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Publié le 23/08/2008 à 11:06
Par kenza-malaysia
Eh oui, déjà deux mois que je suis loin de l'Europe et de sa bien aimée charcuterie. Pour fêter ça, l'université nous offre (ainsi qu'à tous les élèves et étudiants malais) une semaine de vacances bien méritée. C'est le mid-term break, ce qui signifie que j'ai déjà effectué la moitié du semestre... Pour cette semaine de vacances, nous avons décidé avec mes colocataires de partir vers le sud de la malaisie en passant quelques jours à Kuala Lumpur, puis à Malacca avant de partir pour Singapour. A Kuala Lumpur, nous séjournons dans Chinatown, qui est un quartier assez sale (peuplé de rats) et bruyant mais qui est dépaysant et très économique! Nous payons en effet 4 euros pour une chambre d'hôtel (pas le grand luxe hein...!). Nous déposons nos valises et partons retrouver des amis allemands dans le centre pour faire ce que chaque touriste se doit de faire à KL : l'incontournable photo au pied des tours Petronas. C'est un peu la tour Eiffel de Malaisie, le tourisme de la capitale tout entière est concentré sur ces deux tours.   Le soir, nous allons au marché chinois où l'on trouve des parfums, des sacs à main, des lunettes ou des bijoux pour tous les goûts. Les imitations de grandes marques sont souvent parfaites et très abordables après un peu de négociation. Nous passons ensuite la soirée dans un bar sympa où nous rencontrons deux français (fait assez rare pour être signalé!). Le lendemain, nous allons nous promener dans le "quartier vert" de KL, où se trouvent les parcs. Nous croisons une bonne centaine de singes pas farouches du tout, à la recherche de nourriture et nous visitons le jardin des orchidées.  Le lundi matin, la chance ne semble pas être de notre côté : à notre réveil il pleut des cordes. Quand finalement, à midi, nous décidons de partir prendre notre petit déjeuner, la pluie se calme un peu. Après avoir avalé rapidement mon McMuffin, je me lève pour attraper mon sac et partir mais la journée s'annonce longue : mon sac n'est plus là... Ma grande chance est que, cinq minutes auparavant, j'ai confié mon passeport à ma colocataire dont le sac était plus imperméable. Je n'ai donc plus de portefeuille, de téléphone, d'appareil photo ou d'ipod mais j'ai mon passeport et ça reste l'essentiel! Le personnel de Mcdo ne semble pas particulièrement coopérant alors nous partons rapidement à la recherche d'un poste de police. Je sais maintenant que s'il y a un métier à ne surtout pas exercer en Malaisie, c'est bien policier. Le poste (qui semble être le poste central de KL) a des allures de prison désaffectée, tout tombe en ruine et l'ascenceur donne envie de monter les dix étages à pieds. J'y vais plutôt par principe, pour effectuer une déclaration de vol. J'avais un mauvais a priori et j'ai été très surprise de la réaction des policiers qui (après des centaines de documents administratifs à remplir) me proposent de m'accompagner chez Mcdo pour visionner les caméras de surveillance! Le visionnage ne donnera rien mais soyons positifs, j'ai eu la chance de monter dans un fourgon de police malaisien... La journée continue avec la recherche et visite de la banque pour l'annulation de mes différentes cartes de crédit (française, française pour la malaisie et malaise...), tout en étant en contact quasi-permanent avec la France via ma mère (merci ;-) qui fait les mêmes démarches depuis la France. Je pars le lendemain de KL et je ne peux pas vraiment dire que je suis triste de quitter la capitale... Le mardi matin, nous quittons Kuala Lumpur pour nous diriger vers Malacca, ancienne cité impériale puis coloniale où se sont succédés les portugais, les hollandais et les anglais. Les rues de la vieille ville évoquent très bien ce mélange, on se croirait dans un quartier historique européen (sans le climat bien sûr...).   Alors que nous nous baladons dans les rues, un malais qui distribue des tracts pour sa petite agence de voyage se propose comme guide de la région. Il nous emmène dans les petits villages où nous voyons les maisons typiques. Le plus frappant est le contraste entre les petites maisons délabrées et les grosses voitures garées devant. Notre guide nous explique que les gens de ces villages dépensent tout leur argent dans leur voiture et leur télé... Il nous explique le nom et l'utilité de chaque plante et arbre que nous croisons. Nous voyons aussi des rizières et des plantations d'arbres à caoutchouc (hévéas). C'est une après-midi très interessante où on a vraiment l'impression de découvrir la Malaisie. Le soir, nous nous promenons dans les rues de Malacca. Nous tombons sur chinatown et c'est la surprise : le premier chinatown que je crois qui soit vraiment propre et ordonné. C'est très joli, avec beaucoup de temples et de petits magasins typiques. Le mercredi matin nous quittons déjà Malacca pour partir à Singapour, où l'ambiance s'annonce très différente. Mais c'est un autre chapitre à venir très bientôt!
Publié le 12/08/2008 à 06:24
Par kenza-malaysia
Me voilà de retour de Kuala Lumpur, la ville gigantesque, tentaculaire, qui fait peur … Eh bien c’est plutôt petit et calme en fin de compte ! Nous avons pris la route jeudi après-midi à bord d’un car de l’université, pour nous rendre à un festival d’étudiants en échange en Malaisie. Le festival comprend une compétition sportive et des représentations de danse et de musique asiatiques traditionnelles. Une seule règle pour y assister : il faut participer ! Mes talents de danseuse n’ayant jamais été clairement confirmés, je me lance dans la compétition sportive et m’inscris dans la seule épreuve disponible pour les filles (quelle discrimination !) : le tir à la corde… (Non non, ne riez pas… !). Le trajet s’annonce long, six heures en pleine journée, alors que nous avons l’habitue de voyager de nuit. En fait les paysages sont absolument magnifiques et les six heures semblent donc très courtes. Nous traversons d’abord des dizaines de kilomètres de plantations de palmier, de toutes les formes et de toutes les tailles. J’ignorais que le monde consommait autant de noix de coco… Ensuite, nous nous retrouvons dans la campagne malaise, face à des paysages qui font un peu penser à ce que l’on imagine du Vietnam : des cours d’eau marron comme des petits Mekong un peu partout, des paysans avec des chapeaux de paille comme ceux des rizières, qui conduisent des troupeaux de quelques vaches maigres… Je vois aussi quelques singes sur les palmiers qui bordent la route. Puis nous arrivons dans la montagne et là encore, c’est très différent. Les paysages ressemblent vaguement aux Vosges, avec de la végétation exotique à la place des pins. Dehors l’humidité doit être énorme, on voit de l’eau couler sur les parois rocheuses. Enfin nous entrons dans la banlieue de Kuala Lumpur. A observer la taille des maisons et les marques des voitures qui nous entourent, nous devons être dans le Beverly Hills de la capitale… Les maisons n’ont plus rien d’asiatique et ressemble à n’importe quel pavillon de luxe occidental. Dans chaque jardin sont garées deux BMW, trois Mercedes et une Porsche… Le retour en Asie est assez rapide dès notre arrivée à l’hôtel. Le « restaurant » du quartier est plutôt douteux (l’intoxication alimentaire aura été longue à venir, mais ça y est, c’est chose faite !) et le gens parlent un anglais plus qu’approximatif. Il va vraiment falloir que j’améliore mon malais ! Le lendemain, nous sommes libres toute la matinée et je décide de me rendre dans le centre-ville de Kuala Lumpur faire un peu de tourisme. Je monte dans un bus touristique qui fait le tour de la ville et de ses principales attractions. Je vois bien sûr les tours Petronas, deuxièmes plus hautes tours du monde (bientôt 3eme, Dubaï construit une tour de 160 étages qui devrait être bientôt terminée…). Le centre ville est très agréable et les constructions traditionnelles cohabitent avec les buildings modernes, au milieu des palmiers. Je suis très étonnée par la propreté de la ville, ce n’est pas vraiment ce que l’on imagine des mégapoles asiatiques. Les lampadaires sont en forme d’Orchidées, les immeubles brillent, les pelouses sont bien tondues… J’attends maintenant de voir Singapour (la semaine prochaine), qui pousse ce côté-là à l’extrême apparemment. L’après midi, nous participons à la compétition sportive. Comme souvent en Malaisie, on passera le plus clair de notre temps à attendre… Je m’attendais à rencontrer pleins d’autres occidentaux à ce festival d’étudiants étrangers mais en fait nous sommes les seuls, les autres étudiants sont africains où asiatiques. Notre équipe de Basket prend d’ailleurs peur en voyant une équipe d’africains immenses à qui il suffit de lever le bras pour marquer un panier. L’épreuve de tir à la corde pour les hommes me fait prendre conscience que c’est assez violent comme « sport » !
Puis à peine 3 petites heures plus tard, notre tour arrive. En voyant nos adversaires, je comprends que ce sera vraiment moins violent que les hommes… Nous affrontons une équipe de frêles filles voilées qui ne semblent pas d’un dynamisme à toute épreuve. Le premier round ne sera donc pas très dur à remporter. Dommage, ça signifie qu’on doit attendre le second, quelques heures plus tard… ! Trois rounds et quatre ou cinq heures plus tard, contre toute attente, notre équipe termine grande championne de l’épreuve de tir à la corde ! Moi qui avait prévu de perdre au premier tour et de retourner jouer la touriste à KL... J’ai donc maintenant une jolie médaille d’or en fer doré et de quoi frimer. Le lendemain je retourne dans le centre de Kuala Lumpur avec la ferme intention de me rendre dans la forêt tropicale qui est un peu le central park d’ici, au pied du quartier des affaires. Malheureusement mon chauffeur de taxi ne parle pas un mot d’anglais, et j’ai beau répéter « forest », « trees », « green thing » et imiter les palmiers, rien n’y fait. Je finis par trouver des malais qui traduisent le mot forêt pour moi (« hutan ») et me retrouve enfin à destination. C’est un endroit assez surprenant : on est au milieu de la forêt tropicale et pourtant on entend la circulation et à certains endroits on aperçoit les tours Petronas. Au détour d’un chemin, je tombe sur une clairière pleine de singes qui sont sans doute conscients qu’ils sont observés et qui font des acrobaties pour les visiteurs.
 
Je retourne finalement dans la ville et part à la recherche d’un distributeur, dans cette ville où personne ne semble parler anglais. Je tombe aussi sur un cybercafé ou des dizaines de jeunes ados chinois jouent, comme dans tous les pays du monde, à des jeux en réseau. KL n’est pas si dépaysant ! Le soir, j’assiste au spectacle de danse et de musique donné par des étudiants dans l’université qui nous accueille. Je suis surprise, c’est vraiment réussi pour des non professionnels ! Nous voyons des danses malaises, indonésiennes, chinoises, indiennes et même africaines. Le lendemain, c’est le jour du départ. Avant de reprendre la route, on nous laisse quelques heures pour nous balader dans le plus grand centre commercial d’Asie du Sud Est… A l’intérieur, entre autres, il y a un parc d’attraction ! Nous faisons un tour de grand huit au milieu des magasins avant de rentrer à la vie tranquille de Penang. Je retourne passer quelques jours à Kuala Lumpur la semaine prochaine, avant de me diriger vers le Sud (Malacca puis Singapour). Je vais pouvoir faire la touriste dans les musées, l’appareil photo au cou, ce que je n’ai pas vraiment fait jusqu’à maintenant, au milieu de la jungle ou sur le bord des plages !
Publié le 04/08/2008 à 13:18
Par kenza-malaysia
Ca y est, j'ai traversé la frontière, je suis passée du côté obscur de la force! En récompense j'ai même reçu un nouveau tampon sur mon passeport (est-ce qu'une fois qu'il est rempli j'ai un billet d'avion gratuit...?). Nous sommes dix aventuriers au départ de Penang à embarquer dans un mini-van pour un trajet de dix heures en direction de Phuket, au Sud de la Thaïlande : deux suisses, deux allemands, deux français, un américain, une canadienne, une suédoise et un malaisien. Après à peine deux heures de route, nous atteignons déjà la frontière et je redécouvre les joies du passage de la douane hors d'un aéroport (l'Union Européenne, quelle belle invention!). Nous sentons très vite le changement de culture, dès notre arrivée en Thaïlande tout semble différent : les jupes se font plus courtes, le maquillage plus prononcé, les néons envahissent les rues et les temples bouddhistes surchargés de dorures remplacent les sobres mosquées. Et pourtant nous ne sommes que dans une petite ville frontalière! En arrivant à Phuket à l'aube, nous sommes tous épuisés. Heureusement nous avons la chance de tomber sur un réceptioniste birman très serviable à notre hôtel, qui nous laisse occuper nos chambres immédiatement. Nous gagnons donc une demi-nuit d'hôtel et quelques heures de sommeil nécessaires. Le lendemain, la vraie découverte commence! La première chose qui me frappe, ce sont les installations électriques : des centaines d'épais cables noirs pendent à travers les rues, donnant le sentiment désagréable que la ville peut exploser à tout moment... Je me sens complètement perdue ici, tout semble plus bruyant et plus désordonné. Les panneaux de signalisation et les noms des magasins sont écrits en Thaï, ce qui ne m'aide pas beaucoup. C'est assez étonnant, la moindre liste d'ingrédients au dos d'une bouteille de ketchup semble être une prière bouddhiste ancestrale... Nous voyons aussi très vite les marques du Tsunami. Des panneaux (en anglais cette fois) nous indiquent le chemin d'évacuation, à suivre en cas de probème. Mais je suis surprise de constater que les bâtiments autour de nous n'ont l'air ni neufs ni dévastés, ce qui est plutôt rassurant.  Après une dizaine de minutes de marche, nous arrivons sur la plage de Long Beach, l'une des plus touristiques au monde. Les vendeurs de bibelots semblent d'ailleurs en avoir conscience. On nous propose des paréos, des têtes d'éléphants en bois et des statuettes de bouddha dont le prix, après quelques minutes de marchandage, se retrouve divisé par quinze. J'ai la vague impression de me faire avoir... La plage est vraiment magnifique, l'eau est claire, le sable blanc et le soleil est présent. Mais elle est très différente de celles que j'ai vues en Malaisie : ici les vagues sont immenses et ne s'arrêtent jamais. On peut se détendre sur le sable mais dans l'eau, c'est définitivement plus sportif.  Après un petit moment au bord de la plage, je pars faire un tour en éléphant. Je fais la connaissance de Ben, qui me transportera sur son dos pendant une heure et de son mahout (le "conducteur d'éléphant") qui le guidera. Je m'installe sur un petit siège fixé sur l'éléphant (ça n'a pas l'air très stable...) et le mahout prend place sur le cou de celui-ci. Nous empruntons un chemin à travers les bananiers et les palmiers. C'est assez impressionnant, l'éléphant parvient à escalader des côtes difficiles ou a traverser des passages escarpé sans problème (mais en prenant tout son temps, il ne faut pas être presser...). Le mahout descend assez rapidement pour marcher devant Ben, en prenant des photos pendant tout le chemin (je dois en avoir une centaine). Au bout d'une dizaine de minutes, il me propose de quitter mon petit siège pour m'installer à mon tour sur le cou de l'éléphant... Au début je ne suis pas vraiment rassurée mais en fin de compte ça se passe très bien, je suis presque prête pour devenir à mon tour mahout!  De retour à l'hôtel, je décide de tester l'authentique massage thaïlandais. Je me fais donc masser pendant deux heures, c'est très sympa. Ceci dit, je ne pense pas être la personne idéale pour les massages... Je suis tellement tendue que je me crispe sans arrêt et lorsqu'un muscle se détend, un autre se contracte. Je ne suis pas faite pour la relaxation...! A la tombée de la nuit, nous partons à la découverte de la célèbre vie nocturne thaïlandaise. J'ai passé deux soirées à Phuket et j'en garde deux souvenirs assez différents. Le premier soir, nous tentons de nous imprégner de l'ambiance qui règne ici. C'est comme si tout ce que la terre compte de mauvais goût et de vulgarité s'étit donné rendez-vous dans cet unique quartier. Rien de réellement dérangeant à voir, plutôt intéressant et ridicule. Certaines filles parviennent à défier les lois de la gravité en portant des shorts laissant paraitre les fesses à la fois en haut et en bas (mais comment fait-il pour tenir en place?) ou des talons qui forcent le pied à se tenir à la verticale... Les mini mini robes-bustier argentées trop serrées sont la norme (et pour moi c'est assez emblématique du mauvais goût...). Nous voyons aussi devant Macdo un véritable homme-sandwich : un homme déguisé en hamburger qui danse sur de la musique techno... (en quoi celà est-il censé me donner envie d'un big mac?). Je rentre à l'hôtel assez tôt, après cette balade fort instructive!  Le lendemain, nous avons une excursion organisée sur koh phi phi (l'une de ces îles a servi de décor au film La Plage...). Nous avons une heure de batau pour nous rendre sur la première île. Au bout de 5 minutes de bateau, Simon le suisse réalise qu'il a le mal de mer (eh oui, en habitant en Suisse il ne pouvait pas deviner). Mauvaise nouvelle pour lui : nous passons presque toute la journée sur le bateau (en l'occurence dans les toilettes du bateau pour lui). Un thaïlandais nous explique le programme de la journée, qui donne dans les grandes lignes : de 10h32 à 11h18, vous pouvez vous relaxer sur la première plage, de 11h23 à 12h46 observation de poissons, de 12h55 à 13h19, déjeuner dans le restaurant prévu à cet effet, etc. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre d'excursions (assez étrange qu'on me dise quand me relaxer...) mais cela a au moins l'avantage de nous donner une vue d'ensemble de l'archipel. Le trajet est extremement mouvementé et nous voyons les gens quitter l'avant du bateau les uns après les autres, livides. Nous sommes des aventuriers et nous tenons le coup, à part ce pauvre Simon. Je suis malgré tout bien contente à la première escale. Nous arrivons sur Phi Phi Leh, l'île célèbre de La Plage. Ca ne fait aucun doute, c'est le paradis... Mais un Paradis perdu! Il y a dix ans ça devait sans doute êre l'un des plus beaux endroits sur terre. Aujourd'hui la crique déborde de bateaux de touristes, de vieilles canettes de coca flottent tristement dans les eaux turquoises et des milliers de personnes s'entassent sur la minuscule plage de sable fin. C'est à vrai dire plus déprimant qu'autre chose.  Nous voyons ensuite des paysages vraiment magnifiques avec d'énormes rochers qui se dressent hors de l'eau tout autour de nous, l'eau regorge de poissons... La vie aquatique me semble tout de même moins variée que sur la côte Est de la Malaisie (ici ni tortue, ni requin) mais je vois tout de même un poisson zèbre et des poisson scie (c'est bien comme ça que ça s'appelle?). Après cette journée en plein soleil, ma peau commence à peler et j'ai maintenant un beau bronzage de léopard, avec des petites tâches blanches sur les épaules... Au moins mon bronzage et unique, et très artistique!  Le soir, nous retournons dans le quartiers des bars et boites de nuits. Je suis moins fatiguée que la veille, et donc plus observatrice. Dans un des bars où nous sommes (où un très bon groupe joue du Pink Floyd!), j'aperçois un couple mixte : un européen et une thaïlandaise. Je me demande alors s'ils habitent en Europe et sont ici en vacances ou bien si l'homme s'est installé ici avec sa femme (je vous vois d'ici sourire de ma naïveté, mais ils ressemblaient assez à un couple marié...!) Je tourne la tête et vois un deuxième couple mixte, puis un troisième... En fait, ils sont à toutes les tables... Bon, ils ne sont peut-être pas mariés finalement! En Europe on voit aussi des prostituées, c'est même fréquent selon les quartiers. La très très grande différence ici, c'est que l'on voit aussi les clients, et c'est ce que j'ai trouvé terrible. J'essaie de jeter des regards méprisants à ceux-ci dès que je le peux mais s'ils n'ont pas honte de s'afficher comme ça, je n'y changerais rien... Je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté de ça la veille. Une fois que j'ai remarqué cette aspect de la vie nocturne, impossible de voir autre chose. Je rentre donc assez tôt. J'ai quand même vu un groupe sympa jouer de la bonne musique, la soirée n'est pas perdue. Et je pense aussi que le fait de voir tout ça permet d'en prendre vraiment conscience, ce qui n'est pas plus mal. Nous rentrons le lendemain matin (nous n'arriverons que le soir...). Dans ce sens là, la frontière est bien plus dur à passer! Les douaniers font des prélèvements aléatoires pour tester si l'on a de la drogue dans le sang, les valises et les voitures sont fouillées... C'est aussi pour ça que l'on se sent plus en sécurité en Malaisie. Je suis ravie de retourner à la "vie normale" et tranquille de Penang. J'ai passé un week-end très interessant, j'ai vu des paysages magnifiques et découvert une culture (enfin en deux jours, c'est un peu court hein!) mais en Thaïlande je me sens tellement perdue... En plus en échange en Thaïlande je serais sans aucun doute morte de faim (en Malaisie je peux dire "not spicy", en Thaïlande ils parlent assez mal anglais...). Le week-end prochain je vais à Kuala Lumpur pour participer à un festival d'étudiants en échange en Malaisie. Je vais découvrir un côté complètement différent de la Malaisie, j'ai hâte de revenir avec plein de nouvelles photos!
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