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Blog de José Spéret
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Publié le 03 décembre 2007 à 11:38
Par José S.

Il suffit !

Il suffit de voir.
De voir, qu'il suffit !

Faut voir.


La rage attire l'image !
L'image attise la rage.
Faut pas rester dans les parages !

Faut croire.

Les mots.
Les mots ne sont pas des moutons !
Des moutons que l'on tond.

Au-dessus, comme les étoiles dans le ciel,
les mots sont pleins de ronds.

Faut vouloir.

Même du plus sombre des mots
émane une lumière.

Tout texte est une invitation.
Une invitation au voyage.

Les mots sont les maillons d'une chaîne nommée liberté.
Les mots sont violents si leur maître est violent !

Les mots sont joyeux si leur auteur est heureux !
Les mots sont libres !

Libres, d'interpréter et d'être interprétés.


José Spéret (Poésies & aphorismes)

Publié le 02 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
Comment taire ce que l'on entend toute la journée ?
Bloguer un billet pour s'en libérer.
Voilà une bonne idée et ça coûte moins cher qu'une visite chez le psy.

Le matin, doit-on éteindre la radio pour ne pas entendre un commentaire qui va vous mettre en colère toute la journée ?

Oui, c'est vrai, le coût de la vie augmente, c'est de la faute de la monnaie trop forte...


... Prendre son pain en courant pour ne pas avoir à commenter le temps avec la boulangère ?

"Oui, il fait froid, il y a du vent, c'est l'automne... c'est normal, non ?"

... Faire semblant de chercher quelque chose dans ses poches pour ne pas rencontrer untel, qui va vous parler de son trop plein de travail, alors que vous n'en avez pas ?...

Les journées sont trop courtes pour tout faire. Pourtant, je suis au boulot depuis ce matin cinq heures.
"Oui, au revoir, bon courage" (en pensée : "tu n'as qu'à embaucher, connard").


Parfois, je me demande si les gens réfléchissent avant de parler...
En tout cas, je n'en connais pas beaucoup...

Et la condescendance des plus vieux m'exaspère autant que l'arrogance typique des plus jeunes.

Parlez-moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse !

Ah ! La retraite, c'est bien. Mais bon, heureusement que j'arrive à travailler à gauche à droite, c'est bien de mettre du beurre dans les épinards... et puis, c'est trop juste 1400 euros mensuels de retraite. Allez, bonne journée, je suis déjà en retard !

"Oui, à vous aussi". C'est vrai, c'est juste... alors que moi, j'ai 400 euros par mois, heureusement que je n'aime pas les épinards... (toujours en pensée : "vieux ringard, va !").

Le jeune, lui, il va trop vite. Ah ! les jeunes... C'est pour ça que certains ne les trouvent pas. Et moi, le langage SMS parlé, j'ai du mal, beaucoup de mal.
"Alors, tchô ! toi aussi... A plus" (en pensée, encore : "le plus tard possible... le temps travaille pour nous.")

Bon, je vais m'arrêter là. On a tous des journées difficiles, heureusement que tout le monde ne blogue pas ses déboires ! Sinon, après les cheminots, les buralistes, les étudiants, les fonctionnaires, les juges, les avocats, les infirmières et les pêcheurs, c'est les psys qui vont faire grève.

José Spéret (Chants des pleurs, à réapparaître)
Publié le 01 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
Au tonneau tordu (haut lieu de la poésie expert e-mental.)

Rencontre autour du pot éthique


Pièce courte en un acte.

(Intérieur jour : bar sobre, une table haute, deux tabourets.
Face à face, un brog* à la main : José Spéret et Libre Rogne.
Dans le fond, des clients au bar.)

J.S. : (lyrique) - "Un pas en avant, un pas en arrière et le palindrome adhère au sol..."

L.R. : (éberlué) - "Fadaises !"

J.S. : (goguenard) - "Oui, bien, fa dièse, au ras du sol !"

L.R. : (blasé) - "Fa... s'il faut, je continue... do, do, ré, mi, un pas glissé, un esquissé... m'amènent au pas(o)-doble."

J.S. : (rappant) - "C'est plutôt... un... tango... tango mixé aux flammes and Co...oui, au flamenco, yerh... up !"

L.R. : (virulent et déglutissant) - "Des petits pas, de trop petits pas..."
(et il finit son brog).

J.S. : (s'agitant) - "Pas chassés, pas sillonnés qu'ils ont l'air de voler."

L.R. : (triste à mourir, le nez sur son verre) - "Il est vide... j'aime pas..."

J.S. : (sur le départ) - "Moi non plus, je pars de ce pas..."

L.R. : (regardant J.S. partir, il lance à la cantonade)
- "Il ne tient PAS la colle... n’est-ce pas ?…"

Il se lève, sous les regards incrédules des clients, vide le verre de J.S. et part en titubant...

Rideau !

* Brog : breuvage de couleur rouge de composition secrète. A consommer avec une ration de poésie expert e-mental… sans modération.
Publié le 26 novembre 2007 à 11:11
Par José S.
Il y a quelques années,
j'ai acheté un cahier.

Moi, qui ne suis plus écolier.

Avec un crayon, dans un tiroir,
je l'ai rangé.

Moi, qui ne suis plus collégien.

Après avoir erré sur les trottoirs,
je l'ai ouvert, ce tiroir.

Moi, qui ne suis plus lycéen.

Sur la table, je l'ai posé.
Sur la plage blanche, j'ai pleuré.

Moi, qui ne suis pas écrivain.

Des larmes amères
ont envahi mes yeux.

Moi, qui ne suis pas poète.

Il y a des mots qui coulent,
d'autres qui se fondent dans le moule.

Moi, qui ne suis pas conteur.

Le crissement du crayon sur la feuille
s'avéra un véritable écueil.

La suite, je ne vous la livrerai pas,
la mine du crayon s'est cassée.

José Spéret (Chants des pleurs, à réapparaître)
Publié le 25 novembre 2007 à 11:38
Par José S.
Un défaut physiologique
dans le câblage du cerveau.
Alors, tout devient glauque.

C'est glauque comme décor.
Glauque comme des corps devant les yeux.
Glauques, ces ombres qui s'allongent.

Des rassemblements de rats qui préparent le festin...
La guerre intestine a commencé,
toute proche déjà est la fin.

Au loin, des cris rauques étouffés,
sanglant destin et funeste chemin.

La lune, ce soir, ne viendra pas,
les étoiles ne brilleront pas.

Devant tant d'horreur et de tristesse,
le ciel, ce soir, sera silencieux.

Pas une étoile, pas un nuage,
que le chaos face à ce carnage...

L'homme est l'avenir du vide...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 23 novembre 2007 à 11:38
Par José S.

A propos de poésie expérimentale (expert e-mental) (piqûre de rappel)

Ce sont des textes "génietiquement" non modifiés (en bref, écrits sans génie),
un assemblage, pas si simple, de mots "border line".
Références trouvées dans l'ouvrage
"Que deviennent les mots quand on les enlève du dictionnaire ?"
sous-titré "Y a-t-il un ouvrage qui les regroupe et comment s'appelle-t-il ?"
(par G. Lamy-Graine).


La poésie expérimentale ne se décline pas forcément en vers (et contre tout).
Utilisant les rimes ou pas, lourde et légère, on se pâme devant (spam dans le vent)
et se paume derrière...

Un texte plutôt Rabelais "rond" que Racine "carré", en tout cas cherchant toujours le bon mot.

Issu de cette mouvance, voici le premier texte extraterrestre, apocryphe bien sûr, quoique ?

A part leur seule forme de vie,
rien de concevable.

Inertes, les nuages s'effacent dans l'atmosphère.
Ceux-là n'étaient pas des masses d'eau à l'état gazeux.

Non, beaucoup des nôtres sont désormais sur le chemin du retour.
Long sera le périple, chaotique sera le voyage.

Certaines de ces âmes se rebellent. Elles ne voulaient carrément pas partir.

Ce petit bout de caillou sphérique les a comme magnétisées et complètement adoptées.

Les nôtres sont trop imprégnés par leur environnement, la nature les a assimilés.
Façonnés. L'osmose avec la faune, la flore et le sel de la mer a agi beaucoup plus rapidement que lors de leur implantation.

Ils ne sont pas encore préts. Leur cerveau est bien trop primitif, leurs choix sont les plus faciles, ils ne calculent plus, ils le font faire à des machines, il ne ressentent plus avec leur cœur, mais certains despotes leur dictent leurs destins.

Non, ils ne sont pas prêts. Leur chemin sera bien plus long, beaucoup plus ardu et tortueux...

Suite en cours de compréhension et de traduction.

José Spéret ("Mémoires d'après-demain")

Publié le 22 novembre 2007 à 21:11
Par José S.
Sur l'instant, on ne se rend pas compte.
Les choses se déroulent, doucement.
Avec prudence, on affronte la réalité.
Des mouvements incertains bousculent les habitudes.
Un pas en avant, un pas en arrière et ouste !

L'écoute des inepties ravage tout sur son passage.
L'air de rien, on se retrouve l'esprit nu.
L'œil est attiré par la lumière brillante de l'espoir, mais les paupières restent closes.

Il se peut qu'une réponse vienne, un jour.

Démolir ici, pour reconstruire là, ou là-bas, pas obligatoirement où l'on vous attend.
Mon carburant préféré, celui qui m'aide à avancer, est le rêve.

Il me fait oublier les indispensables futilités des uns et des autres qui s'éparpillent d'une gerbe multicolore de "flammilles" folles et désordonnées, libres de mourir où bon leur semble.

Une triste symphonie lumineuse d'aberrations molles.
Des scrupules, maintenant. Pourquoi je dis oui à tout et à tous ?
Non parce que je suis lâche, bonne poire et moche Hélène.

Mais parce que je suis un ion égaré dans l'espace.
Une excentricité mobile cherchant la stabilité !

Prie, ion, maintenant, pour que tes chants ion s'envolent et atteignent le paroxysme de ta misérable existence.

José Spéret (Chants des pleurs, à réapparaître)
Publié le 18 novembre 2007 à 11:38
Par José S.
L'auteur de littérature ne rature pas assez.
Il faut donc revenir sur l'ouvrage sans cesse.
Faire l'économie de palabres pour éviter le verbiage.
Les mots rares sont rébarbatifs,
donnent souvent un ton qui tient plus du poncif.

Les descriptions précises -géologique, cartographique-
nous placent dans le contexte, mais nous sortent de l'action.

Ah, l'action ! (pas celle du CAC 40).

Le mouvement, le rythme et les rebondissements sont
plus attractifs qu'un bon vieux suspense.

Je hais ces livres où l'intrigue est présentée et dévoilée en début de récit.
Et après, on disserte avec des ronds de jambe ennuyeux et éprouvants pour revenir à l'intrigue qui n'est plus intrigante du tout.

Imaginez un pays où les auteurs se mettent en grève.
Voilà maintenant des livres, des nouvelles, des séries, des films écrits sous forme de SMS, sous forme "Wiki", avec des références aléatoires et souvent hasardeuses.

Je gage que, même en grève, tous ces auteurs ne pourront rester sans pianoter sur leur traitement de texte ou griffonner sur leur cahier. Pour certains, c'est une chose primordiale, vitale même.

Je pense que ce n'est pas de gaieté de cœur que les auteurs et scénaristes américains -tout comme les cheminots, cette semaine- font grève... C'est sûrement dû à un problème plus terre à terre que les histoires qui les font vivre.

Le mal n'est pas dans la tête, ni sous la ceinture, mais plutôt au niveau du portefeuille.

C'est l'automne, rien ne m'étonne. Mais les mots ne sont pas faits pour être pris en otage, les voyageurs non plus, d'ailleurs.
Alors, il y a grève et grève : les mots sont libres d'aller et venir par les ondes, les mails, les lettres... Et les voyageurs aussi sont libres d'être libres. Si les cheminots étaient bien avisés de les laisser voyager librement, voire gratuitement, je pense que les grèves feraient l'unanimité auprès de tous !

Vous voyez, les mots sont libres... Mais ces dernières lignes sont utopiques... de la pure fiction.

Les mots ne sont pas en grève, mais les lecteurs, oui.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).
Publié le 17 novembre 2007 à 19:11
Par José S.
Qu'importe le flocon pourvu qu'on ait l'ivresse.
De la neige naît l'excitation, ou bien l'inverse...

Pas de précipitation, ne suivons pas les agités,
avec leur allure de moulin à vent.

Ils font voler les feuilles à l'automne,
et plus personne ne s'étonne.

José Spéret (L'air de... quoi ?)
Publié le 07 novembre 2007 à 11:38
Par José S.

La pièce est sombre et oppressante,
c'est sûrement dû à son manque d'espace.

Exiguë, enfumée et puante, elle est l'écrin
de mon inexorable chagrin.

Une masse informe tourbillonne sur le sol,
dans une mer de sang.

Alors, il faut se soustraire.

C'est là que le combat a lieu.

Onirique est mon combat!
Ironique est mon réveil.

Pas la peine de chercher,

La violence engendrant le chaos,
la mort s'est bel et bien invitée.

Puissante et inflexible,
Douce et irrésistible.

Victorieuse.

Pourtant, c'est elle qui gît là.
Dans une mare de vent.

Alors, il faut se taire.

L'horreur engendre la peur,
la peur engrange les pleurs.

Les ombres percent souvent les cœurs.

Aphone d'avoir trop crié,
apathique, amorphe,
le choc m'a rendu aphasique.

Amnésique.
Des images hystériques et stroboscopiques
défilent devant mes yeux.

Je suis las.

J'ai encore oublié d'éteindre la télé,
Dieu que c'est horrible de s'endormir sur le canapé !


José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")

Publié le 02 novembre 2007 à 11:38
Par José S.

A chacun ses blagues !

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Certains sont ridicules et font rire malgré eux...
Ceux-là ne me font pas rire du tout.
En plus, ils se prennent un peu trop au sérieux...
Et pour cause, regardez-les ! 
Et z'y vas que je me mets dans tous mes états d'humeur et je balance ça sur la grand' place du "oueb" et j'ai mon avis sur ça et je suis contre si (fa sol la mi).
D'ores et déjà, là, cette partition est connue de tous. Certains se voyaient déjà en haut de l'affiche, car quelques rires sont arrivés inopinément à leurs oreilles... Quelle galéjade !
Quelle comédie ! Du Desperate housewives puissance dix et j'en retiens plus d'un.

Souvenez-vous : je blogue, donc je suis... (Cf. http://blog.ifrance.com/joquintino, épisode 116 du 5 octobre 2007).
La blogation nuit gravement à la santé mentale de ceux qui s'en servent comme journal intime ; la blogation rend sûr... et le cerveau mis sur la table... n'est bon qu'avec une bonne préparation : un bon élevage sous la mère et nourri comme il faut... accommodé avec une bonne sauce ; relevé, mais pas trop...
Laissez mijoter. Non, surtout ne pas en faire trop... Le jour, le sombrilisme nuit à la santé... Grave ! Le nombrilisme aussi.

José Spéret ("Je blogue mais je me soigne"... ouvrage à paraître)

Publié le 26 octobre 2007 à 16:11
Par José S.
J'aurais voulu être un artiste, pour pouvoir faire mon numéro !
Mais nous sommes des numéros, tous sans distinction. Pointés, annotés, triés, vérifiés, croisés, revérifiés, fichés, archivés, stockés, décroisés, marchandés, démarchés et refichés. De drôles de numéros, dignes de la loterie nationale.

Mon matricule est international, voire mondial. Bah, oui ! L'A.D.N., c'est le minuscule chaînon de la grande chaîne universelle.
Dans tous les pays, il y a des haines...
Oh ! excusez-moi, je m'égare...
Dans tous les pays, il y a des chaînes commerciales et gouvernementales qui exploitent ce précieux matricule à toutes fins qui justifient les moyens. Nous sommes des un et des zéro, des milliers de suites de lignes de un et de zéro.
A chaque instant, on peut savoir ce que vous pouvez acheter, de quoi vous avez envie, où vous êtes et où vous voulez aller...
ce à quoi vous devez penser !
Passeport sécurisé : encore des numéros ; carte de crédit : souvent muette, mais pas pour tout le monde ; carte SIM et puce GPS : sécurité garantie et marquage à la culotte.

Des un et des zéro en pagaille, qui circulent partout dans les airs, sous terre, sous mer, partout où mène l'impulsion électrique...

Que de chiffres, que de calculs, d'études, d'expériences... pour arrivé à quoi ?
Eh bien, à d'autres chiffres, des statistiques, des prévisions morfales à leur tour de données numériques, des un et des zéro...
ceux qui dirigent et ceux qui sont dirigés...

José Spéret ("Plus d'optimisme la prochaine fois", ouvrage à disparaître)
Publié le 29 septembre 2007 à 16:11
Par José S.
Dès que l'on naît, on commence à mourir...
Le temps présent ne le reste pas très longtemps. Il se mue rapidement en temps passé.
Oyez, braves gens ! Notre avenir est commun et aussi connu de tous.
Il y a un futur précédent qui n'a rien de réjouissant.
Les bonnes âmes sont chères, ou bien vendues au diable qui les emporte au veau, vert de rage de s'être égaré dans le ruisseau, aux pieds sans vers de la fontaine.
L'homme est un fou pour l'homme.

 José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")
Publié le 16 septembre 2007 à 02:11
Par José S.
Dans l'espoir d'un contact, sur terre et sur son orbite, des milliers d'yeux humains et électroniques observent le ciel. Que cherchent-ils ? Une trace de vie extraterrestre ?
Ou une réponse à leur propre existence ?


La terre est un grain de sable dans la galaxie, elle-même n'est qu'une poussière dans l'univers.

Alors, pourquoi serions-nous seuls ?

Les phénomènes inexpliqués sont une motivation de recherche de rêves et de créations scientifiques, littéraires et cinématographiques. L'inconnu titille la curiosité et libère les idées les plus folles... Faut-il s'en méfier ? Je ne pense pas. Plus maintenant. Quoique !
A une époque, on exécutait les gens qui prétendaient que la terre était ronde ou que les étoiles tournaient autour de la terre, centre de l'univers, de leur vision de l'univers. Chacun a la sienne, pratiquement toujours à l'opposé de celle du voisin.
Nous voyons à présent, quand nous observons le ciel, la lumière des étoiles qui n'existent plus depuis bien longtemps. Ce même temps que met leur lumière pour nous arriver...



José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 14 septembre 2007 à 02:11
Par José S.
Oyez ! Bonnes gens !

Le dragon est parti
Les bois fument encore

Oyez ! Bonnes gens !

C'est certain, il est parti
N'ayez plus peur
Le héraut brave et solitaire
l'a vaincu

Oyez ! Bonnes gens !

Quittez vos chaumières
le vil ver ne reviendra plus
il a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Damoiseaux et damoiselles
vous pouvez à nouveau revenir
Le dragon a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Le château est libéré
sa tour peut respirer

Oyez ! Bonnes gens !

Notre seigneur est sauvé
Il pourra continuer
à prélever la dîme

Oyez ! Bonnes gens !

Vous regrettez le dragon
Ne craignez rien
il a déjà un remplaçant

Oyez ! Bonnes gens !

Quand vous vous en apercevrez
il sera trop tard

Il est... trop tard

Adieu ! Bonnes gens !

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 10 septembre 2007 à 03:11
Par José S.
(Pot et Cie expert e-mental)*

Retourné, il a la forme d'un dôme.
Ustensile de coiffure, il effrayait les mômes.

Pour le mélomane, il était le bol, héros de Ravel.
Pour les gourmands, le bol, Duc de la vaisselle.

Chez les blondes, le bol aux niaises est très prisé.
Dans l'armée, le para bol est éjecté.

Dans la rue, parfois, on vous demande l'obole.
Si vous refusez, on vous traite de Bol chevik.

Si le bol est, le bol y vient,
quoi que le bol en dise.

Je vais arrêter mes fariboles,
avant que vous en ayez ras-le-bol.

Pas d'bol !!! Il va vite, le bol idéal...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

*poésie expérimentale
Publié le 09 septembre 2007 à 11:38
Par José S.
Je hais les salles d'attente.
Là, naissent toutes les angoisses.


Confinés, les patients, qui ne le sont pas du tout,
se cachent la bouche en entendant les autres et leur toux.


Je hais les salles d'attente.
Elles me crispent, plus encore que les corbeaux qui croassent.


L'appréhension est démultipliée,
dans ce lieu confiné.


Les magazines ont toujours au moins deux ans,
on les regarde sans voir ce qu'il y a dedans.


Les multiples chaises
me mettent mal à l'aise.


Les gens vous regardent, effarés,
comme si vous étiez bigarrés.


Sur les murs, les posters
sont toujours des plus austères.


Il y a souvent deux portes, si ce n'est trois,
et la bonne n'est jamais celle qu'on croit.


Les lustres suspendus
projettent l'ombre du pendu.


Il y fait trop chaud et l'on n'arrête pas de transpirer.
Ou la clim est à fond et l'on est glacé.


A force d'avoir trop attendu,
dans mes rêves, je me suis perdu.


Le cauchemar est au réveil,
quand la cloche me tire du sommeil.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 20 août 2007 à 03:11
Par José S.

La lune a ouvert des sentiers

qui mènent aux étoiles.

Dans mes rêves
ces sentiers je les ai parcourus.

Ombre parmi les ombres

j’ai couru.

Perdu.


J’ai guetté le soleil

partout je l’ai cherché

jamais je l’ai trouvé.


C’est au réveil

à travers les volets

entre les rideaux ténus

que ses rayons m’ont trouvé.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 19 août 2007 à 03:11
Par José S.

Il ne faut pas que je m'em... porte...

Petit, déjà, je les trouvais closes.

j'y retournerai demain, je re... porte.


 Il faut que j'ose !


A l'école, j'aimais pas qu'on rap... porte.
En sport, personne ne me supporte.


Là encore, je prose.

Il faut voir comment je me comporte.
Et ce que je vous apporte.

Peut-être, j'ose.

Là, je me déporte...
Je vous énerve, alors je me téléporte...

Il y a quelque chose.

Trop tard ! Vous avez déjà claqué la porte.

Aujourd'hui encore, elle est close...

Et ils colportent
que je suis un cloporte !

Je m'oppose...

Ils porte-à-faux...

C'est dur d'être mis à la porte.

De plus en plus, je m'expose.

Il faut que ma parole porte,
alors je repars faire du porte-à-porte !

Demain, je me repose.


 José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 15 août 2007 à 17:32
Par José S.

Ça sent sur, la fin… qui justifie les moyens…
Bien sûr, les autres l’ont fait. Alors…
On n’est pas plus petits qu’eux ! Quoique…
Le mythe errant, et les mites rongeant les apparats si rares,
des pauvres loqueteux, baveux et bavards.
Tu fais un, tu fais deux et TNT ensuite… réaction en chaînes…
à électroencéphalogramme plat.
Mais on devait faire les choses autrement, non ?
L’histoire est "copier – coller"
Des promesses de campagne, pas celle du terroir, peu chère,
plutôt celles qui n’engagent que celui qui les reçoit, bien entendu.
L’histoire se répète…
Bien sûr, les autres l’ont fait. Alors…
Allons-y gaiement ! D’honnêtes bouchées, on tord, on mord et on endort.
On prône, par évidence, la transparence…
Sans impertinence, pénitent, on ne peut que s’incliner,
devant tant de transparence que tout devient non possible, mais invisible.
"J’irai changer sur vos tombes".
Ce que je change, je le dis.
Et ce que je dis, je le change.
Mais ceux qui l’écrivent et le disent, je les change.
La liberté, nous dirons d’elle qu’elle a fait le printemps.
Et l’hiver, même en été, prend son temps, sans arrêt sur image.
La paresse culturelle est de saison.
La largesse cultuelle n’est pas de raison.
L’histoire est "copier – coller"
Même si les slogans ont plus les couleurs de sermons,
qui poussent au labeur avec beaucoup d’ardeur.
Le dernier credo, tout nouveau :
au travail, prouve ta valeur,
et n’oublie pas de saluer le facteur.
Valeureux soldat, sur son fier destrier à roulettes,
affrontant,  jour ouvrable après jour, la pluie, les vents, les chiens.
Très tôt, le matin, il part à l’assaut des boîtes aux lettres.
La valeur postale n’attend pas le nombre de lettres qui arrivent à temps.
Il évite les fractures mais distribue, à tour de bras, les factures.
Ici, point de rupture.
L’histoire est "copier – coller"
A force d’entendre dire partout que le citron est bleu,
Un peu plus loin, que bleu est le citron,
et par untel, que le citron est azurément bleu,
sur les étals, vous finissez par voir quoi ?
Des citrons bleus…
Ici tout est azur,
ils nous ont eus à l’usure.
L’histoire est coupée… c’est à nous de la coller !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

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