après le dernier

Cioran lui était le premier
Il est affreux de dire cela
Il est à Freud de me dire cela
A l'un qui se prend pour Dieu
Alain répond qui est Dieu
Dieu voit mieux que tous
Dix yeux voient mieux qu'un oeil
Les chemins sont tracés sur les feuilles
Des cartes pour les voyages touristiques
Descartes là c'est plutôt mathématique
Et pourtant le regard aiguisé du scientifique
ne voit pas la paille enfoncée dans la poutre


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 10 juin 2008 à 10:11
Par José S.

J'ai traîné ma solitude
sur de vagues incertitudes,
ballotté d'habitudes
par le ressac des remords,
la fierté n'est que le regret des forts.

J'ai oublié cette ville, son phare, son port,
le cri muet des mouettes
m'a réconcilié avec les poètes.

J'ai relu Rimbaud, Aragon, Verlaine, Camoes, Pessoa,
des prophètes...
Ici, nul ne l'est en son pays.

Le pays de l'homme est tout simplement la vie,
un vague chemin de passage,
semé d'embûches...

On naît d'une rencontre,
mais l'on meurt comme l'on pense, seul.

Espérant voir cette lumière blanche
et passer au-delà,
retrouver tous ceux qui nous ont laissés trop tôt
et suivre le chemin, la lumière blanche...


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 08 juin 2008 à 19:11
Par José S.

Je sais, c’est dramatique.
 Mais, pendant les heures de cours de cette spécialité ésotérique,
mon esprit prenait la tangente.

Plus jeune, j’ai appris les tables de multiplication comme des récitations :
savoir compter sans calcul, j’y trouvais une implication. 
J’entendais dire "c’est logique, il n’y a pas d’équivalence." 
Puis, vint l’algèbre qui m’a vite abrégé.

J’essayais de garder une contenance, une certaine appartenance au groupe.
Mais, en maths, c’était la non-appartenance. Je tentais l’inclusion ; définitivement, c’était la non-inclusion.
Stoppé à toutes les intersections, je ne parvins jamais à la réunion.

J’étais exclu de l’ensemble.
Loin du cosinus, hors du cercle, on me nommait cosécante.

Des conséquences, il y en a eu.
 
Ma préférence va plus à l’allégorie qu’à l'algorithme. Je trouve souvent la porte de l’arithmétique plutôt hermétique.
Pourtant amateur de symbolique, collectionneur de cartes trigonométriques, je restais toujours celui avec le plus petit dénominateur commun. Sans doute trop primaire, pas assez binaire pour eux. 

Je suis le différentiel, infinitésimal j’espère, du groupe dont je suis l’abstraction.
 
L’infini est réducteur et non vectoriel, intégral et non statistique. L'indéfini est littéral et non littéraire, ou le contraire : booléen, donc.
 
Voilà des probabilités, des théorèmes, des courbes et des schémas, reliés entre eux par la seule chose qui les fait vivre : le questionnement. C'est une analyse purement rhétorique et non scientifique qui frôle follement la philosophie.

Pour moi, la logique ment, par pur opportunisme, intentionnellement. Elle ne me révèle pas sa vrai nature : sarcastique, despotique et donc mathématique, démontrable et probablement démontée.

Eden ou enfer, sélection surnaturelle, aberration surréaliste des esprits scientifiques, la galaxie mathématique est lointaine, très lointaine. J'ai beau m'approcher, m'accrocher, rien n’y fait, ça reste flou, et pas du tout artistique…

Pour moi, c'est pas mathématique… c'est problématique.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 19 janvier 2008 à 11:38
Par José S.

Alors, j'écoute mais je ne comprends pas toujours.

Idée d'explication de texte :

L'approche des fêtes le mettait en joie.
La proche défaite le mettait en joie.

Idée d'interprétation du texte :

L'irrationnel résonne au-delà de tout entendement, vraiment ?
L'entendement résonne au-delà de l'irrationnel, sûrement !

Il est très facile de ramer avec les mots et je ne parle pas du faux nettique...

Tout ce qui bouscule paraît vite ridicule.

C'est un réflexe de rire de ce que l'on ne comprend pas tout de suite.
C'est une attitude typiquement humaine qui est conditionnée depuis le début de l'évolution de l'homme.

Mais les animaux, par exemple les dauphins, ont plus d'humour que nous.

Le problème, c'est qu'ils n'ont pas ce réflexe programmé.
Alors, même s'ils nous trouvent ridicules, ils rient in fine
sous cape.
Mais qui s'en rend compte, à part le plancton ?

Ils savent, eux, que le chaînon manquant, c'est celui qui ne peut pas vivre sous l'eau, ni se déplacer dans les airs.

Une simple anomalie terricide, l'humain...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)

Publié le 17 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Il se peut que ce que l'on pense puisse s'avérer contradictoire.
Mais c'est seulement notre raisonnement, dans toute sa complexité, qui nous fait envisager un affrontement entre les idées présentes et les souvenirs, même les plus lointains, pour en arriver probablement à l'apparition fréquente de la réminiscence d'un passé plus improbable qu'incertain. Les perturbations chimériques des émotions et l'empreinte des rêves et des cauchemars sont les fertilisants de l'action créatrice, totalement éphémère.

Le doute est le creuset privilégié qui a permis à l'homme d'avancer sur terre et dans sa tête.

Instable, perturbé, l'individu devient, particulièrement face à l'adversité, plus fort, et relève des défis très aigus.
Si le trop-plein de difficultés s'accumule et même si le combat est perdu d'avance, le poète est capable de s'extirper du monde réel pour trouver refuge dans celui qu'il a créé. L'imaginaire est un asile aux frontières fragiles.

L'imagination est suffisamment fiable pour soutenir l'effort.
Dans le monde onirique, par une approche transversale, en intégrant aussi les effets collatéraux comme ceux des émotions issues d'œuvres inexpliquées.

Le poète versus blogueur est un simple baroudeur, constamment à la recherche du cœur de la bataille.
Même s'il sait que les règles du jeu sont faussées, il finit par réagir, ou légèrement, ou par une réflexion beaucoup plus profonde...
Mais chacun devine qu'en sombrant trop profond dans les abîmes abyssaux, des frontières du pays imaginaire... nul ne revient indemne.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)
Publié le 14 janvier 2008 à 08:11
Par José S.
Souvent, au cours de mes lectures, à travers des récits, entre deux phrases, j'aime vagabonder dans l'interlignage...
Imaginer me promener et imaginer une pièce ou un lieu qui est juste cité ou situé.

Me représenter les rêves de tel ou tel personnage, inventer la vie des seconds rôles qui passent parfois inaperçus dans les romans.
Ce qui est dommage, car ils servent trop souvent de faire-valoir aux personnages principaux...

Et eux (les pauvres) ne sont que des noms, des matricules ou de simples silhouettes.
Des créatures que l'auteur n'a ni la place, ni l'envie de développer...

Ce sont eux, les intermittents du romanesque, qui ont la particularité de faire divaguer mon imagination.
Sans eux, les grandes histoires, les formidables récits ne seraient pas ce qu'ils sont.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)
Publié le 13 janvier 2008 à 16:11
Par José S.
Les bonnes résolutions du début de l'année 2008 :

1 - 720 x 576 dpi.

2 - Retrouver (vite) la liste des résolutions de 2007.

3 - Appliquer les résolutions retrouvées.

4 - Penser à ne pas vieillir.

5 - Penser à fermer le gaz.

6 - Lire "Le château des Carpathes".

7 - Acheter une bouteille de Saint-Joseph et la boire le 19 mars.

8 - Faire comme le fromage : être beau fort et tomme à la fois et surtout ne pas s'en laisser comté comme un bleu.

9 - Photographier le vent.

10 - Compter les étoiles.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)

Publié le 25 novembre 2007 à 11:38
Par José S.
Un défaut physiologique
dans le câblage du cerveau.
Alors, tout devient glauque.

C'est glauque comme décor.
Glauque comme des corps devant les yeux.
Glauques, ces ombres qui s'allongent.

Des rassemblements de rats qui préparent le festin...
La guerre intestine a commencé,
toute proche déjà est la fin.

Au loin, des cris rauques étouffés,
sanglant destin et funeste chemin.

La lune, ce soir, ne viendra pas,
les étoiles ne brilleront pas.

Devant tant d'horreur et de tristesse,
le ciel, ce soir, sera silencieux.

Pas une étoile, pas un nuage,
que le chaos face à ce carnage...

L'homme est l'avenir du vide...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 18 novembre 2007 à 11:38
Par José S.
L'auteur de littérature ne rature pas assez.
Il faut donc revenir sur l'ouvrage sans cesse.
Faire l'économie de palabres pour éviter le verbiage.
Les mots rares sont rébarbatifs,
donnent souvent un ton qui tient plus du poncif.

Les descriptions précises -géologique, cartographique-
nous placent dans le contexte, mais nous sortent de l'action.

Ah, l'action ! (pas celle du CAC 40).

Le mouvement, le rythme et les rebondissements sont
plus attractifs qu'un bon vieux suspense.

Je hais ces livres où l'intrigue est présentée et dévoilée en début de récit.
Et après, on disserte avec des ronds de jambe ennuyeux et éprouvants pour revenir à l'intrigue qui n'est plus intrigante du tout.

Imaginez un pays où les auteurs se mettent en grève.
Voilà maintenant des livres, des nouvelles, des séries, des films écrits sous forme de SMS, sous forme "Wiki", avec des références aléatoires et souvent hasardeuses.

Je gage que, même en grève, tous ces auteurs ne pourront rester sans pianoter sur leur traitement de texte ou griffonner sur leur cahier. Pour certains, c'est une chose primordiale, vitale même.

Je pense que ce n'est pas de gaieté de cœur que les auteurs et scénaristes américains -tout comme les cheminots, cette semaine- font grève... C'est sûrement dû à un problème plus terre à terre que les histoires qui les font vivre.

Le mal n'est pas dans la tête, ni sous la ceinture, mais plutôt au niveau du portefeuille.

C'est l'automne, rien ne m'étonne. Mais les mots ne sont pas faits pour être pris en otage, les voyageurs non plus, d'ailleurs.
Alors, il y a grève et grève : les mots sont libres d'aller et venir par les ondes, les mails, les lettres... Et les voyageurs aussi sont libres d'être libres. Si les cheminots étaient bien avisés de les laisser voyager librement, voire gratuitement, je pense que les grèves feraient l'unanimité auprès de tous !

Vous voyez, les mots sont libres... Mais ces dernières lignes sont utopiques... de la pure fiction.

Les mots ne sont pas en grève, mais les lecteurs, oui.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 16 septembre 2007 à 02:11
Par José S.
Dans l'espoir d'un contact, sur terre et sur son orbite, des milliers d'yeux humains et électroniques observent le ciel. Que cherchent-ils ? Une trace de vie extraterrestre ?
Ou une réponse à leur propre existence ?


La terre est un grain de sable dans la galaxie, elle-même n'est qu'une poussière dans l'univers.

Alors, pourquoi serions-nous seuls ?

Les phénomènes inexpliqués sont une motivation de recherche de rêves et de créations scientifiques, littéraires et cinématographiques. L'inconnu titille la curiosité et libère les idées les plus folles... Faut-il s'en méfier ? Je ne pense pas. Plus maintenant. Quoique !
A une époque, on exécutait les gens qui prétendaient que la terre était ronde ou que les étoiles tournaient autour de la terre, centre de l'univers, de leur vision de l'univers. Chacun a la sienne, pratiquement toujours à l'opposé de celle du voisin.
Nous voyons à présent, quand nous observons le ciel, la lumière des étoiles qui n'existent plus depuis bien longtemps. Ce même temps que met leur lumière pour nous arriver...



José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

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