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Publié le 20 août 2007 à 03:11
Par José S.

La lune a ouvert des sentiers

qui mènent aux étoiles.

Dans mes rêves
ces sentiers je les ai parcourus.

Ombre parmi les ombres

j’ai couru.

Perdu.


J’ai guetté le soleil

partout je l’ai cherché

jamais je l’ai trouvé.


C’est au réveil

à travers les volets

entre les rideaux ténus

que ses rayons m’ont trouvé.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 19 août 2007 à 03:11
Par José S.

Il ne faut pas que je m'em... porte...

Petit, déjà, je les trouvais closes.

j'y retournerai demain, je re... porte.


 Il faut que j'ose !


A l'école, j'aimais pas qu'on rap... porte.
En sport, personne ne me supporte.


Là encore, je prose.

Il faut voir comment je me comporte.
Et ce que je vous apporte.

Peut-être, j'ose.

Là, je me déporte...
Je vous énerve, alors je me téléporte...

Il y a quelque chose.

Trop tard ! Vous avez déjà claqué la porte.

Aujourd'hui encore, elle est close...

Et ils colportent
que je suis un cloporte !

Je m'oppose...

Ils porte-à-faux...

C'est dur d'être mis à la porte.

De plus en plus, je m'expose.

Il faut que ma parole porte,
alors je repars faire du porte-à-porte !

Demain, je me repose.


 José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 15 août 2007 à 17:32
Par José S.

Ça sent sur, la fin… qui justifie les moyens…
Bien sûr, les autres l’ont fait. Alors…
On n’est pas plus petits qu’eux ! Quoique…
Le mythe errant, et les mites rongeant les apparats si rares,
des pauvres loqueteux, baveux et bavards.
Tu fais un, tu fais deux et TNT ensuite… réaction en chaînes…
à électroencéphalogramme plat.
Mais on devait faire les choses autrement, non ?
L’histoire est "copier – coller"
Des promesses de campagne, pas celle du terroir, peu chère,
plutôt celles qui n’engagent que celui qui les reçoit, bien entendu.
L’histoire se répète…
Bien sûr, les autres l’ont fait. Alors…
Allons-y gaiement ! D’honnêtes bouchées, on tord, on mord et on endort.
On prône, par évidence, la transparence…
Sans impertinence, pénitent, on ne peut que s’incliner,
devant tant de transparence que tout devient non possible, mais invisible.
"J’irai changer sur vos tombes".
Ce que je change, je le dis.
Et ce que je dis, je le change.
Mais ceux qui l’écrivent et le disent, je les change.
La liberté, nous dirons d’elle qu’elle a fait le printemps.
Et l’hiver, même en été, prend son temps, sans arrêt sur image.
La paresse culturelle est de saison.
La largesse cultuelle n’est pas de raison.
L’histoire est "copier – coller"
Même si les slogans ont plus les couleurs de sermons,
qui poussent au labeur avec beaucoup d’ardeur.
Le dernier credo, tout nouveau :
au travail, prouve ta valeur,
et n’oublie pas de saluer le facteur.
Valeureux soldat, sur son fier destrier à roulettes,
affrontant,  jour ouvrable après jour, la pluie, les vents, les chiens.
Très tôt, le matin, il part à l’assaut des boîtes aux lettres.
La valeur postale n’attend pas le nombre de lettres qui arrivent à temps.
Il évite les fractures mais distribue, à tour de bras, les factures.
Ici, point de rupture.
L’histoire est "copier – coller"
A force d’entendre dire partout que le citron est bleu,
Un peu plus loin, que bleu est le citron,
et par untel, que le citron est azurément bleu,
sur les étals, vous finissez par voir quoi ?
Des citrons bleus…
Ici tout est azur,
ils nous ont eus à l’usure.
L’histoire est coupée… c’est à nous de la coller !


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 14 août 2007 à 02:11
Par José S.
 Genèse pas comment commencer…Ah ! oui. D’abord, il y eut le noir et blanc, des images lentes,saccadées et silencieuses. Un cinéma muet, toussotant et crachant.

Pas très net, même un peu flou.

Trépignant, hésitant, tressautant, sous-titré et parfois dramatiquement drôle.

Des coups distribués dans tous les sens, à tour de rôle. Puis lui vint la parole, au début bégayante et un peu folle.

Des castings de magazine, faits de pin-up et de play-boys.

Un cinéma pop-corn, articulant et chantant, criant la douleur et la peur.

Le pauvre spectateur était souvent sauvé par l’entracte : les braves esquimaux chauffaient l’ambiance.

Là, la la la…  les fictions musicales et les comédies animales formaient un cirque sans chapiteau.

Puis, la couleur vint impressionner la pellicule : les cris ne suffisaient plus, il fallait voir le sang.
Que de faux-semblants… L’entracte et les pop-corn Certains firent de l’art un essai : plan serré ou plan large,
travelling et plan séquence.
Le succès allait aux gros plans et aux multiplans tirant sur un grand singe. 
Puis, plus de scoop ! Mais du cinémascope.Oubliées mes liesses, oubliées mes lumières ;
que de séances sans conséquence,
que de navrants péplums et de poursuites à fond la gomme…
L’entracte et les pop-corn Galopant dans de grands espaces, des Indiens et des cow-boys, dans un décor carton-pâte,dans un Ouest terne… très terne. L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…
Mais, mourir la corde au cou, d’une balle ou d’une flèche n’amusait plus personne.
Avec les multiplexes, là, il fallait du sensationnel !
Les catastrophes s’abattirent sur terre, sur mer, dans les airs :
dans les buildings, sur les bateaux, les sous-marins, les dirigeables et les avions. 
L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…

Des explosions de maquettes en cascade et profusion de cascades sur la moquette.

Alors, la menace vint du plus lointain de l’espace, là ou personne ne vous entend crier.

Ce fut la réalité, que la fiction dépasse. Et la réalité dépasse les fictions…

Un os dans l’espace.Pourquoi pas un homme sur la lune ?

L’entracte : bonbons, glaces, chocolats…Le cinéma, c’était des monstres, du sexe, du sang et des extras pas très terrestres.

Et des remakes et des remakes d’autres remakes…
et vinrent les fesses estivales de Cannes.
Nombrilisme international, supermarché de la frime et remise de palme (pour une cane, c’est normal).

C’est l’horreur autour des marches, où se pressent et se compressent les photographes voulant immortaliser la montée des marches…

Tapis rouge, de promotion interne, où s’essuient les pieds ceux qui ont les pieds sales…de cinéma.
Ça, du cinéma ? Non.
Du cirque, oui ! L’entracte : bonbons, glaces, chocolats… 
Mesdames, Messieurs, le grand prix ne le sera plus…
Oui, ils revendiquent, en plus. Je ne parle pas des pauvres intermittents.
Non, ce sont les larmes des pauvres producteurs et distributeurs qui voient leurs films s’effilocher sur la toile…

DivX, divX, vous avez dit vix ? Comme c’est divX !

Là, croyez-moi, se sont des rôles de composition ou de décomposition, qui méritent vraiment le prix d’interprétation…  
Le ciné m’a toujours plu, du clap de début au clap de fin, même l’entracte et les pop-corn.
Quel outil magnifique que la cinématographie, pour raconter des histoires…dans les mains des créateurs, bien sûr !
Alors que dans les mains des financiers, il est devenu mercantile…
Le voilà dérisoire, oubliant les cinéphiles, les transformant en cons (so) mateurs : voyez, voyez, voyez, buvez et surtout…
ACHETEZ !
L’entracte : bonbons, glaces, chocolats… 
C’est leur nouveau credo, payer, payer, payer encore… Vous ne pouvez pas…
Voyons, mais si : il y a le crédit !
Dans la pub, dans le film, même à l’entracte et sur les gobelets de pop-corn.
 
Vivement que tombe le mot …  
Fin (The end)


José Spéret ("Faire mieux la prochaine  fois", ouvrage à paraître).

Publié le 13 août 2007 à 03:11
Par José S.

Je fais, tu fais, il défait la musique...

Ah, toute cette cacophonie !


J'adoooore


Cette déferlante de décibels,


J'adoooore

 

Les harmonies, tambour battant...


J'adoooore

 

Une flûte gaie ici, une guitare triste là-bas...


J'adoooore


Un saxo, plus haut, et des tam-tams, madame !


J'adoooore 

 

Les rues sont toutes mp3 !


J'adoooore
 

 

Même pas besoin de les télécharger.


J'adoooore

 

Mais ce soir, si vous faites de la musique,


mettez la sourdine.


Sachez que moi, je dors, je dors, je doooors.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).