Pas très net, même un peu flou.
Trépignant, hésitant, tressautant, sous-titré et parfois dramatiquement drôle.
Des coups distribués dans tous les sens, à tour de rôle.Des castings de magazine, faits de pin-up et de play-boys.
Un cinéma pop-corn, articulant et chantant, criant la douleur et la peur.
Le pauvre spectateur était souvent sauvé par l’entracte :Là, la la la… les fictions musicales et les comédies animales formaient un cirque sans chapiteau.
Puis, la couleur vint impressionner la pellicule : les cris ne suffisaient plus, il fallait voir le sang.Que de faux-semblants… L’entracte et les pop-corn
travelling et plan séquence.
Le succès allait aux gros plans et aux multiplans tirant sur un grand singe.
que de séances sans conséquence,
L’entracte et les pop-corn
Mais, mourir la corde au cou, d’une balle ou d’une flèche n’amusait plus personne.
Des explosions de maquettes en cascade et profusion de cascades sur la moquette.
Alors, la menace vint du plus lointain de l’espace, là ou personne ne vous entend crier.
Ce fut la réalité, que la fiction dépasse.Un os dans l’espace.Pourquoi pas un homme sur la lune ?
L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…Le cinéma, c’était des monstres, du sexe, du sang et des extras pas très terrestres.
Et des remakes et des remakes d’autres remakes…et vinrent les fesses estivales de Cannes.
C’est l’horreur autour des marches, où se pressent et se compressent les photographes voulant immortaliser la montée des marches…
Ça, du cinéma ? Non.
Du cirque, oui !
Oui, ils revendiquent, en plus.
DivX, divX, vous avez dit vix ? Comme c’est divX !
Là, croyez-moi, se sont des rôles de composition ou de décomposition, qui méritent vraiment le prix d’interprétation…Quel outil magnifique que la cinématographie, pour raconter des histoires…
ACHETEZ !L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…
Dans la pub, dans le film, même à l’entracte et sur les gobelets de pop-corn.
Vivement que tombe le mot …
Fin (The end)
José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).



