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Blog de José Spéret
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Publié le 31 janvier 2008 à 16:11
Par José S.
Cachez ces mots que je ne saurais voir !

Déjà faudrait-il que je les comprenne.
La rhétorique n'étant point mon fort, je doute avoir assez d'esprit et de culture pour déchiffrer ces quelques phrases qui noircissent vos blogs.
Je n'arrive pas à capter toute la subtilité de vos délires, ni de vos soi-disant bons mots qui ne sont même pas tous dans le dictionnaire.
Vos barbarismes ou néologismes ont tendance à fatiguer le lecteur.
La poésie est un art qui n'est pas donné à tout le monde et vous avez tout a fait raison de le faire à titre expérimental !

PS : Il se peut que ce commentaire s'égare dans les oubliettes de votre oueb, mais il fallait que je vous l'écrive.

Annie, poste restante, Ontario, janvier 2008.
Publié le 31 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Un regard décalé,
c'est louche.

La boîte de pan
dort depuis longtemps.

Il faut serrer la vis,
mais pas servir le vice.

Le présent,
c'est un don, n'est-ce pas ?

Le futur
est un désir.

Le passé
est le présent désiré, vite oublié.

L'âme
s'écoule par les larmes...
et s'enfuit par les armes.

José Spéret (Poésie et aphorismes)

Publié le 27 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Au cœur de l'illusion naît la cécité.

Transporté par les chimères de la rhétorique,
le pauvre hère ne voit pas le précipice.

Précipice dans lequel il va gaiement se jeter.

Au cœur de l'illusion naissent les désillusions.

Les flamboyants et longs discours,
le bercent de rêves fantastiques.

Mais la réalité est tout autre...
Oui, tout autre.

José Spéret (Poésie et aphorismes)
Publié le 26 janvier 2008 à 19:11
Par José S.
Petits arrangements avec les mots (suite) José Spéret Agiculteur*


Petite étude derma tôt logique.

La carapace des humains est une surface forte et fragile,
une armure naturelle et une protection efficace contre l'agression.
L'homme ne naît pas avec.

C'est avec les années que la peau se tanne, se renforce, assure son rôle de combinaison protectrice.

La peau, cible de toutes les attaques, rend possibles toutes les agressions.
Nul pore ne connaît l'existence de l'autre. Pourtant, ils sont des milliards.
Peureux ?
Les pores eux, certainement pas ! Mais, poreux, faire leur trou est facile.
Ils n'aiment pas les spores, et les combattre devient un sport de cons et de pétitions.
Au pied de la lettre, nos recherches portent sur le corps et la peau lisse.

Il nous arrive de tomber sur le cor imprévu qui sonne le bas, collant de près la chausse-trappe.

Dans nos conclusions :
Une ration gênée ne peut profiter à son consommateur avide et gourmand.
Nul, le savoir reste incontesté et incontestable... (par l'abbé Ration).

Par contre, si une hypothèse est levée, les pros traînent les pieds et,
manque de pot, taisent la découverte ou se la partagent entre amis.


Pour les commentaires :
Les mots viets, non communiqués, seront étudiés oniriquement et sûrement retranscrits ironiquement en pieds et en vers et contre tousse toujours pour propager les microbes.

*Agi tateur de culture

José Spéret (Les recherches du Doc tort ès poire)

Publié le 19 janvier 2008 à 11:38
Par José S.

Alors, j'écoute mais je ne comprends pas toujours.

Idée d'explication de texte :

L'approche des fêtes le mettait en joie.
La proche défaite le mettait en joie.

Idée d'interprétation du texte :

L'irrationnel résonne au-delà de tout entendement, vraiment ?
L'entendement résonne au-delà de l'irrationnel, sûrement !

Il est très facile de ramer avec les mots et je ne parle pas du faux nettique...

Tout ce qui bouscule paraît vite ridicule.

C'est un réflexe de rire de ce que l'on ne comprend pas tout de suite.
C'est une attitude typiquement humaine qui est conditionnée depuis le début de l'évolution de l'homme.

Mais les animaux, par exemple les dauphins, ont plus d'humour que nous.

Le problème, c'est qu'ils n'ont pas ce réflexe programmé.
Alors, même s'ils nous trouvent ridicules, ils rient in fine
sous cape.
Mais qui s'en rend compte, à part le plancton ?

Ils savent, eux, que le chaînon manquant, c'est celui qui ne peut pas vivre sous l'eau, ni se déplacer dans les airs.

Une simple anomalie terricide, l'humain...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)

Publié le 17 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Il se peut que ce que l'on pense puisse s'avérer contradictoire.
Mais c'est seulement notre raisonnement, dans toute sa complexité, qui nous fait envisager un affrontement entre les idées présentes et les souvenirs, même les plus lointains, pour en arriver probablement à l'apparition fréquente de la réminiscence d'un passé plus improbable qu'incertain. Les perturbations chimériques des émotions et l'empreinte des rêves et des cauchemars sont les fertilisants de l'action créatrice, totalement éphémère.

Le doute est le creuset privilégié qui a permis à l'homme d'avancer sur terre et dans sa tête.

Instable, perturbé, l'individu devient, particulièrement face à l'adversité, plus fort, et relève des défis très aigus.
Si le trop-plein de difficultés s'accumule et même si le combat est perdu d'avance, le poète est capable de s'extirper du monde réel pour trouver refuge dans celui qu'il a créé. L'imaginaire est un asile aux frontières fragiles.

L'imagination est suffisamment fiable pour soutenir l'effort.
Dans le monde onirique, par une approche transversale, en intégrant aussi les effets collatéraux comme ceux des émotions issues d'œuvres inexpliquées.

Le poète versus blogueur est un simple baroudeur, constamment à la recherche du cœur de la bataille.
Même s'il sait que les règles du jeu sont faussées, il finit par réagir, ou légèrement, ou par une réflexion beaucoup plus profonde...
Mais chacun devine qu'en sombrant trop profond dans les abîmes abyssaux, des frontières du pays imaginaire... nul ne revient indemne.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)
Publié le 16 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Ce qui va suivre c'est pas jazz, c'est jozz !

Petits arrangements avec les mots

La phrase cachée de la rune ?

L'eau de prose enivre les sens au-delà de l'ode vive,
qui emporte les sentiments sur les berges inexplorées et depuis longtemps oubliées.

La phrase cachée de la rune ?

Là, sur les berges perdues, où les larmes se brisent en des milliers de sourires émerveillés.

La phrase cachée de la rune ?

Le rêve se vit dans les nuages, et s'oublie sur l'oreiller.

L'eau de prose coule espiègle et rieuse,
éclaboussant et colorant le vent.

La phrase cachée de la rune ?

Le rêve est brumeux et même facheux, 
derrière la face cachée de la lune.

Heureusement, je peux avoir quelques petits arrangements avec les maux.
Là, j'ai trouvé la farce cachée de la ruine...

La phrase cachée de la rune ?

Gravée sur une pierre brune.
Je pouvais la voir au clair de lune.

Les mots s'amusaient à ricocher sur les lueurs diffuses de l'astre étincelant.
Les yeux brillants, comme un enfant, je les regardais s'envoler...

La phrase cachée de la rune ?

Il y a des années que j'ai égaré cette pierre brune.
J'ai l'espoir de la retrouver un jour, sous la lune.

José Spéret (Poésie et aphorismes)
Publié le 15 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Il va de soi que l'être humain se déshumanise, que la planète se déplanétise.
L'homme de Neanderthal, croisé avec le fameux chaînon manquant, a donné vie à l'homme du néant qui représente notre civilisation...

L'éden s'est évanoui. Les ruisseaux, rivières, lacs, mers, océans, tous évaporés...

L'ordre naturel a laissé la place au chaos qui, lui, a laissé à son tour la place au vide, un planétoïde gris et froid. Les cendres, sans cesse, chahutées par les vents.

Tout n'est que désolation. Les dernières colonies des pôles sont décimées par la maladie. Seuls les animaux à sang froid vivent dans les profondeurs...

Au début, seules les abeilles avaient disparu. Puis, rapidement, une grande partie de la flore, puis la faune ailée et la faune rampante...

La poussière ne parle pas. Le vent a beau crier, je ne sais vraiment pas comment on en est arrivé là...

José Spéret ("Mémoires d'après-demain")
Publié le 14 janvier 2008 à 08:11
Par José S.
Souvent, au cours de mes lectures, à travers des récits, entre deux phrases, j'aime vagabonder dans l'interlignage...
Imaginer me promener et imaginer une pièce ou un lieu qui est juste cité ou situé.

Me représenter les rêves de tel ou tel personnage, inventer la vie des seconds rôles qui passent parfois inaperçus dans les romans.
Ce qui est dommage, car ils servent trop souvent de faire-valoir aux personnages principaux...

Et eux (les pauvres) ne sont que des noms, des matricules ou de simples silhouettes.
Des créatures que l'auteur n'a ni la place, ni l'envie de développer...

Ce sont eux, les intermittents du romanesque, qui ont la particularité de faire divaguer mon imagination.
Sans eux, les grandes histoires, les formidables récits ne seraient pas ce qu'ils sont.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)
Publié le 13 janvier 2008 à 16:11
Par José S.
Les bonnes résolutions du début de l'année 2008 :

1 - 720 x 576 dpi.

2 - Retrouver (vite) la liste des résolutions de 2007.

3 - Appliquer les résolutions retrouvées.

4 - Penser à ne pas vieillir.

5 - Penser à fermer le gaz.

6 - Lire "Le château des Carpathes".

7 - Acheter une bouteille de Saint-Joseph et la boire le 19 mars.

8 - Faire comme le fromage : être beau fort et tomme à la fois et surtout ne pas s'en laisser comté comme un bleu.

9 - Photographier le vent.

10 - Compter les étoiles.

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître)

Publié le 05 janvier 2008 à 11:38
Par José S.
Insertion

Le lait tourne,
l'homme tourne.
Et l'homme laid tourne parfois... aux œufs brouillés.

Immersion

La marche suivante
est toujours plus haute,
même celle qui descend.

Dispersion

L'assurance de la chance

confine à l'imprudence,
mais gare à l'impudence.

Rotation

Quatre coins ne font pas un cercle.
Quatre cercles ne font point un rond.

Evasion

Le rêve est une issue de secours.
Le sommeil, un havre de paix.
Le cauchemar est un état éveillé.

Evaporation

Dans le ciel, le nuage
reste à la marge.
La seule chose qui compte,
c'est la météo.

A suivre : Disparition...

José Spéret (Poésie et aphorismes)

Publié le 01 janvier 2008 à 19:11
Par José S.
Il espère encore... il se perd encore !

"Six pieds sous terre l'air est beaucoup moins vif,
les vers nettement plus voraces."


Le voyage et les chemins furent ténébreux, longs, angoissants et de plus très éprouvants. Pourtant, je n'ai pas marché très longtemps.
Neuf jours et neuf nuits chaotiques, la pierraille était lourde et pointue sous mes pieds traversant les immondices.

La nuit était partout, l'air oppressant et étouffant était avide de néant. J'ai ressenti ce qu'ont ressenti Gimli le nain et Elessar sur le chemin des morts*.

C'est vrai, je n'ai pas eu à combattre, sauf peut-être contre moi-même. Mais j'ai eu à subir l'excentricité d'un maître des ténèbres abject et répugnant, avide et insensible.

Happé par le vide, la nature humaine battante revient vite à la lumière sur les sentiers battus...
Du fond des cachots je me suis enfui. Les étoiles et la lune, puis le soleil étaient mes guides. J'ai rencontré les anciens de Lovecraft, omnipotents et immobiles, pourtant si terrifiants... mais impassibles. Ils m'ont laissé passer, stoïques.

Lentement, faisant profil bas, j'ai avancé, ombre parmi les ombres, sans me retourner, les laissant à leurs tristes tourments et leurs terribles cauchemars. Il y eut des nuits et des nuits et des nuisibles. Sombres furent ces heures, douloureux les heurts, les coups dépassaient souvent la douleur...

Les cachots sinistres et puants restent à jamais gravés dans ma mémoire. Le silence sourd résonne encore dans mes oreilles, même dans la douleur, la délivrance est douce.

Je ne sais plus qui disait "partir, c'est mourir un peu". Mais revenir, c'est renaître aussi !

J'ai maintenant secoué les cendres sur mes épaules, nettoyé la boue que celles-ci ont laissée sur mon visage en se mélangeant à mes larmes. Il y a des victoires amères... mais "ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort..." disait le sage.

José Spéret (Thanatrotteur 'retour d'outre-ombre')

*Le Seigneur des anneaux 'Le retour du roi', JRR Tolkien, Editions Bourgois.