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Blog de José Spéret
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Publié le 29 septembre 2008 à 11:38
Par José S.
Le fado est une fissure,
une petite brisure de l'âme.

Une voie rauque et triste,
qui se mêle aux accords
parfois monotones des guitares.

Une voie rauque et triste,
qui raconte de sombres histoires
où le bruit de la mer sort des cordes des guitares.

Une voie rauque et triste,
qui vous tire les larmes.
La mélodie devient mélancolie.

Une voie rauque et triste,
des contusions et la confusion
sont souvent sa conclusion.

Le fado est une fissure,
une petite brisure de l'âme.

José Spéret (Poésie et aphorismes)

Publié le 20 septembre 2008 à 10:11
Par José S.
Peu importe le lieu
s'il y a toujours quelques notes de piano.

Peu importe l'espace
si la voix confine à la grâce.

L'harmonie n'a pas d'âge
si elle se fond dans le paysage.

L'émotion naît du murmure,
le son ne fait plus qu'un avec la nature.

Les bizarreries diurnes
deviennent des symphonies nocturnes.

José Spéret (Poésies & aphorismes)
Publié le 02 septembre 2008 à 01:11
Par José S.
Une vision.

Telle fut ma vision.
Une projection d'images en trois dimensions sans support, ni écran de quelque sorte.
Un genre d'hologramme comme dans Star Wars, mais en plus stable.

Je passe la main à travers, ça ne bouge pas.

L'image très haute définition plane devant moi. Au sol, un simple minuscule dôme de verre.
Visiblement, la personne sur la projection s'adresse à moi.

Puis viennent des bandes-annonces suivies d'un programme pour visiter la ville, ses monuments, ses lieux de culte et de culture.

Une musique venue de je ne sais où arrive à mes oreilles, en même temps qu'une délicieuse odeur de cuisine italienne arrive à mes narines.

Sur l'écran, le plan et le visuel du restaurant.

Après un succulent repas, assis sur un banc, je visite les rues de la ville, d'un point de vue que peu de touristes ont utilisé jusqu'à présent.

Au-dessus des toits, au gré des bâtiments, je croise ici un chat de gouttière, là un congrès de moineaux, plus loin encore un pigeonnier squatté par des artistes peintres.

En m'allongeant sur le banc, l'image des actualités suit ma position, toujours parallèle à moi.

Suite à un entretien avec une personne à l'autre bout du pays, le programme reprend où je l'avais interrompu.

Où que l'on soit, l'accès aux hologrammes est instantané. Plus d'interface.

Quelle merveille ! Plus aucune contrainte de réseau...

Oh, bien sûr, quelques publicités çà et là...
Mais bon, seulement sur les chemins, lors des visites virtuelles.

Toutes les galeries marchandes sont anonymes.
Un écran apparaît pour indiquer les services et les produits proposés derrière ces murs...
Jour et nuit, les images me suivent.

Un rêve, je vous dis...


José Spéret ("Faire mieux la prochaine fois", ouvrage à paraître).