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Publié le 11 janvier 2009 à 16:11
Il est inconcevable de retourner aux origines...
Alors pourquoi essayer ? Le chemin n'est point tracé. Seule la volonté propre de l'individu le mène vers l'inconnu. Plus loin on ira dans le futur, plus proche sera le passé. José Spéret (Poésies & aphorismes)
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Publié le 08 novembre 2008 à 11:11
Des mots manuscrits à midi, tapuscrits la nuit.
Poésie ex-péri mentale... (extraits tombés du parchemin) Rire de tout, pour ne pleurer de rien. Crier dans le vide, pour se sentir bien vite. Le bonheur, illusion ? Non, simple rêve éveillé. L'âme s'élève... si elle est en bas. L'humour perse... www ne fait pas un monde, @ ne crée pas un lien. Publié le 29 septembre 2008 à 11:38
Le fado est une fissure,
une petite brisure de l'âme. Une voie rauque et triste, Une voie rauque et triste, Une voie rauque et triste, Une voie rauque et triste, Le fado est une fissure, José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 20 septembre 2008 à 10:11
Peu importe le lieu
s'il y a toujours quelques notes de piano. Peu importe l'espace si la voix confine à la grâce. L'harmonie n'a pas d'âge si elle se fond dans le paysage. L'émotion naît du murmure, le son ne fait plus qu'un avec la nature. Les bizarreries diurnes deviennent des symphonies nocturnes. José Spéret (Poésies & aphorismes) Publié le 06 juillet 2008 à 11:38
L'air que l'on respire ne nous appartient pas.
C'est pour cela que l'on expire. José Spéret (Poésies & aphorismes) Publié le 29 juin 2008 à 23:11
Réflexions administratives - Bonjour Madame, pouvez-vous m'indiquer la sortie ?
Publié le 24 mars 2008 à 16:11
Du lieu commun au lieu-dit, il n’y a qu’un pas.
Du cimeterre au cimetière, il n’y a qu’un bras. De la mort à la morgue, il n’y a qu’un pas. De la morgue au mépris, il n’y a qu’un rat. José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 20 février 2008 à 11:38
Ivre, le pêcheur délire comme un prêcheur. Lisse, l'âme de l'eau va du mât aux mets. L'effet mer tangue et brouille sa vue. La houle, bercée par les alizés, le maintient éveillé. Il dérive au pays des chimères et aperçoit, à l'horizon filant, les arêtes des six reines. De rames en galères, sa vie de moussaillon n'est plus qu'une fine écume dans sa mémoire.
Vigie perchée en haut du mât, les pieds dans le vide, la tête dans les nuages, il hait tous les orages. Il se bat, tôt et tard et son sang d'encre ne lâche pas les amarres. Il ferme les yeux et imagine les fonds marins, les pires œuvres du plancton, des pieuvres et des poissons. Pris dans les filets, il hausse le thon et, à coups d'espadon, taille les mailles du grillage. Son réveil fut brutal. De vagues en vagues, de lames de fond en fond de larmes, il se noya dans sa douleur.
Publié le 06 février 2008 à 11:38
Sous les sables millénaires,
harassé, le scarabée se désole dans son nid précaire. Enfoui dans les sables millénaires, agacé, il chancelle sur les cadavres de milliers de ses congénères. Sous les sables millénaires, il se dirige vers son destin, noir comme l’ébène. Sous les sables millénaires, il sait que bientôt sera la fin, il ornera la somptueuse coiffure de la reine. Sous les sables millénaires, le scarabée l’a vue sourire, bien avant que sa momie se mette à flétrir. Sous les sables millénaires, le scarabée immortel se dirige vers son destin. José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 31 janvier 2008 à 11:38
Un regard décalé,
c'est louche. La boîte de pan Il faut serrer la vis, Le présent, Le futur Le passé L'âme José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 27 janvier 2008 à 11:38
Au cœur de l'illusion naît la cécité.
Transporté par les chimères de la rhétorique, le pauvre hère ne voit pas le précipice. Précipice dans lequel il va gaiement se jeter. Au cœur de l'illusion naissent les désillusions. Les flamboyants et longs discours, le bercent de rêves fantastiques. Mais la réalité est tout autre... Oui, tout autre. José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 16 janvier 2008 à 11:38
Ce qui va suivre c'est pas jazz, c'est jozz !
Petits arrangements avec les mots La phrase cachée de la rune ? L'eau de prose enivre les sens au-delà de l'ode vive, qui emporte les sentiments sur les berges inexplorées et depuis longtemps oubliées. La phrase cachée de la rune ? Là, sur les berges perdues, où les larmes se brisent en des milliers de sourires émerveillés. La phrase cachée de la rune ? Le rêve se vit dans les nuages, et s'oublie sur l'oreiller. L'eau de prose coule espiègle et rieuse, éclaboussant et colorant le vent. La phrase cachée de la rune ? Le rêve est brumeux et même facheux, derrière la face cachée de la lune. Heureusement, je peux avoir quelques petits arrangements avec les maux. Là, j'ai trouvé la farce cachée de la ruine... La phrase cachée de la rune ? Gravée sur une pierre brune. Je pouvais la voir au clair de lune. Les mots s'amusaient à ricocher sur les lueurs diffuses de l'astre étincelant. Les yeux brillants, comme un enfant, je les regardais s'envoler... La phrase cachée de la rune ? Il y a des années que j'ai égaré cette pierre brune. J'ai l'espoir de la retrouver un jour, sous la lune. José Spéret (Poésie et aphorismes) Publié le 05 janvier 2008 à 11:38
Insertion
Le lait tourne, l'homme tourne. Et l'homme laid tourne parfois... aux œufs brouillés. Immersion La marche suivante est toujours plus haute, même celle qui descend. Dispersion L'assurance de la chance confine à l'imprudence, Publié le 21 décembre 2007 à 11:38
(Morceaux choisis, mais pas triés.)
Il faut compter sa peine, sans oublier de conter son chagrin. L'art de la dissimulation par l'étalage, sur la table, met en avant le fromage. Je peux compter sur moi, ça fait un ; je veux compter sur toi, ça fait deux ; et jamais deux sans... je sais compter, ça fait donc toi... Le stand-up est l'art Debbouze, mais pas assis. Un verre d'alcool est très grisant ; un ver de terre est souvent gisant ; mais un vers d'esprit... est vertigineux. L'ombre amère des souvenirs n'est ni devant, ni derrière nous, mais en nous. L'alarme du riche est acide, la larme du pauvre est amère. L'une est trop bruyante, l'autre trop silencieuse. Pisse-copies de tous pays, unissez-nous ! Poètes de tous pays, unissez-nous ! Au début était le verbe... puis vint la verve... José Spéret (Poésies & aphorismes) Publié le 03 décembre 2007 à 11:38
Il suffit ! La rage attire l'image ! Faut croire. Les mots. Au-dessus, comme les étoiles dans le ciel, Faut vouloir. Même du plus sombre des mots Tout texte est une invitation. Les mots sont les maillons d'une chaîne nommée liberté. Les mots sont joyeux si leur auteur est heureux ! Libres, d'interpréter et d'être interprétés.
Publié le 14 septembre 2007 à 02:11
Oyez ! Bonnes gens !
Le dragon est parti Les bois fument encore Oyez ! Bonnes gens ! C'est certain, il est parti N'ayez plus peur Le héraut brave et solitaire l'a vaincu Oyez ! Bonnes gens ! Quittez vos chaumières le vil ver ne reviendra plus il a trépassé Oyez ! Bonnes gens ! Damoiseaux et damoiselles vous pouvez à nouveau revenir Le dragon a trépassé Oyez ! Bonnes gens ! Le château est libéré sa tour peut respirer Oyez ! Bonnes gens ! Notre seigneur est sauvé Il pourra continuer à prélever la dîme Oyez ! Bonnes gens ! Vous regrettez le dragon Ne craignez rien il a déjà un remplaçant Oyez ! Bonnes gens ! Quand vous vous en apercevrez il sera trop tard Il est... trop tard Adieu ! Bonnes gens ! José Spéret (Poésies & aphorismes) |
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