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Blog de José Spéret
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Publié le 29 septembre 2007 à 16:11
Par José S.
Dès que l'on naît, on commence à mourir...
Le temps présent ne le reste pas très longtemps. Il se mue rapidement en temps passé.
Oyez, braves gens ! Notre avenir est commun et aussi connu de tous.
Il y a un futur précédent qui n'a rien de réjouissant.
Les bonnes âmes sont chères, ou bien vendues au diable qui les emporte au veau, vert de rage de s'être égaré dans le ruisseau, aux pieds sans vers de la fontaine.
L'homme est un fou pour l'homme.

 José Spéret (extrait de "Mémoires d'après-demain")
Publié le 16 septembre 2007 à 02:11
Par José S.
Dans l'espoir d'un contact, sur terre et sur son orbite, des milliers d'yeux humains et électroniques observent le ciel. Que cherchent-ils ? Une trace de vie extraterrestre ?
Ou une réponse à leur propre existence ?


La terre est un grain de sable dans la galaxie, elle-même n'est qu'une poussière dans l'univers.

Alors, pourquoi serions-nous seuls ?

Les phénomènes inexpliqués sont une motivation de recherche de rêves et de créations scientifiques, littéraires et cinématographiques. L'inconnu titille la curiosité et libère les idées les plus folles... Faut-il s'en méfier ? Je ne pense pas. Plus maintenant. Quoique !
A une époque, on exécutait les gens qui prétendaient que la terre était ronde ou que les étoiles tournaient autour de la terre, centre de l'univers, de leur vision de l'univers. Chacun a la sienne, pratiquement toujours à l'opposé de celle du voisin.
Nous voyons à présent, quand nous observons le ciel, la lumière des étoiles qui n'existent plus depuis bien longtemps. Ce même temps que met leur lumière pour nous arriver...



José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

Publié le 14 septembre 2007 à 02:11
Par José S.
Oyez ! Bonnes gens !

Le dragon est parti
Les bois fument encore

Oyez ! Bonnes gens !

C'est certain, il est parti
N'ayez plus peur
Le héraut brave et solitaire
l'a vaincu

Oyez ! Bonnes gens !

Quittez vos chaumières
le vil ver ne reviendra plus
il a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Damoiseaux et damoiselles
vous pouvez à nouveau revenir
Le dragon a trépassé

Oyez ! Bonnes gens !

Le château est libéré
sa tour peut respirer

Oyez ! Bonnes gens !

Notre seigneur est sauvé
Il pourra continuer
à prélever la dîme

Oyez ! Bonnes gens !

Vous regrettez le dragon
Ne craignez rien
il a déjà un remplaçant

Oyez ! Bonnes gens !

Quand vous vous en apercevrez
il sera trop tard

Il est... trop tard

Adieu ! Bonnes gens !

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 10 septembre 2007 à 03:11
Par José S.
(Pot et Cie expert e-mental)*

Retourné, il a la forme d'un dôme.
Ustensile de coiffure, il effrayait les mômes.

Pour le mélomane, il était le bol, héros de Ravel.
Pour les gourmands, le bol, Duc de la vaisselle.

Chez les blondes, le bol aux niaises est très prisé.
Dans l'armée, le para bol est éjecté.

Dans la rue, parfois, on vous demande l'obole.
Si vous refusez, on vous traite de Bol chevik.

Si le bol est, le bol y vient,
quoi que le bol en dise.

Je vais arrêter mes fariboles,
avant que vous en ayez ras-le-bol.

Pas d'bol !!! Il va vite, le bol idéal...

José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).

*poésie expérimentale
Publié le 09 septembre 2007 à 11:38
Par José S.
Je hais les salles d'attente.
Là, naissent toutes les angoisses.


Confinés, les patients, qui ne le sont pas du tout,
se cachent la bouche en entendant les autres et leur toux.


Je hais les salles d'attente.
Elles me crispent, plus encore que les corbeaux qui croassent.


L'appréhension est démultipliée,
dans ce lieu confiné.


Les magazines ont toujours au moins deux ans,
on les regarde sans voir ce qu'il y a dedans.


Les multiples chaises
me mettent mal à l'aise.


Les gens vous regardent, effarés,
comme si vous étiez bigarrés.


Sur les murs, les posters
sont toujours des plus austères.


Il y a souvent deux portes, si ce n'est trois,
et la bonne n'est jamais celle qu'on croit.


Les lustres suspendus
projettent l'ombre du pendu.


Il y fait trop chaud et l'on n'arrête pas de transpirer.
Ou la clim est à fond et l'on est glacé.


A force d'avoir trop attendu,
dans mes rêves, je me suis perdu.


Le cauchemar est au réveil,
quand la cloche me tire du sommeil.


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).