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Publié le 27 mai 2008 à 14:05
Par José S.
... Non, non, c'est le quotidien !

Tout système n'aime pas tout le monde.

Ici, le pauvre hère qui n'en finit pas d'errer.

"Il y a toujours plus malheureux que vous",
c'est ce qu'on lui répète à longueur
de colonnes de journaux et de flashs radio.

Un travail, Monsieur, sinon rien.

A midi, le journal de la Une en remet une couche
et persuade tout le monde que si vous êtes en déchéance,
c'est de votre faute et pas celle à pas de chance.

Un travail, Monsieur, sinon rien.

Les trottoirs des rues sont noirs,
les vitrines sont illusoires.

Tout système a ses dysfonctionnements.

Il ne faut pas croire...
Mais tout nous pousse à croire !

Un travail, Monsieur, sinon rien.

Que vous êtes le rouage cassé,
le problème et la cause du problème.

Tout système recycle.

Un travail, Monsieur, sinon rien.

Le parasite rêve de paradis,
mais il n'a pas un radis.

Tout individu a un souhait.

Un travail, Monsieur, sinon rien.

L'errance nuit à la santé.

Tout système se protège de ses ombres,
tant qu'il est sous la lumière.

Les ombres grandissent,
les ténèbres s'étendent.

Les pas sont toujours les mêmes,
mais les chaussures sont usées.

Le pauvre hère est blessé,
mais toujours debout.

L'errance est proche de la délivrance.

La quête continue, en déshérence...
... sans évidence !

José Spéret (Trouver demain, ou mourir.)
Publié le 18 mai 2008 à 09:11
Par José S.

"La critique cinéma des calés" par J. Spéret

Laisse tes ongles pousser


Film français, 2008, durée : 1h42.

Réalisateur : Jacques Doigt-Long
Interprètes : Bertrand Tainedannée, Séraphine Desbors-Dulac, Britney Toillé, Mireille Lesdisk...
Musique de Moustafa Diez


Doigt-Long nous propose un renversant huis clos pas très neuf.


Un but, le réalisateur est intransigeant mais gratte toujours là où ça ne fait pas trop mal.
Il signe ici une
œuvre ambiguë, un miroir aux alouettes, une piètre succession de vagues tableaux blafards... sans queue, ni fête.

Les actrices, hors cadre ou en plan large sont merveilleuses, bien épaulées par des acteurs toujours filmés
en plan serré et contre-jour.

Ce réalisateur adore vraiment les acteurs... qui aime bien châtie bien.
Tous les
personnages s'agitent - ou pas - devant la caméra lascive de cet auteur de l'ancienne vague.
Tels des
lambris sur les murs, les acteurs et actrices, costumés bobos, donnent un côté rustique et s'intègrent fort bien dans des décors, intérieurs et extérieurs, aussi minimalistes que le scénario... si, si, en cherchant bien, on trouve un semblant de scénario.


Tout ce petit monde s'emmerde à débiter des débilités allègrement, sous l'œil mi-clos d'un réalisateur qui ne
réalise - toujours pas - ce qu'il fait derrière une caméra... J.S.

Cette critique est une fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que fortuite.