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Aventure en Malaisie
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Publié le 12/08/2008 à 06:24
Par kenza-malaysia

Me voilà de retour de Kuala Lumpur, la ville gigantesque, tentaculaire, qui fait peur … Eh bien c’est plutôt petit et calme en fin de compte !

 

Nous avons pris la route jeudi après-midi à bord d’un car de l’université, pour nous rendre à un festival d’étudiants en échange en Malaisie. Le festival comprend une compétition sportive et des représentations de danse et de musique asiatiques traditionnelles. Une seule règle pour y assister : il faut participer ! Mes talents de danseuse n’ayant jamais été clairement confirmés, je me lance dans la compétition sportive et m’inscris dans la seule épreuve disponible pour les filles (quelle discrimination !) : le tir à la corde… (Non non, ne riez pas… !).

Le trajet s’annonce long, six heures en pleine journée, alors que nous avons l’habitue de voyager de nuit. En fait les paysages sont absolument magnifiques et les six heures semblent donc très courtes. Nous traversons d’abord des dizaines de kilomètres de plantations de palmier, de toutes les formes et de toutes les tailles. J’ignorais que le monde consommait autant de noix de coco… Ensuite, nous nous retrouvons dans la campagne malaise, face à des paysages qui font un peu penser à ce que l’on imagine du Vietnam : des cours d’eau marron comme des petits Mekong un peu partout, des paysans avec des chapeaux de paille comme ceux des rizières, qui conduisent des troupeaux de quelques vaches maigres… Je vois aussi quelques singes sur les palmiers qui bordent la route. Puis nous arrivons dans la montagne et là encore, c’est très différent. Les paysages ressemblent vaguement aux Vosges, avec de la végétation exotique à la place des pins. Dehors l’humidité doit être énorme, on voit de l’eau couler sur les parois rocheuses.

Enfin nous entrons dans la banlieue de Kuala Lumpur. A observer la taille des maisons et les marques des voitures qui nous entourent, nous devons être dans le Beverly Hills de la capitale… Les maisons n’ont plus rien d’asiatique et ressemble à n’importe quel pavillon de luxe occidental. Dans chaque jardin sont garées deux BMW, trois Mercedes et une Porsche…

Le retour en Asie est assez rapide dès notre arrivée à l’hôtel. Le « restaurant » du quartier est plutôt douteux (l’intoxication alimentaire aura été longue à venir, mais ça y est, c’est chose faite !) et le gens parlent un anglais plus qu’approximatif. Il va vraiment falloir que j’améliore mon malais !

 

Le lendemain, nous sommes libres toute la matinée et je décide de me rendre dans le centre-ville de Kuala Lumpur faire un peu de tourisme. Je monte dans un bus touristique qui fait le tour de la ville et de ses principales attractions. Je vois bien sûr les tours Petronas, deuxièmes plus hautes tours du monde (bientôt 3eme, Dubaï construit une tour de 160 étages qui devrait être bientôt terminée…). Le centre ville est très agréable et les constructions traditionnelles cohabitent avec les buildings modernes, au milieu des palmiers. Je suis très étonnée par la propreté de la ville, ce n’est pas vraiment ce que l’on imagine des mégapoles asiatiques. Les lampadaires sont en forme d’Orchidées, les immeubles brillent, les pelouses sont bien tondues… J’attends maintenant de voir Singapour (la semaine prochaine), qui pousse ce côté-là à l’extrême apparemment.

  
 
  

L’après midi, nous participons à la compétition sportive. Comme souvent en Malaisie, on passera le plus clair de notre temps à attendre…

Je m’attendais à rencontrer pleins d’autres occidentaux à ce festival d’étudiants étrangers mais en fait nous sommes les seuls, les autres étudiants sont africains où asiatiques. Notre équipe de Basket prend d’ailleurs peur en voyant une équipe d’africains immenses à qui il suffit de lever le bras pour marquer un panier.

L’épreuve de tir à la corde pour les hommes me fait prendre conscience que c’est assez violent comme « sport » !

 



 

Puis à peine 3 petites heures plus tard, notre tour arrive. En voyant nos adversaires, je comprends que ce sera vraiment moins violent que les hommes… Nous affrontons une équipe de frêles filles voilées qui ne semblent pas d’un dynamisme à toute épreuve. Le premier round ne sera donc pas très dur à remporter. Dommage, ça signifie qu’on doit attendre le second, quelques heures plus tard… !

 

Trois rounds et quatre ou cinq heures plus tard, contre toute attente, notre équipe termine grande championne de l’épreuve de tir à la corde !  Moi qui avait prévu de perdre au premier tour et de retourner jouer la touriste à KL... J’ai donc maintenant une jolie médaille d’or en fer doré et de quoi frimer.

 

Le lendemain je retourne dans le centre de Kuala Lumpur avec la ferme intention de me rendre dans la forêt tropicale qui est un peu le central park d’ici, au pied du quartier des affaires. Malheureusement mon chauffeur de taxi ne parle pas un mot d’anglais, et j’ai beau répéter « forest », « trees », « green thing » et imiter les palmiers, rien n’y fait. Je finis par trouver des malais qui traduisent le mot forêt pour moi (« hutan ») et me retrouve enfin à destination.

C’est un endroit assez surprenant : on est au milieu de la forêt tropicale et pourtant on entend la circulation et à certains endroits on aperçoit les tours Petronas. Au détour d’un chemin, je tombe sur une clairière pleine de singes qui sont sans doute conscients qu’ils sont observés et qui font des acrobaties pour les visiteurs.






 

Je retourne finalement dans la ville et part à la recherche d’un distributeur, dans cette ville où personne ne semble parler anglais. Je tombe aussi sur un cybercafé ou des dizaines de jeunes ados chinois jouent, comme dans tous les pays du monde, à des jeux en réseau. KL n’est pas si dépaysant !

 Le soir, j’assiste au spectacle de danse et de musique donné par des étudiants dans l’université qui nous accueille. Je suis surprise, c’est vraiment réussi pour des non professionnels ! Nous voyons des danses malaises, indonésiennes, chinoises, indiennes et même africaines.  

Le lendemain, c’est le jour du départ. Avant de reprendre la route, on nous laisse quelques heures pour nous balader dans le plus grand centre commercial d’Asie du Sud Est… A l’intérieur, entre autres, il y a un parc d’attraction ! Nous faisons un tour de grand huit au milieu des magasins avant de rentrer à la vie tranquille de Penang.

Je retourne passer quelques jours à Kuala Lumpur la semaine prochaine, avant de me diriger vers le Sud (Malacca puis Singapour). Je vais pouvoir faire la touriste dans les musées, l’appareil photo au cou, ce que je n’ai pas vraiment fait jusqu’à maintenant, au milieu de la jungle ou sur le bord des plages !

Publié le 04/08/2008 à 13:18
Par kenza-malaysia
Ca  y est, j'ai traversé la frontière, je suis passée du côté obscur de la force! En récompense j'ai même reçu un nouveau tampon sur mon passeport (est-ce qu'une fois qu'il est rempli j'ai un billet d'avion gratuit...?).

Nous sommes dix aventuriers au départ de Penang à embarquer dans un mini-van pour un trajet de dix heures en direction de Phuket, au Sud de la Thaïlande : deux suisses, deux allemands, deux français, un américain, une canadienne, une suédoise et un malaisien. Après à peine deux heures de route, nous atteignons déjà la frontière et je redécouvre les joies du passage de la douane hors d'un aéroport (l'Union Européenne, quelle belle invention!). Nous sentons très vite le changement de culture, dès notre arrivée en Thaïlande tout semble différent : les jupes se font plus courtes, le maquillage plus prononcé, les néons envahissent les rues et les temples bouddhistes surchargés de dorures remplacent les sobres mosquées. Et pourtant nous ne sommes que dans une petite ville frontalière!
En arrivant à Phuket à l'aube, nous sommes tous épuisés. Heureusement nous avons la chance de tomber sur un réceptioniste birman très serviable à notre hôtel, qui nous laisse occuper nos chambres immédiatement. Nous gagnons donc une demi-nuit d'hôtel et quelques heures de sommeil nécessaires.
Le lendemain, la vraie découverte commence! La première chose qui me frappe, ce sont les installations électriques : des centaines d'épais cables noirs pendent à travers les rues, donnant le sentiment désagréable que la ville peut exploser à tout moment... Je me sens complètement perdue ici, tout semble plus bruyant et plus désordonné. Les panneaux de signalisation et les noms des magasins sont écrits en Thaï, ce qui ne m'aide pas beaucoup. C'est assez étonnant, la moindre liste d'ingrédients au dos d'une bouteille de ketchup semble être une prière bouddhiste ancestrale... Nous voyons aussi très vite les marques du Tsunami. Des panneaux (en anglais cette fois) nous indiquent le chemin d'évacuation, à suivre en cas de probème. Mais je suis surprise de constater que les bâtiments autour de nous n'ont l'air ni neufs ni dévastés, ce qui est plutôt rassurant.

   


Après une dizaine de minutes de marche, nous arrivons sur la plage de Long Beach, l'une des plus touristiques au monde. Les vendeurs de bibelots semblent d'ailleurs en avoir conscience. On nous propose des paréos, des têtes d'éléphants en bois et des statuettes de bouddha dont le prix, après quelques minutes de marchandage, se retrouve divisé par quinze. J'ai la vague impression de me faire avoir... La plage est vraiment magnifique, l'eau est claire, le sable blanc et le soleil est présent. Mais elle est très différente de celles que j'ai vues en Malaisie : ici les vagues sont immenses et ne s'arrêtent jamais. On peut se détendre sur le sable mais dans l'eau, c'est définitivement plus sportif.

 


Après un petit moment au bord de la plage, je pars faire un tour en éléphant. Je fais la connaissance de Ben, qui me transportera sur son dos pendant une heure et de son mahout (le "conducteur d'éléphant") qui le guidera. Je m'installe sur un petit siège fixé sur l'éléphant (ça n'a pas l'air très stable...) et le mahout prend place sur le cou de celui-ci. Nous empruntons un chemin à travers les bananiers et les palmiers. C'est assez impressionnant, l'éléphant parvient à escalader des côtes difficiles ou a traverser des passages escarpé sans problème (mais en prenant tout son temps, il ne faut pas être presser...). Le mahout descend assez rapidement pour marcher devant Ben, en prenant des photos pendant tout le chemin (je dois en avoir une centaine). Au bout d'une dizaine de minutes, il me propose de quitter mon petit siège pour m'installer à mon tour sur le cou de l'éléphant... Au début je ne suis pas vraiment rassurée mais en fin de compte ça se passe très bien, je suis presque prête pour devenir à mon tour mahout!

 


De retour à l'hôtel, je décide de tester l'authentique massage thaïlandais. Je me fais donc masser pendant deux heures, c'est très sympa. Ceci dit, je ne pense pas être la personne idéale pour les massages... Je suis tellement tendue que je me crispe sans arrêt et lorsqu'un muscle se détend, un autre se contracte. Je ne suis pas faite pour la relaxation...! A la tombée de la nuit, nous partons à la découverte de la célèbre vie nocturne thaïlandaise. J'ai passé deux soirées à Phuket et j'en garde deux souvenirs assez différents. Le premier soir, nous tentons de nous imprégner de l'ambiance qui règne ici. C'est comme si tout ce que la terre compte de mauvais goût et de vulgarité s'étit donné rendez-vous dans cet unique quartier. Rien de réellement dérangeant à voir, plutôt intéressant et ridicule. Certaines filles parviennent à défier les lois de la gravité en portant des shorts laissant paraitre les fesses à la fois en haut et en bas (mais comment fait-il pour tenir en place?) ou des talons qui forcent le pied à se tenir à la verticale... Les mini mini robes-bustier argentées trop serrées sont la norme (et pour moi c'est assez emblématique du mauvais goût...). Nous voyons aussi devant Macdo un véritable homme-sandwich : un homme déguisé en hamburger qui danse sur de la musique techno... (en quoi celà est-il censé me donner envie d'un big mac?). Je rentre à l'hôtel assez tôt, après cette balade fort instructive!

 


Le lendemain, nous avons une excursion organisée sur koh phi phi (l'une de ces îles a servi de décor au film La Plage...). Nous avons une heure de batau pour nous rendre sur la première île. Au bout de 5 minutes de bateau, Simon le suisse réalise qu'il a le mal de mer (eh oui, en habitant en Suisse il ne pouvait pas deviner). Mauvaise nouvelle pour lui : nous passons presque toute la journée sur le bateau (en l'occurence dans les toilettes du bateau pour lui). Un thaïlandais nous explique le programme de la journée, qui donne dans les grandes lignes : de 10h32 à 11h18, vous pouvez vous relaxer sur la première plage, de 11h23 à 12h46 observation de poissons, de 12h55 à 13h19, déjeuner dans le restaurant prévu à cet effet, etc. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre d'excursions (assez étrange qu'on me dise quand me relaxer...) mais cela a au moins l'avantage de nous donner une vue d'ensemble de l'archipel. Le trajet est extremement mouvementé et nous voyons les gens quitter l'avant du bateau les uns après les autres, livides. Nous sommes des aventuriers et nous tenons le coup, à part ce pauvre Simon. Je suis malgré tout bien contente à la première escale. Nous arrivons sur Phi Phi Leh, l'île célèbre de La Plage. Ca ne fait aucun doute, c'est le paradis... Mais un Paradis perdu! Il y a dix ans ça devait sans doute êre l'un des plus beaux endroits sur terre. Aujourd'hui la crique déborde de bateaux de touristes, de vieilles canettes de coca flottent tristement dans les eaux turquoises et des milliers de personnes s'entassent sur la minuscule plage de sable fin. C'est à vrai dire plus déprimant qu'autre chose.

 


Nous voyons ensuite des paysages vraiment magnifiques avec d'énormes rochers qui se dressent hors de l'eau tout autour de nous, l'eau regorge de poissons... La vie aquatique me semble tout de même moins variée que sur la côte Est de la Malaisie (ici ni tortue, ni requin) mais je vois tout de même un poisson zèbre et des poisson scie (c'est bien comme ça que ça s'appelle?). Après cette journée en plein soleil, ma peau commence à peler et j'ai maintenant un beau bronzage de léopard, avec des petites tâches blanches sur les épaules... Au moins mon bronzage et unique, et très artistique!

 


Le soir, nous retournons dans le quartiers des bars et boites de nuits. Je suis moins fatiguée que la veille, et donc plus observatrice. Dans un des bars où nous sommes (où un très bon groupe joue du Pink Floyd!), j'aperçois un couple mixte : un européen et une thaïlandaise. Je me demande alors s'ils habitent en Europe et sont ici en vacances ou bien si l'homme s'est installé ici avec sa femme (je vous vois d'ici sourire de ma naïveté, mais ils ressemblaient assez à un couple marié...!) Je tourne la tête et vois un deuxième couple mixte, puis un troisième... En fait, ils sont à toutes les tables... Bon, ils ne sont peut-être pas mariés finalement! En Europe on voit aussi des prostituées, c'est même fréquent selon les quartiers. La très très grande différence ici, c'est que l'on voit aussi les clients, et c'est ce que j'ai trouvé terrible. J'essaie de jeter des regards méprisants à ceux-ci dès que je le peux mais s'ils n'ont pas honte de s'afficher comme ça, je n'y changerais rien... Je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté de ça la veille. Une fois que j'ai remarqué cette aspect de la vie nocturne, impossible de voir autre chose. Je rentre donc assez tôt. J'ai quand même vu un groupe sympa jouer de la bonne musique, la soirée n'est pas perdue. Et je pense aussi que le fait de voir tout ça permet d'en prendre vraiment conscience, ce qui n'est pas plus mal.


Nous rentrons le lendemain matin (nous n'arriverons que le soir...). Dans ce sens là, la frontière est bien plus dur à passer! Les douaniers font des prélèvements aléatoires pour tester si l'on a de la drogue dans le sang, les valises et les voitures sont fouillées... C'est aussi pour ça que l'on se sent plus en sécurité en Malaisie. Je suis ravie de retourner à la "vie normale" et tranquille de Penang. J'ai passé un week-end très interessant, j'ai vu des paysages magnifiques et découvert une culture (enfin en deux jours, c'est un peu court hein!) mais en Thaïlande je me sens tellement perdue... En plus en échange en Thaïlande je serais sans aucun doute morte de faim (en Malaisie je peux dire "not spicy", en Thaïlande ils parlent assez mal anglais...).
Le week-end prochain je vais à Kuala Lumpur pour participer à un festival d'étudiants en échange en Malaisie. Je vais découvrir un côté complètement différent de la Malaisie, j'ai hâte de revenir avec plein de nouvelles photos!
Publié le 29/07/2008 à 12:44
Par kenza-malaysia
A peine de retour de week-end, le devoir m'appelle, je commence donc le récit de ce long périple sur la côte Est de la Malaisie.
J'ai fait mes valises jeudi soir pour partir sur les îles très réputées de Perenthian, dans un week end aparemment organisé au dernier moment par un étudiant malais pour les étudiants étrangers. J'ai très peu d'infos sur le voyage mais je suis une aventurière, me voilà donc partie.
Première surprise à mon arrivée au point de rendez-vous : je suis la seule à ne pas être asiatique. Je m'attends à un gros choc culturel. Nous partons avec Mat l'organisateur, ses deux amis malais Wan et Yoyo (originaire de l'île où nous allons), Yuko et Yoshimi les japonaises et Kun et Ellen (Aie-Lung en chinois) les taïwanais. Notre car part à 21h d Penang et nous arriverons sur la côte Est au matin. 
Après un très long trajet dans le froid glacial du car climatisé (mais pourquoi font-ils ça...?), nous arrivons à un petit port d'où nous prenons un bateau pour Perenthian Kecil. Le trajet en bateau dure une demi-heure et on se croirait dans un manège de parc d'attraction. Le bateau tangue violemment d'avant en arrière, se soulève de quelques mètres puis retombe sans prévenir sur les vagues dans un bruit sourd. C'est plutôt amusant, mais malgré tout je m'agrippe très fort à la rambarde. Nous apercevons enfin une plage et je comprends très vite quelle va être l'ambiance du week end. Environ 200 personnes habitent sur l'île, tous sur la plage (l'interieur de l'île est une jungle inhabitable), il y a très peu de constructions en dur, la plupart sont des cabanes en bois améliorées et l'électricité ne fonctionne qu'entre 20h et 8h. C'est un paradis dans l'esprit "robinson crusoé" en mode touriste : un mélange aussi inattendu qu'intéressant.

 


Notre chambre d'hôtel (en fait un bungalow en bois sur la plage) n'étant pas encore disponible (il n'est que 8h), nous laissons nos affaires dans l'arrière boutique d'un petit magasin (comme tous les habitants de l'île, la patronne est une amie de yoyo, l'étudiant local) puis ce dernier nous emmène en ballade. Prudente, je demande si j'aurais besoin de tennis, on me répond qu'il s'agit seulement d'une petite promenade et que donc mes tongs suffiront. Je comprends vite que la notion de "petite promenade" est très différente ici lorsque je me retrouve à escalader des rochers dans la jungle. Les malais, qui sont pieds nus et le font sans problème, ne peuvent pas imaginer que c'est la première paire de tongs que je porte... Une fois en haut (après quelques glissades), la vue est magnifique. Je m'en serais bien contentée mais yoyo trouve qu'en dscendant plus bas sur la falaise escarpée, ce sera plus intéressant. Tout le monde le suit et de toutes façons je ne sais pas dire "j'ai peur du vide" en anglais... J'aurais du trouver une autre façon de m'exprimer parce que, très vite je suis prise de tremblements incontrolables et je commence à tétaniser. J'arrive à descendre quand même avec l'aide de Mat et Wan mais une fois arrivée, je comprends qu'il va falloir faire le même chemin en sens inverse... Après avoir analyser les différentes options (dont l'appel à un hélicoptère), je prends sur moi et réussis à remonter. Pour le reste du week end je garderais mes tennis dans mon sac!

 


Je décide ensuite de profiter des massages thaïlandais proposés par l'hôtel. Je suis un peu déçue quand on m'installe sur un vieux matelas posé au sol dans la salle des ordinateurs, sans musique ni encens (mais avec la clim annonce fièrement une pancarte sur la porte). Le massage est quand même très agréable et je compte retenter l'expérience en Thaïlande où ce sera encore plus authentique. Yoyo, toujours aux commandes de notre week-end, nous emmène sur une plage peu fréquentée par les humains mais peuplée d'animaux étranges. L'eau est complètement transparente (sur la photo j'ai de l'eau jusqu'aux genoux) et chaude. Nous voyons une pieuvre, que j'ai filmée en train de se déplacer, on dirait un extra-terrestre. Il y a aussi des centaines concombres de mer, dont je ne connaissais même pas l'existence. Ca a bien sûr la forme d'un concombre et un corps mou, sans tête ni yeux mais seulement une petite bouche. Nous avons mis la petite pieuvre à côté d'un des concombres de mer pour voir s'il y avait une réaction. Eh bien effectivement, la mer est pleine de surprises. Après des recherches sur wikipédia, j'ai compris ce que j'avais vu : lorsqu'il se sent mencé, le concombre de mer expulse ses organes à l'extérieur de son corps et peut survivre jusqu'à ce qu'ils se reconstituent. Un cours de bio en direct!
Nous rentrons ensuite nous coucher, la journée du samedi sera longue!

 


Le lendemain matin, nous louons des masques, des tubas et des palmes (la photo de moi dans cet accoutrement est malheureusement censurée) et nous partons en bateau faire de l'observation sous-marine. J'ai un peu peur de devoir chercher des heures pour voir le moindre poisson. Nous nous arrêtons en pleine mer, sautons, et là à ma grande surprise, nous nous retrouvons dans le monde de Nemo! Nous sommes entourés de coraux, d'anémones et de milliers de poissons multicolores à portée de main. Je vois d'ailleurs une famille de poissons clowns plus communément appelés Nemo. L'eau est si transparente que nous pouvons voir le fond, parfois une dizaine de metres en dessous. Nous passerons la journée entière les palmes aux pieds. L'après-midi, nous nageons avec une tortue géante (presque de ma taille). J'ai pu la caresser et m'accrocher à sa carapace pour nager. J'espère pouvoir recommencer le week-end prochain, c'est vraiment magique. Nous profitons ensuite du bateau pour aller sur une petite plage déserte, l'occasion de se baigner et de faire des photos sympa malgré le ciel un peu nuageux.

 



Le dimanche matin le soleil est enfin présent, le ciel est bleu! C'est donc une journée consacrée au bronzage et à la plage. L'eau doit avoisiner les 30° et pourtant elle semble fraiche lorsqu'on entre dedans tant l'air est brulant. Finalement heureusement que le soleil n'était pas là les jours précedants parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'une séance de bronzage mais de brulage. Ici entre l'équateur et le tropique nord (je ne me souviens plus de son nom...) losque le soleil est à son zénith rien à vir avec la côte d'Azur. Ses rayons tapent à la verticale et quelques minutes suffisent à prendre des coups de soleil (même avec de la crème!). J'ai de la chance le lendemain le rouge a viré a bronzage. L'une des japonaises est moins chanceuse : elle est blanche comme le lait et a peau prend donc une teinte rose vif "allemand en vacances" avant de former des cloques. Le malais n'en croient pas leurs yeux, il ne savaient même pas que le soleil pouvait faire ça!
Je prends soudain conscience que je me baigne dans la mer de Chine, ce qui a quand même plus d'allure que la Manche.

 




Nous faisons nos valises et reprenons le bateau à 16h puis attendons notre car de retour qui doit venir nous chercher à 22h. L'attente es longue mais nous sommes tous soulagés à l'approche de l'heure fatidique : nous allons bientôt rentrer! A 23h, nous attendons toujours, tout comme à minuit. A 2h, nous comprenons que notre car ne viendra pas. Je suis hors de moi tandis que mes amis asiatiques prennent la situation avec beaucoup de philosophie et s'en amusent presque (ah voilà le choc culturel tant attendu!). Nous prenons donc une chambre d'hôtel et attendons le prochain car dont nous ignorons l'heure de départ. Nous apprenons au réveil qu'il nous faudra attendre 21h pour quitter la côte Est. Pendant un instant je regrette cette chère SNCF dont on se plaint beaucoup mais avec laquelle on a a moins le plaisir de partager ses malheurs avec des millions d'autres usagers...
Nous partons donc à 21h, sur le siège derrière moi un enfant pleure pendant les 9h que dure le trajet... Je rentre pour dormir une heure avant de partir en cours. Vous pouvez constater mon immense dévotion envers ce blog puisque cet après-midi, plutôt que de faire la sieste, je rédige cet interminable article!
Je n'aurais pas le temps de me reposer beaucoup parce que je pars jeudi à Phuket en Thaïlande... Je suis lancée,on ne m'arrete plus!
A bientôt
Publié le 21/07/2008 à 08:59
Par kenza-malaysia
Le week end est maintenant terminé, il est temps de faire un compte-rendu de mes aventures...

Vendredi, je suis retournée au Parc National pour prendre le deuxième chemin menant à Turtle Beach en compagnie de mon unique compatriote (nous sommes vraisemblablement les seuls français à Penang). Dès les premiers mètres nous nous prenons pour Indiana Jones. En effet les buissons bougent, nous nous approchons... Et là, nous voyons un crocodile s'éloigner!! Le temps de sortir l'appareil photo il était parti, et les crocodiles ne répondent pas à coup de "petit, petit..", nous en sommes maintenant certains. Après cette importante découverte, nous nous dirigeons vers Turtle Beach ou en malais "pantai kerachut".

 



Comme vous pouvez le remarquer dans la jungle la notion de distance est très différente : 2 heures pour 2,3km... pfiou trop facile, moi je les fais en vingt minutes (non non, ça prend bien deux heures!). La grande différence de ce chemin par rapport au premier, c'est qu'il n'est pas plat et ça change tout! C'est un peu comme monter les escaliers de la tour Eiffel un jour de canicule... Nos vêtements sont vite trempés, nous nous déshydratons à une vitesse impressionnante. Cela ne nous empêche pas de profiter du paysage : ce chemin est plus préservé que le premier. Ici nous traversons réellement la jungle alors que le premier longe la côte. Nous croisons des "chemins de fourmis", des milliers de fourmis empruntant une route bien précise à travers les racines, nous entendons des oiseaux mais ils sont très difficiles à voir. Nous voyons aussi quelques ruisseaux. Le bruit de l'eau est très apaisant par cette chaleur.

 



Puis nous arrivons enfin à destination. La plage ne présente pas un grand intérêt mais sur le côté il y a un petit lagon très agréable. Nous demandons à voir les tortues et on nous sort d'une petite cabane un bac en polystyrène où pataugent une vingtaine de bébés tortues. Elles sont reccueillies là après la ponte et conservées jusqu'à atteindre l'âge où elles pourront se débrouiller seules. Même si c'est pour les protéger, elles me font un peu de peine dans leur petit bac... Nous pouvons les prendre dans nos mains (mais elles n'ont pas l'air aussi ravies que nous). Le chemin du retour me semble bien plus rapide (mais tout aussi difficile...).
Je rentre épuisée mais la journée en valait la peine.

Le lendemain une dure journée m'attends. Nous prenons le ferry à 8h pour nous rendre sur l'île de langkawi, trés réputée pour ses plages. Le trajet dure trois heures et j'ai comme toujours le mal de mer. A l'arrivée nous louons une voiture avec les deux mexicaines, l'autre français et un finlandais et décidons de manger un morceau avant de partir pour la plage. Nous trouvons un restaurant mexicain, mes colocataires sont ravies. Il est déjà 15h lorsque nous demandons l'addition, le soleil brille et nous sommes prêt à aller bonzer.
C'est à ce moment précis que le week-end tourne au désastre : il se met à pleuvoir comme jamais. Je n'imaginais même pas qu'il puisse y avoir autant d'eau sur la planète... Le soleil ne réapparaîtra vraiment que lorsque nous embarquerons sur le ferry du retour. Nous allons donc à l'hôtel attendre la fin de l'averse (qui ne viendra jamais). Sur une île où il n'y a que des plages, lorsque la pluie se met à tomber on ne peut qu'attendre.

 



Nous ressortons le soir, lorsque la pluie n'est plus qu'une petite bruine, pour rejoindre des amis au restaurant. Sur le chemin bien sûr, nous nous perdons alors que la nuit tombe. Patricia, l'une des mexicaines, remarque d'ailleurs que la scène fait étrangement penser à "Souviens-toi l'été dernier"... La similitude ne s'arrêtera pas là puisque quelques minutes plus tard la voiture semble heurter quelque chose, un bruit se fait entendre. Nous nous arrêtons pour constater qu'un des pneus vient de crever. Nous sommes perdus en pleine nuit avec un pneu à changer...
A ce moment, je prononce la phrase qu'il ne faut jamais, absolument jamais dire, ni même penser : "Au moins ça ne pourrait pas être pire". Ca peut TOUJOURS être pire!
La réponse arrive immédiatement sous la forme d'une nouvelle averse, encore plus violente que la précédente. Nos amis partent à notre recherche mais nous somme incapable d'indiquer où nous sommes. La roue s'embourbe, nous sommes trempés... Une heure plus tard, un chauffeur de taxi s'arrête et nous vient en aide. Grâce à lui nous changeons la roue rapidement et pouvons retourner à l'hôtel nous doucher et étendre nos vêtements dégoulinants de pluie. Il est minuit et demi et nous sommes affamés, nous partons donc (à pieds!) à la recherche d'un restaurant. Bien sûr tout est fermé et nous nous contentons d'un endroit au confort assez sommaire. Pendant notre repas nous affronterons trois coupures d'electricité...

 



Après une bonne nuit de sommeil nous repartons de cette île étrange en nous sentant pour la première fois chez nous à Penang! Le week-end a été éprouvant, nous n'avons pas bronzé mais au moins nous avons beaucoup ri devant l'acharnement du sort contre nous.

Vivement le week-end prochain!

Publié le 15/07/2008 à 17:05
Par kenza-malaysia

Aujourd'hui pas de photo (oooh...M&eacute;content) mais seulement un petit aperçu de ce que je vis ici, pour vous donnez envie (ou pas) de venir!

Ici, beaucoup de choses font penser à la France, et pourtant... :

Ici, il n'est pas rare que l'on utilise des feuilles de bananier comme assiette dans les restaurants.
Ici, lorsque l'on commande un verre d'eau, on nous sert souvent de l'eau chaude.... un peu comme un thé, mais sans thé.
Ici, il y a plus de mobylettes que de voitures.
Ici, un feu rouge ne signifie en aucun cas une obligation de s'arrêter, c'est seulement une suggestion.
Ici, on peut acheter des bananes grillées, des noix de coco ou des mangues dans la rue.
Ici, on trouve des bonnets dans les magasins et on se demande bien pourquoi...
Ici des femmes portant le voile intégral(celui avec le petit grillage pour les yeux) côtoient des adolescentes en mini-mini-short (que même les majorettes d'Alex Gaudino ne porteraient pas).
Ici on ne s'énerve pas quand on attend le bus une heure (ben oui, ça aurait pu être pire).
Ici lorsqu'on commande à manger on a le sentiment de jouer à pile ou face : on ne gagne pas toujours (mais impossible de le savoir à l'avance).
Ici quand on paie deux euros pour manger, on s'indigne du prix.
Ici quand on va au supermarché, il y a 3 rayons de riz et 3 rayons de poulet (sous toutes leurs formes : vous n'imaginez pas tout ce qu'on fait avec du poulet et du riz!)
Ici les gens discutent dans l'ascenceur ("vous venez d'où?" "qu'est ce que vous faites ici?" "qu'est ce que vous étudiez?" > très perturbant pour un occidental qui a toujours pensé que le silence un peu gênant était l'essence même de l'ascenceur).
Ici quand il y a des nuages, on est content! (cest toujours quelques degrés de gagnés!).
Ici quand il pleut on se dit que c'était bien, finalement, le soleil!
Ici, la clim est tellement forte qu'on finit par comprendre le pourquoi des bonnets...
Et le meilleur pour la fin :
Ici on n'a pas besoin de se mouiller le cou et les épaules avant d'entrer dans la piscine Cool.

Je pourrais continuer la liste longtemps, mais je préfère en laisser pour la prochaine fois!

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Tribune libre
J : Nous sommes jeudi et toujours pas de recit de ton week end !!! On veut le récit de ton périple ! En passant : J-14 !
Borbi : Je suis fan, continu comme ca ton blog.
ROUEN 76 : bonjour kenza jean claude et francoise lacaille nous decouvrons ton blog nousaalons le lire attentivement .nous suivrons tes aventure en m
D : J-22 (nouvel appareil photo pour l'occasion)
K : J-32 (mais on ne va peut-être pas tous les faire!)
J : J-35
D : Il ne manque que L maintenant...
J : I've got my passport => The world is mine !
K : Le WE prochain nouvelle île paradisiaque... Comment être sûre que le soleil sera de la partie?
J : Citation du jour : Si l'alcool vous gêne dans le travail arrêtez le travail.
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