|
<
|
Jui. 2008 |
>
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | | 28 | 29 | 30 | 31 | | | |
|
Publié le 29/07/2008 à 12:44
Par kenza-malaysia
A peine de retour de week-end, le devoir m'appelle, je commence donc le récit de ce long périple sur la côte Est de la Malaisie. J'ai fait mes valises jeudi soir pour partir sur les îles très réputées de Perenthian, dans un week end aparemment organisé au dernier moment par un étudiant malais pour les étudiants étrangers. J'ai très peu d'infos sur le voyage mais je suis une aventurière, me voilà donc partie. Première surprise à mon arrivée au point de rendez-vous : je suis la seule à ne pas être asiatique. Je m'attends à un gros choc culturel. Nous partons avec Mat l'organisateur, ses deux amis malais Wan et Yoyo (originaire de l'île où nous allons), Yuko et Yoshimi les japonaises et Kun et Ellen (Aie-Lung en chinois) les taïwanais. Notre car part à 21h d Penang et nous arriverons sur la côte Est au matin. Après un très long trajet dans le froid glacial du car climatisé (mais pourquoi font-ils ça...?), nous arrivons à un petit port d'où nous prenons un bateau pour Perenthian Kecil. Le trajet en bateau dure une demi-heure et on se croirait dans un manège de parc d'attraction. Le bateau tangue violemment d'avant en arrière, se soulève de quelques mètres puis retombe sans prévenir sur les vagues dans un bruit sourd. C'est plutôt amusant, mais malgré tout je m'agrippe très fort à la rambarde. Nous apercevons enfin une plage et je comprends très vite quelle va être l'ambiance du week end. Environ 200 personnes habitent sur l'île, tous sur la plage (l'interieur de l'île est une jungle inhabitable), il y a très peu de constructions en dur, la plupart sont des cabanes en bois améliorées et l'électricité ne fonctionne qu'entre 20h et 8h. C'est un paradis dans l'esprit "robinson crusoé" en mode touriste : un mélange aussi inattendu qu'intéressant.  Notre chambre d'hôtel (en fait un bungalow en bois sur la plage) n'étant pas encore disponible (il n'est que 8h), nous laissons nos affaires dans l'arrière boutique d'un petit magasin (comme tous les habitants de l'île, la patronne est une amie de yoyo, l'étudiant local) puis ce dernier nous emmène en ballade. Prudente, je demande si j'aurais besoin de tennis, on me répond qu'il s'agit seulement d'une petite promenade et que donc mes tongs suffiront. Je comprends vite que la notion de "petite promenade" est très différente ici lorsque je me retrouve à escalader des rochers dans la jungle. Les malais, qui sont pieds nus et le font sans problème, ne peuvent pas imaginer que c'est la première paire de tongs que je porte... Une fois en haut (après quelques glissades), la vue est magnifique. Je m'en serais bien contentée mais yoyo trouve qu'en dscendant plus bas sur la falaise escarpée, ce sera plus intéressant. Tout le monde le suit et de toutes façons je ne sais pas dire "j'ai peur du vide" en anglais... J'aurais du trouver une autre façon de m'exprimer parce que, très vite je suis prise de tremblements incontrolables et je commence à tétaniser. J'arrive à descendre quand même avec l'aide de Mat et Wan mais une fois arrivée, je comprends qu'il va falloir faire le même chemin en sens inverse... Après avoir analyser les différentes options (dont l'appel à un hélicoptère), je prends sur moi et réussis à remonter. Pour le reste du week end je garderais mes tennis dans mon sac!  Je décide ensuite de profiter des massages thaïlandais proposés par l'hôtel. Je suis un peu déçue quand on m'installe sur un vieux matelas posé au sol dans la salle des ordinateurs, sans musique ni encens (mais avec la clim annonce fièrement une pancarte sur la porte). Le massage est quand même très agréable et je compte retenter l'expérience en Thaïlande où ce sera encore plus authentique. Yoyo, toujours aux commandes de notre week-end, nous emmène sur une plage peu fréquentée par les humains mais peuplée d'animaux étranges. L'eau est complètement transparente (sur la photo j'ai de l'eau jusqu'aux genoux) et chaude. Nous voyons une pieuvre, que j'ai filmée en train de se déplacer, on dirait un extra-terrestre. Il y a aussi des centaines concombres de mer, dont je ne connaissais même pas l'existence. Ca a bien sûr la forme d'un concombre et un corps mou, sans tête ni yeux mais seulement une petite bouche. Nous avons mis la petite pieuvre à côté d'un des concombres de mer pour voir s'il y avait une réaction. Eh bien effectivement, la mer est pleine de surprises. Après des recherches sur wikipédia, j'ai compris ce que j'avais vu : lorsqu'il se sent mencé, le concombre de mer expulse ses organes à l'extérieur de son corps et peut survivre jusqu'à ce qu'ils se reconstituent. Un cours de bio en direct! Nous rentrons ensuite nous coucher, la journée du samedi sera longue!  Le lendemain matin, nous louons des masques, des tubas et des palmes (la photo de moi dans cet accoutrement est malheureusement censurée) et nous partons en bateau faire de l'observation sous-marine. J'ai un peu peur de devoir chercher des heures pour voir le moindre poisson. Nous nous arrêtons en pleine mer, sautons, et là à ma grande surprise, nous nous retrouvons dans le monde de Nemo! Nous sommes entourés de coraux, d'anémones et de milliers de poissons multicolores à portée de main. Je vois d'ailleurs une famille de poissons clowns plus communément appelés Nemo. L'eau est si transparente que nous pouvons voir le fond, parfois une dizaine de metres en dessous. Nous passerons la journée entière les palmes aux pieds. L'après-midi, nous nageons avec une tortue géante (presque de ma taille). J'ai pu la caresser et m'accrocher à sa carapace pour nager. J'espère pouvoir recommencer le week-end prochain, c'est vraiment magique. Nous profitons ensuite du bateau pour aller sur une petite plage déserte, l'occasion de se baigner et de faire des photos sympa malgré le ciel un peu nuageux.  Le dimanche matin le soleil est enfin présent, le ciel est bleu! C'est donc une journée consacrée au bronzage et à la plage. L'eau doit avoisiner les 30° et pourtant elle semble fraiche lorsqu'on entre dedans tant l'air est brulant. Finalement heureusement que le soleil n'était pas là les jours précedants parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'une séance de bronzage mais de brulage. Ici entre l'équateur et le tropique nord (je ne me souviens plus de son nom...) losque le soleil est à son zénith rien à vir avec la côte d'Azur. Ses rayons tapent à la verticale et quelques minutes suffisent à prendre des coups de soleil (même avec de la crème!). J'ai de la chance le lendemain le rouge a viré a bronzage. L'une des japonaises est moins chanceuse : elle est blanche comme le lait et a peau prend donc une teinte rose vif "allemand en vacances" avant de former des cloques. Le malais n'en croient pas leurs yeux, il ne savaient même pas que le soleil pouvait faire ça! Je prends soudain conscience que je me baigne dans la mer de Chine, ce qui a quand même plus d'allure que la Manche. Nous faisons nos valises et reprenons le bateau à 16h puis attendons notre car de retour qui doit venir nous chercher à 22h. L'attente es longue mais nous sommes tous soulagés à l'approche de l'heure fatidique : nous allons bientôt rentrer! A 23h, nous attendons toujours, tout comme à minuit. A 2h, nous comprenons que notre car ne viendra pas. Je suis hors de moi tandis que mes amis asiatiques prennent la situation avec beaucoup de philosophie et s'en amusent presque (ah voilà le choc culturel tant attendu!). Nous prenons donc une chambre d'hôtel et attendons le prochain car dont nous ignorons l'heure de départ. Nous apprenons au réveil qu'il nous faudra attendre 21h pour quitter la côte Est. Pendant un instant je regrette cette chère SNCF dont on se plaint beaucoup mais avec laquelle on a a moins le plaisir de partager ses malheurs avec des millions d'autres usagers... Nous partons donc à 21h, sur le siège derrière moi un enfant pleure pendant les 9h que dure le trajet... Je rentre pour dormir une heure avant de partir en cours. Vous pouvez constater mon immense dévotion envers ce blog puisque cet après-midi, plutôt que de faire la sieste, je rédige cet interminable article! Je n'aurais pas le temps de me reposer beaucoup parce que je pars jeudi à Phuket en Thaïlande... Je suis lancée,on ne m'arrete plus! A bientôt
Publié le 21/07/2008 à 08:59
Par kenza-malaysia
Le week end est maintenant terminé, il est temps de faire un compte-rendu de mes aventures...
Vendredi, je suis retournée au Parc National pour prendre le deuxième chemin menant à Turtle Beach en compagnie de mon unique compatriote (nous sommes vraisemblablement les seuls français à Penang). Dès les premiers mètres nous nous prenons pour Indiana Jones. En effet les buissons bougent, nous nous approchons... Et là, nous voyons un crocodile s'éloigner!! Le temps de sortir l'appareil photo il était parti, et les crocodiles ne répondent pas à coup de "petit, petit..", nous en sommes maintenant certains. Après cette importante découverte, nous nous dirigeons vers Turtle Beach ou en malais "pantai kerachut".
Comme vous pouvez le remarquer dans la jungle la notion de distance est très différente : 2 heures pour 2,3km... pfiou trop facile, moi je les fais en vingt minutes (non non, ça prend bien deux heures!). La grande différence de ce chemin par rapport au premier, c'est qu'il n'est pas plat et ça change tout! C'est un peu comme monter les escaliers de la tour Eiffel un jour de canicule... Nos vêtements sont vite trempés, nous nous déshydratons à une vitesse impressionnante. Cela ne nous empêche pas de profiter du paysage : ce chemin est plus préservé que le premier. Ici nous traversons réellement la jungle alors que le premier longe la côte. Nous croisons des "chemins de fourmis", des milliers de fourmis empruntant une route bien précise à travers les racines, nous entendons des oiseaux mais ils sont très difficiles à voir. Nous voyons aussi quelques ruisseaux. Le bruit de l'eau est très apaisant par cette chaleur.

Puis nous arrivons enfin à destination. La plage ne présente pas un grand intérêt mais sur le côté il y a un petit lagon très agréable. Nous demandons à voir les tortues et on nous sort d'une petite cabane un bac en polystyrène où pataugent une vingtaine de bébés tortues. Elles sont reccueillies là après la ponte et conservées jusqu'à atteindre l'âge où elles pourront se débrouiller seules. Même si c'est pour les protéger, elles me font un peu de peine dans leur petit bac... Nous pouvons les prendre dans nos mains (mais elles n'ont pas l'air aussi ravies que nous). Le chemin du retour me semble bien plus rapide (mais tout aussi difficile...). Je rentre épuisée mais la journée en valait la peine.
Le lendemain une dure journée m'attends. Nous prenons le ferry à 8h pour nous rendre sur l'île de langkawi, trés réputée pour ses plages. Le trajet dure trois heures et j'ai comme toujours le mal de mer. A l'arrivée nous louons une voiture avec les deux mexicaines, l'autre français et un finlandais et décidons de manger un morceau avant de partir pour la plage. Nous trouvons un restaurant mexicain, mes colocataires sont ravies. Il est déjà 15h lorsque nous demandons l'addition, le soleil brille et nous sommes prêt à aller bonzer. C'est à ce moment précis que le week-end tourne au désastre : il se met à pleuvoir comme jamais. Je n'imaginais même pas qu'il puisse y avoir autant d'eau sur la planète... Le soleil ne réapparaîtra vraiment que lorsque nous embarquerons sur le ferry du retour. Nous allons donc à l'hôtel attendre la fin de l'averse (qui ne viendra jamais). Sur une île où il n'y a que des plages, lorsque la pluie se met à tomber on ne peut qu'attendre.

Nous ressortons le soir, lorsque la pluie n'est plus qu'une petite bruine, pour rejoindre des amis au restaurant. Sur le chemin bien sûr, nous nous perdons alors que la nuit tombe. Patricia, l'une des mexicaines, remarque d'ailleurs que la scène fait étrangement penser à "Souviens-toi l'été dernier"... La similitude ne s'arrêtera pas là puisque quelques minutes plus tard la voiture semble heurter quelque chose, un bruit se fait entendre. Nous nous arrêtons pour constater qu'un des pneus vient de crever. Nous sommes perdus en pleine nuit avec un pneu à changer... A ce moment, je prononce la phrase qu'il ne faut jamais, absolument jamais dire, ni même penser : "Au moins ça ne pourrait pas être pire". Ca peut TOUJOURS être pire! La réponse arrive immédiatement sous la forme d'une nouvelle averse, encore plus violente que la précédente. Nos amis partent à notre recherche mais nous somme incapable d'indiquer où nous sommes. La roue s'embourbe, nous sommes trempés... Une heure plus tard, un chauffeur de taxi s'arrête et nous vient en aide. Grâce à lui nous changeons la roue rapidement et pouvons retourner à l'hôtel nous doucher et étendre nos vêtements dégoulinants de pluie. Il est minuit et demi et nous sommes affamés, nous partons donc (à pieds!) à la recherche d'un restaurant. Bien sûr tout est fermé et nous nous contentons d'un endroit au confort assez sommaire. Pendant notre repas nous affronterons trois coupures d'electricité...

Après une bonne nuit de sommeil nous repartons de cette île étrange en nous sentant pour la première fois chez nous à Penang! Le week-end a été éprouvant, nous n'avons pas bronzé mais au moins nous avons beaucoup ri devant l'acharnement du sort contre nous.
Vivement le week-end prochain!
Publié le 15/07/2008 à 17:05
Par kenza-malaysia
Aujourd'hui pas de photo (oooh... ) mais seulement un petit aperçu de ce que je vis ici, pour vous donnez envie (ou pas) de venir!
Ici, beaucoup de choses font penser à la France, et pourtant... :
Ici, il n'est pas rare que l'on utilise des feuilles de bananier comme assiette dans les restaurants. Ici, lorsque l'on commande un verre d'eau, on nous sert souvent de l'eau chaude.... un peu comme un thé, mais sans thé. Ici, il y a plus de mobylettes que de voitures. Ici, un feu rouge ne signifie en aucun cas une obligation de s'arrêter, c'est seulement une suggestion. Ici, on peut acheter des bananes grillées, des noix de coco ou des mangues dans la rue. Ici, on trouve des bonnets dans les magasins et on se demande bien pourquoi... Ici des femmes portant le voile intégral(celui avec le petit grillage pour les yeux) côtoient des adolescentes en mini-mini-short (que même les majorettes d'Alex Gaudino ne porteraient pas). Ici on ne s'énerve pas quand on attend le bus une heure (ben oui, ça aurait pu être pire). Ici lorsqu'on commande à manger on a le sentiment de jouer à pile ou face : on ne gagne pas toujours (mais impossible de le savoir à l'avance). Ici quand on paie deux euros pour manger, on s'indigne du prix. Ici quand on va au supermarché, il y a 3 rayons de riz et 3 rayons de poulet (sous toutes leurs formes : vous n'imaginez pas tout ce qu'on fait avec du poulet et du riz!) Ici les gens discutent dans l'ascenceur ("vous venez d'où?" "qu'est ce que vous faites ici?" "qu'est ce que vous étudiez?" > très perturbant pour un occidental qui a toujours pensé que le silence un peu gênant était l'essence même de l'ascenceur). Ici quand il y a des nuages, on est content! (cest toujours quelques degrés de gagnés!). Ici quand il pleut on se dit que c'était bien, finalement, le soleil! Ici, la clim est tellement forte qu'on finit par comprendre le pourquoi des bonnets... Et le meilleur pour la fin : Ici on n'a pas besoin de se mouiller le cou et les épaules avant d'entrer dans la piscine .
Je pourrais continuer la liste longtemps, mais je préfère en laisser pour la prochaine fois!
Publié le 13/07/2008 à 14:30
Par kenza-malaysia
Cette semaine, j'ai du affronter les premiers cours... Le contenu semble interessant d'après les powerpoint présentés par les profs. Quand aux cours en eux mêmes... Je ne saurais les juger à travers les deux mots sur dix que je comprends (et ce sont rarement les mots clés). J'imagine que je m'habituerais très vite à l'accent. J'ai du faire face à un autre problème pendant cette première semaine : comment trouver la salle B 373f, dans le batiment G27, sachant que faire le tour du campus demande au moins 1h30...? C'est un peu une chasse au trésor quotidienne. Lorsque l'on demande aux étudiants malais et qu'on a la chance de tomber sur quelqu'un qui sait de quoi l'on parle, ça donne à peu près : "ah oui le bâtment G27, c'est pas compliqué c'est celui qui s'appelle F12 sur le plan." Ah tiens, je n'y aurais pas pensé! Je n'espère qu'une chose maintenant : que les salles de cours restent les mêmes! J'ai aussi appris, à mes dépends, que le ferry qui fait la liaison entre les îles du coin (notamment penang/langkawi) était très emprunté et qu'il fallait donc réserver sa place à l'avance. Je suis donc restée à Penang ce week-end et j'en ai profité pour poursuivre mon exploration de l'île. Ce que je ne regrette pas puisque je me suis découvert une nouvelle passion : le trekking (ou la randonnée mais ça fait définitivement moins classe). Je suis en effet allée (avec mes colocs et un finlandais) samedi au Parc National de Penang, une jungle protégée. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, si je devais prévoir une machette pour me frayer un chemin ou s'il s'agissait d'une attraction touristique aseptisée. Les cinq premières minutes furent très décevantes : un chemin pavé et des rambardes en bois... Puis après avoir avancé un peu, le chemin se "junglifie" de plus en plus. De vielles cordes sont fixées ça et là sur les arbres pour nous permettre de franchir les endroits difficiles, nous sommes entourés de lianes et de bruits étranges (vous êtes sûrs que c'est un oiseau?). Le but de la randonnée est une plage au nom étrange de "monkey beach". Nous n'avons pas bien compris ce que c'était mais il parait que c'est interessant... Un panneau fait monter l'angoisse parmi nous : "monkey beach 2h20". Heureusement il s'est avéré par la suite que c'était la durée du périple aller/retour! Le paysage est vraiment magnifique : la végétation luxuriante s'ouvre sur la mer bleu turquoise (nous sommes tout au bout de l'île et donc entourés par la mer). De temps en temps, la jungle laisse place à une plage. Mais nous avons été avertis à l'entrée : pas de baignade l'eau est infestée de méduse. Effectivement on peut en apercevoir des dizaines dans l'eau, certaines de la taille d'un ballon de foot. Mes compagnons de route commencent à être fatigués, moi je sautille de liane en liane ou presque, pleine d'enthousiasme (je vous l'ai dit, j'ai une nouvelle passion). L'une de mes colocataires, étonnée de mon entrain, m'a même demandé tout à l'heure si je faisais beaucoup de sport...   Le soleil est très violent et nous sommes tous en sueur lorsque nous arrivons à monkey beach, dont le nom trouve très vite son explication : nous apercevons un singe, puis deux, puis très vite un vingtaine... Pas de chance, mon appareil photo affiche alors "low battery" avant de s'éteindre. Je mettrais en ligne les photos de Juho le finlandaisdès que je les aurais récuperer. Il y a su la plage un petit stand où l'on peut acheter des cachuètes pour les singes mais il me reste des biscuits dans mon sac. Je sors donc les biscuits et pose mon sac par terre. Quelques secondes plus tard plusieurs singes ont déjà la tête dedans et fouillent pour trouver quelque chose d'interessant, avant de s'enfuir. Après vérification il ne me manque rien d'important. Nous repartons en bateau jusqu'au village de pêcheurs à l'entrée du Parc (Teluk Bahang). Sur la plage de ce village, un très long ponton permet de pendre des photos sympas.   Nous rentrons épuisés. J'ai pleins de coups de soleil... Heureusement aujourd'hui ils se sont déjà transformés en bronzage. Je commence à rattrapper les finlandaises! Dès que possible je retournerais au parc national : il y a un deuxième chemin menant à turtle beach, je dois absolument voir ça! Ce soir je fais des crêpes pour le 14 juillet, la pâte est prête, l'honneur du pays repose sur mes épaules et dépend des minutes à venir. Je vous dirais si elles étaient réussies. à Bientôt.
Publié le 07/07/2008 à 08:08
Par kenza-malaysia
Ma vie ici commence à se mettre en place et je m’adapte doucement à un nouveau rythme. Le climat est chaque jour plus tolérable (mais je prends tout de même trois douches froides par jour). Je commence déjà à me lasser du riz matin (eh oui !) midi et soir, mais bientôt ce sera devenu mon plat préféré (enfin je l’espère).
On tente de retrouver des repères, rien ne semble à sa place. Je cherche par exemple désespéramment des plantes pour décorer mon appartement et personne n’est capable de m’indiquer où l’on en vend, étrange… Personne n'achète donc de plantes ici? Jardiland, c’est pourtant tellement pratique ! J’essaie aussi de retrouver mon dynamisme que j’ai du perdre quelque part entre 36 et 37°. Marcher dix minutes ici, c’est comme faire un marathon en France, avec la chaleur et l’humidité. La tentation est souvent grande de rester assis (voire allongé) toute la journée mais je fais preuve de volonté et je me motive pour sortir tous les jours parce que cinq mois passeront très vite et ce serait dommage de les occuper à dormir. Le trajet pour aller à l'université, qui m'avait semblé insurmontable au début, commence doucement à ressembler à ce qu'on m'avait promis ("mais oui, une dizaine de minutes à pied de la résidence!"). Je bronze très lentement et regarde avec jalousie les finlandaises déjà très foncées (cela dit c'est louche, je soupçonne les UV...). On aperçoit la trace de mes chaussures sur mes pieds, c'est déjà une petite victoire.
Je poursuis également mon reportage photo d’autant que la visite de l’île samedi m’a permis de voir un bon nombre de lieux touristiques (comme par exemple le plus grand bouddha allongé d'Asie du Sud Est...). En visitant les temples j’ai compris à quel point il était plus glamour d’être moine bouddhiste que prêtre catholique (au-delà du crâne rasé et de la tunique orange bien sûr, qui sont plutôt passés de mode). Je ne sais pas ce que les asiatiques pensent en visitant nos églises mais je les trouve bien tristes comparées à ce que j’ai vu.
 Tout autour des temples, des vendeurs ambulants cherchent à nous vendre des T-shirts Quicksilver ou Chanel à deux euros… On trouve aussi des dvd de tous les films récents pour 80cts environ (mais le piratage, c’est mal !). Il est très difficile de s’y retrouver dans les prix ici : la nourriture coûte 5 à 10 fois moins cher qu’en France, les marques de vêtement occidentales ont des prix équivalent (c'est-à-dire une fortune ici) et les voitures (sauf de marques asiatiques) et la bière coûtent environ le double. Ca tombe bien, je ne compte pas acheter de voiture et je n’aime pas la bière !
J’ai aussi pris quelques photos de rues dans la ville, pour que vous puissiez voir à quoi ressemble la Malaisie que je connais jusqu’à maintenant.
J'ai croisé quelques animaux "locaux", je n'ai malheureusement que des photos de tortues... En effet, les iguanes et les varans sont trop rapides pour moi! J'ai aussi pris des photos e la végétation, qui est vraiment magnifique et dont je ne me lasse pas. Dans un registre bien moins exotique j'ai aussi vu (avec un émerveillent très relatif) des rats et des cafards... Heureusements ils ne sortent que la nuit, et je pense qu'ils sont moins nombreux que les reptiles!

Je commence mes cours demain, et j'espère voyager très bientôt. J'ai réussi à placer mes cours sur trois jours (du mardi au jeudi), ce qui me laisse un week end de quatre jours pour faire le tour de l'Asie du Sud Est chaque semaine! (Pour cela j'ai du placer un cours le mardi soir de 20h à 22h, mais je pense que cela en valait la peine). Prochaines destinations : Kuala Lumpur et l'île de Langkawi (célèbre pour ses plages, ses forêts tropicales et son alcool détaxé...). Très bientôt donc un nouveau reportage en direct de la Malaisie où rien ne m'arrête, ni le soleil, ni les moustiques!
|
1 connecté
3436 visiteurs
|
> Lire les 7 commentaires