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Blog de José Spéret
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Publié le 21 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
(Morceaux choisis, mais pas triés.)

Il faut compter sa peine,
sans oublier de conter son chagrin.

L'art de la dissimulation par l'étalage,
sur la table, met en avant le fromage.

Je peux compter sur moi, ça fait un ;
je veux compter sur toi, ça fait deux ;
et jamais deux sans...
je sais compter, ça fait donc toi...

Le stand-up est l'art Debbouze,
mais pas assis.

Un verre d'alcool est très grisant ;
un ver de terre est souvent gisant ;
mais un vers d'esprit... est vertigineux.

L'ombre amère des souvenirs
n'est ni devant, ni derrière nous,
mais en nous.

L'alarme du riche est acide,
la larme du pauvre est amère.
L'une est trop bruyante,
l'autre trop silencieuse.

Pisse-copies de tous pays, unissez-nous !

Poètes de tous pays, unissez-nous !

Au début était le verbe... puis vint la verve...

José Spéret (Poésies & aphorismes)

Publié le 17 décembre 2007 à 08:11
Par José S.
Retour au tonneau tordu (haut lieu de la poésie expert e-mental.)

Pièce courte en un acte.

(Intérieur jour : bar sobre, une table haute, deux tabourets.
Face à face, un brog* à la main : José Spéret et Libre Rogne.
Dans le fond, des clients au bar.)


Dialogue qui s'entend... ou pas !

J.S. : - Ce qu'il faut, c'est une idée...

L.R. : - Oui, mais pour quoi faire ?

J.S. : - Pour changer le monde !

L.R. : - Utopique !

J.S. : - Comment, utopique ?

L.R. : - La moindre petite idée peut changer le monde,
        lui faciliter son petit train-train...

J.S. : - Déjà, il faut l'idée d'avoir l'idée,
       sans même y penser.

L.R. : - Un coup de génie ?

J.S. : - Plutôt un rêve éveillé,
       une formule pour créer de l'eau.

L.R. : - Et pourquoi pas un élixir,
      pour ne point vieillir ?

J.S. : - Il faut toujours que tu grossisses le trait !

L.R. : - Et alors, c'est mes traits qui sont tirés...

J.S. : - Oui, oui. Je vois que tu te dérides.
         Mais pour ce qui est des idées ?

L.R. : - Euh, j'ai fait une grève... non, plutôt j'ai fait une greffe...
         Euh non, j'ai fait un rêve... où je restais dedans !

J.S. : - Dans ton rêve ?

L.R. : - Bien sûr, je ne me réveillais pas, je passais ma vie à rêver !

J.S. : - C'était pas ta dernière cuite, ça ?

L.R. : - Peut-être bien... mais j'aime bien l'idée de ce rêve !

J.S. : - Et moi qui cherche une idée de rêve !

L.R. : - C'est simple, fais comme moi !

J.S. : - C'est quoi l'idée ?

L.R. : - Dors !

Rideau !

* Brog : breuvage de couleur rouge de composition secrète.
A consommer avec une ration de poésie expert e-mental… sans modération.

Publié le 16 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
Le oueb est un univers superficiel et souvent métaphorique, jalonné d'icônes et de cryptogrammes... "bar b'art", ray b'art" et "atif" de surcroît.

C'est l'espace métaphorique par excellence, lisible sur des milliers de niveaux. Indéchiffrable, d'ailleurs, il ne sert à rien de chercher à le déchiffrer.

La narration visuelle est toutefois assez transcendante : certaines images sont parfois inoubliables et d'autres carrément misérables...

Pour la plus grande part des sites de ce gigantesque souk virtuel, le tout est trop clinquant et forcément nuit et jour gravement à la santé mentale.

L'angoisse naît souvent lors de notre passage dans ce déroutant dédale de signes, de glyphes et de symboles ésotériques. Il y a beaucoup trop de pages inertes, vides de sens, inachevées...

Le oueb, on ne l'explique pas... ou plus.
C'est trop dense, trop touffu.
La jungle, quoi !

José Spéret ("Mémoires d'après-demain")
Publié le 03 décembre 2007 à 11:38
Par José S.

Il suffit !

Il suffit de voir.
De voir, qu'il suffit !

Faut voir.


La rage attire l'image !
L'image attise la rage.
Faut pas rester dans les parages !

Faut croire.

Les mots.
Les mots ne sont pas des moutons !
Des moutons que l'on tond.

Au-dessus, comme les étoiles dans le ciel,
les mots sont pleins de ronds.

Faut vouloir.

Même du plus sombre des mots
émane une lumière.

Tout texte est une invitation.
Une invitation au voyage.

Les mots sont les maillons d'une chaîne nommée liberté.
Les mots sont violents si leur maître est violent !

Les mots sont joyeux si leur auteur est heureux !
Les mots sont libres !

Libres, d'interpréter et d'être interprétés.


José Spéret (Poésies & aphorismes)

Publié le 02 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
Comment taire ce que l'on entend toute la journée ?
Bloguer un billet pour s'en libérer.
Voilà une bonne idée et ça coûte moins cher qu'une visite chez le psy.

Le matin, doit-on éteindre la radio pour ne pas entendre un commentaire qui va vous mettre en colère toute la journée ?

Oui, c'est vrai, le coût de la vie augmente, c'est de la faute de la monnaie trop forte...


... Prendre son pain en courant pour ne pas avoir à commenter le temps avec la boulangère ?

"Oui, il fait froid, il y a du vent, c'est l'automne... c'est normal, non ?"

... Faire semblant de chercher quelque chose dans ses poches pour ne pas rencontrer untel, qui va vous parler de son trop plein de travail, alors que vous n'en avez pas ?...

Les journées sont trop courtes pour tout faire. Pourtant, je suis au boulot depuis ce matin cinq heures.
"Oui, au revoir, bon courage" (en pensée : "tu n'as qu'à embaucher, connard").


Parfois, je me demande si les gens réfléchissent avant de parler...
En tout cas, je n'en connais pas beaucoup...

Et la condescendance des plus vieux m'exaspère autant que l'arrogance typique des plus jeunes.

Parlez-moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse !

Ah ! La retraite, c'est bien. Mais bon, heureusement que j'arrive à travailler à gauche à droite, c'est bien de mettre du beurre dans les épinards... et puis, c'est trop juste 1400 euros mensuels de retraite. Allez, bonne journée, je suis déjà en retard !

"Oui, à vous aussi". C'est vrai, c'est juste... alors que moi, j'ai 400 euros par mois, heureusement que je n'aime pas les épinards... (toujours en pensée : "vieux ringard, va !").

Le jeune, lui, il va trop vite. Ah ! les jeunes... C'est pour ça que certains ne les trouvent pas. Et moi, le langage SMS parlé, j'ai du mal, beaucoup de mal.
"Alors, tchô ! toi aussi... A plus" (en pensée, encore : "le plus tard possible... le temps travaille pour nous.")

Bon, je vais m'arrêter là. On a tous des journées difficiles, heureusement que tout le monde ne blogue pas ses déboires ! Sinon, après les cheminots, les buralistes, les étudiants, les fonctionnaires, les juges, les avocats, les infirmières et les pêcheurs, c'est les psys qui vont faire grève.

José Spéret (Chants des pleurs, à réapparaître)
Publié le 01 décembre 2007 à 11:38
Par José S.
Au tonneau tordu (haut lieu de la poésie expert e-mental.)

Rencontre autour du pot éthique


Pièce courte en un acte.

(Intérieur jour : bar sobre, une table haute, deux tabourets.
Face à face, un brog* à la main : José Spéret et Libre Rogne.
Dans le fond, des clients au bar.)

J.S. : (lyrique) - "Un pas en avant, un pas en arrière et le palindrome adhère au sol..."

L.R. : (éberlué) - "Fadaises !"

J.S. : (goguenard) - "Oui, bien, fa dièse, au ras du sol !"

L.R. : (blasé) - "Fa... s'il faut, je continue... do, do, ré, mi, un pas glissé, un esquissé... m'amènent au pas(o)-doble."

J.S. : (rappant) - "C'est plutôt... un... tango... tango mixé aux flammes and Co...oui, au flamenco, yerh... up !"

L.R. : (virulent et déglutissant) - "Des petits pas, de trop petits pas..."
(et il finit son brog).

J.S. : (s'agitant) - "Pas chassés, pas sillonnés qu'ils ont l'air de voler."

L.R. : (triste à mourir, le nez sur son verre) - "Il est vide... j'aime pas..."

J.S. : (sur le départ) - "Moi non plus, je pars de ce pas..."

L.R. : (regardant J.S. partir, il lance à la cantonade)
- "Il ne tient PAS la colle... n’est-ce pas ?…"

Il se lève, sous les regards incrédules des clients, vide le verre de J.S. et part en titubant...

Rideau !

* Brog : breuvage de couleur rouge de composition secrète. A consommer avec une ration de poésie expert e-mental… sans modération.