Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Mon calendrier
< Jui. 2008 >
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Ma photo
Blog de José Spéret
Mon bloc perso.
Merci de votre venue ce sur blog, n'hésitez pas à laisser des commentaires.
Contactez-moi
Mail :
Trafic
5 connectés
49248 visiteurs
Publié le 13 juillet 2008 à 00:11
Par José S.

Prisonnière de l'arbre, l'onde vagabonde ne s'essouffle plus.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Souillée d'immondices marketées,
plastifiées et perfidement empoisonnées,
agonisante
elle laisse derrière elle le cortège funèbre d'une faune et d'une flore asphyxiées.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Le sombre ruisseau halète, s'égosille, s'éparpille,
voilà qu'on le torpille.
Sous le torrent des larmes de la rivière,
les carcasses de poissons vacillent.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

L'horreur touche aussi les rivages amers et instables.
La mer assoiffée et affamée avale tout le sable.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

Salées sont ces larmes,
sourdes, ces alarmes.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

C'est dans l'oubli que s'abreuvent les fleuves.
Ombre parmi les décombres,
l'eau ne respire plus.

José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")

Publié le 08 juillet 2008 à 20:11
Par José S.
Et pourtant, il est loin le printemps
la saison où c’est important de prendre son temps. 

Les nids sont fatigués et les arbres, ébouriffés,

le seul souci, c’est de bouffer.
Dans le lointain, ça gazouille.

Ça mouille !

Le pèlerin sous sa pèlerine ignore la pluie,
serein, il fend le vent comme un parapluie.

La gamine a les pieds tout mouillés,
quand on chausse du trente-deux, faut pas tout éclabousser.
Dans le lointain, ça gazouille. 

Ça brouille !

La buée a envahi les fenêtres,
à travers disparaissent les bouleaux et les hêtres.
Tout ce gris me fout le cafard,
le ciel est descendu… brouillard.
Dans le lointain, ça gazouille.

Ça grouille !

Climatisation, chauffage, émanations,
évaporation… transpiration…
ça souille !
La grosse planète de baudruche
se flétrit, c’est la contamination.
Dans le lointain, ça gazouille.

José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")
Publié le 08 juillet 2008 à 09:11
Par José S.
Ce sont des textes "génietiquement" non modifiés (en bref, écrits sans génie),
un assemblage, pas si simple, de mots "border line".
Références trouvées dans l'ouvrage
"Que deviennent les mots quand on les enlève du dictionnaire ?"
sous-titré "Y a-t-il un ouvrage qui les regroupe et comment s'appelle-t-il ?"
(par G. Lamy-Graine).
La poésie expérimentale ne se décline pas forcément en vers (et contre tout).
Utilisant les rimes ou pas, lourde et légère, on se pâme devant (spam dans le vent)
et se paume derrière...
Un texte plutôt Rabelais "rond" que Racine "carré", en tout cas cherchant toujours le bon mot.
Adeptes, sans le savoir, de la poésie expérimentale, les regrettés Pierre Dac, Francis Blanche,
Boris Vian, Pierre Desproges et Jean Yanne ont posé les fondations et les murmures -oui les murmures-
(comme ça, ça fait quatre murs, c'est plus solide) d'une expression vibrante et bancale,
poétique et prosaïque que Raymond Devos n'aurait pas reniée et Guy Bedos, pas bégayée.

Pour ce qui est des chanteurs, Georges Brassens (dessus-dessous) et Jacques Brel (n'en était pas une...)
ont rajouté le toit...
Voilà une belle maison et eux, tous au ciel (illustration : logiciel libre, enfin un logis sous le ciel libre de droits).
C'est dans ce joli logis que se sont retrouvés les soi-disant esprits mentaux et pas expérimentés,
griffonneurs de sornettes, jongleurs de sonnets, affubleurs de fables et compteurs jets d'air d'histoires.
Leurs mots d'ordre : raconte, rencontres et raconte encore !
Donc, déchiré du papier peint d'une des pièces de ce joli logis, voici un extrait de cette poésie expérimentale.

L'auteur lui a donné un titre provisoire  :

"Mais... Lody... écoute-moi".

Ecoute la mélodie
Elle se lève, pianotant dans le matin,
rampante et frémissante dans le bassin.
Ecoute la mélodie

Ouvre tes oreilles,
ouvre ton cœur.

Ecoute la mélodie

Oh ! jamais musique pareille
ne fera faner les fleurs.

Ecoute la mélodie

Ta haine, tu l'oublies,
mets tes chaînes au cachot.

Ecoute la mélodie

Laisse la nostalgie
envahir un autre badaud.

Ecoute la mélodie

Elle ronronne,
et toi, tu chantonnes.

Ecoute la mélodie

Elle dissipera ton chagrin,
j'écoute, mais l'eau dit rien !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître
).

Publié le 06 juillet 2008 à 11:38
Par José S.
L'air que l'on respire ne nous appartient pas.
C'est pour cela que l'on expire.

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 04 juillet 2008 à 11:11
Par José S.

Les fleurs sont éphémères
Les pleurs ont un goût amer

La joie est dans la couleur
Le noir dans la douleur

Doux est le soleil du soir
Douloureux est le matin noir

Mon amie la rose
est immortelle

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).