1 connecté
15050 visiteurs
|
Publié le 19/01/2009 à 03:36
Par Le Cinematographe
Who wants to see Slumdog Millionaire?
Slumdog Millionaire, Danny Boyle, USA/GB.
Carton assuré de ce début d’année 2009, le nouveau film de Danny Boyle est porté par un conte de fée. Celui d'un garçon indien, né dans le bidonville de Mumbay. Il parvient jusqu’à la dernière question du « Qui veut gagner des millions ? » indien. Happy-end ou désillusion?
Danny Boyle, n’est plus tout jeune, 52 ans. Pourtant, ne vous attendez pas à voir son cinéma vieillir. Danny Boyle c’est l’anti Rolling Stones. Slumdog Millionnaire démarre brutalement. Par la vie d’un bidonville indien, par la violence d’une séance de torture dans une geôle indienne, par la tension d’une émission en direct. Pas question de rater le début, il est trop réussi.
L’histoire est simple. Jamal Malik est né dans un bidonville immonde : Mumbay. Enfant, il perd sa mère et se débrouille seul avec son frère. Chemin faisant ils recueillent une jeune fille : Latika. Par le truchement d’une vie que l’on soupçonne mouvementée, l’enfant des bidonvilles est sélectionné pour participer au « Who wants to be a millionnaire ? ». Après des débuts difficiles dans le jeu, il s’habitue à la pression et grimpe peu à peu les échelons. L’Inde toute entière a trouvé son miracle. Mais le présentateur le soupçonne de fraude et le fait arrêter. Questionné par un sergent incrédule, Jamal va devoir justifier une par une ses réponses, pirouette narrative que l’on peut juger facile, ou nécessaire, au choix. Le déroulé de la vie du Slumdog Millionnaire peut débuter, il se trouve que chaque question à laquelle il a bien répondu correspond à un épisode dramatique de son existence.
Parachuté d’un plateau télé jusqu’au bidonville de Mumbay, le choc opère. Il faut filmer chaque événement au cœur des bidonvilles, au plus près de la réalité du terrain. La notion de jungle urbaine prend alors tout son sens et Boyle réalise des exploits techniques pour fondre l’œil du spectateur dans la vie indienne.
Mumbay Pour se rapprocher de la rue, l’équipe du film va utiliser des techniques novatrices, mais peu orthodoxes : « Anthony Dod Mantle, le directeur photo, a réussi à capter la vie qui grouillait autour de nous sans que les habitants nous remarquent. On a aussi utilisé ce que nous appelions une CanonCam, qui consistait en un appareil photo Canon capable de prendre 12 images à la seconde. Le film est donc un mélange de différentes technologies. Anthony devait porter un disque dur sur son dos qui enregistrait les images. Ce dispositif lui donnait des airs de touriste se baladant dans les rues des bidonvilles alors qu’en réalité, il était en train de filmer » rappelle le réalisateur. Le résultat est vraiment surprenant, la mise en scène est géniale dans le sens ou les sources de prises de vue sont très différentes, il en résulte un rythme effréné très jouissif et conforme à la vivacité des centres villes indiens. Petit à petit, Jamal retrace le déroulement de l’émission en justifiant une par une les réponses aux questions qu’il n’aurait pas du savoir. De plus en plus convaincu par le jeune homme, le chef de la police s’approprie la vie de Jamal. Il découvre le rapport très lointain qu’entretient Jamal avec l’argent, la célébrité, la reconnaissance et se demande pourquoi celui-ci s’est inscrit à ce show télévisé. La deuxième partie du film débute donc, sur les réelles motivations de Jamal Malik. Torpiller un film, avec une histoire d’amour. Boyle, proclamé Génie du Cinéma depuis Trainspotting en 1996 (ou même Petits meurtres entre Amis, 1994) tenait avec Slumdog Millionnaire un film unique, vivant et très réaliste sur l’Inde. C’était sans compter une histoire d’amour bête, convenue et terriblement ennuyeuse. Jamal est en effet épris de Latika depuis son enfance, la belle – interprétée par Freida Pinto, mannequin qui, un comble, déclare avoir accepté le rôle car elle a adoré Trainspotting – celle-ci est malheureusement mariée à un riche mafieux et se refuse à Jamal… La suite devient donc extrêmement convenue, le héros veut passer à la télé pour conquérir celle qu’il aime. On frise le ridicule lorsque Jamal utilise le joker « call a friend », pour appeler son frère. C’est Latika qui répond : « je ne sais pas... ». Jamal rit, il n’est pas le seul.
« You wanted to see real India? » Il n’en reste pas moins qu’il faut voir Slumdog Millionnaire, le « must see » du moment en Grande Bretagne est une expérience humaine épatante. La vision du spectateur au milieu d’une scène de vie aussi fourmillante est rendue objective par l’absence de biais inhérent à la prise d’image. Innovant mais surtout réaliste dans sa première partie, loin des clichés des agences de voyage, loin des clichés « Bollywood ». L’Inde a son Hollywood qui masque les faiblesses du pays, Boyle est la pour rétablir une certaine part de réalité : « J’avais visité des bidonvilles dans d’autres parties du monde, comme Kibera au Kenya. En Inde, ce qui surprend d’abord, c’est le mélange d’odeur d’excréments et de safran. C’est une des plus grandes puissances nucléaires mais aussi un des rares pays où on ne trouve pas de toilettes publiques… ».
Publié le 15/01/2009 à 02:36
Par Le Cinematographe
PSG – Lens : 2-0 Bienvenue à Paris
Dernier des quarts de finale de la Coupe de la Ligue, le Paris Saint-Germain recevait Lens au Parc des Princes. L’équipe de Paul Le Guen se qualifie et rejoint Bordeaux, Vannes et Nice en demi-finale. 700 policiers étaient massés aux abords du Parc des princes. Le dispositif sérieux mis en place visait à éviter les heurts entre supporters. Ce sera désormais une habitude pour les prochaines confrontations entre les deux clubs. Côté foot, le PSG démarre cette année comme l’année dernière. Heureux en coupe, malheureux en championnat.
Ce mercredi, les deux équipes avaient un affront à laver. Le PSG est revenu humilié de son voyage à Bordeaux (4-0) et Lens a été battu par Boulogne 3-1. Lancés dans la course au titre dans leurs deux divisions respectives, les deux équipes ont mal débuté et doive se rattraper.
Mais pour les artésiens les choses se sont vite compliqués, les mauvaises résolutions ont été tenues. Inefficace devant le but, les Sangs et Ors peinent à cadrer leurs tirs en première période. Le premier but est finalement à l’image de ces quarante cinq premières minutes… Brouillon. Sidi Keita subit la pression de Péguy Luyindula et détourne le ballon dans son but. Runje, trop loin de son partenaire, ne peut rien faire.
1-0 à la pause
Sans Guillaume Hoarau, Ludovic Giuly ni Stéphane Sessegnon, le PSG ne brille pas, l’animation offensive est laissé à Luyindula et Kezman. Forcément le début de la seconde période est poussif. Jusque l’arrivée sur la pelouse de Doumeng à la place de Roudet. L’ancien joueur de Valencienne fut le seul à réveiller les supporters lensois. Sessegnon rentre pour Paris à la même période, le coaching de Le Guen à cet occasion est clairement en faveur d’un contrôle de l’entrejeu.
Stratégie gagnante puisque rien ne se passe jusqu'à la dérive des supporters parisiens, jusqu’ici très dignes. Je regrette ainsi l’hypocrisie des commentateurs et des journalistes online, passant sous silence l’ambiance des deux minutes qui précède le deuxième but parisien. Sous les « Lensois, lensois on t’encule, et autre Bollaert on t’encule », c’est Jérémy Clément qui s’offre le but de la victoire.
Publié le 12/01/2009 à 00:14
Par Le Cinematographe
A MARSEILLE, LA PLACE DES « CAGOLES »
La « cagole », expression populaire répandue ne se limite plus à un folklore mythique. Son utilisation s’est renouvelée dernièrement, que signifie cette évolution? C’est un record. Visionnée plus de 700 000 fois depuis sa mise en ligne sur Youtube, la vidéo « les cagoles de Marseille » revisite le genre. Le mélange entre le style « cagole », son franc parler et sa vulgarité sonne parfaitement.
« Quand je vais rue Saint Fé c’est pour brancher » chantent « Fatal Kadera et Chichon Anissa », les deux pseudonymes choisis par les interprètes de ce rap satyrique estampillé quartiers nord. Anonymes et non identifiables certes, mais les deux jeunes femmes revendiquent une identité bien prononcée : « va pas me prendre pour un bonhomme ; dans le bus on se fait respecter ».
« Et surtout elle vous casse les oreilles! » raconte un Marseillais sur le Vieux-Port. Les « cagoles » ne passent pas inaperçues. Les Marseillais en ont pris l’habitude, mais à y regarder de plus près le comportement des jeunes filles de banlieues pose des questions.
Selon la sociologue Monique Haicaut, « Parmi les villes méditerranéennes, Marseille n’est pas la plus ségrégationniste des cités, mais par rapport au reste du territoire national, être une jeune fille est moins simple ici, être une femme tout court non plus. De plus, une femme n’est pas une « cagole » d’elle-même, elle ne le devient que par les regards des hommes ».
La sociologue, animatrice en 2003 du colloque « Marseille : des femmes dans les lieux et les temps quotidiens » affirme que l’accès des femmes à l’espace public, à fortiori au centre ville, est récent. « Mais chez les jeunes filles des quartiers nord le problème est plus complexe » explique Monique Haicaut. D’après les travaux des sociologues, les rues commerçantes semblent servir de refuges pour ces jeunes filles qui subissent la violence des hommes et leurs regards de manière plus dure dans les quartiers nord. Monique Haicaut tempère : « Le centre ville n’est pas pour autant un endroit neutre pour les jeunes, d’où le maquillage et tout le reste, l’attitude agressive constitue un rempart contre la violence symbolique des hommes ».
Un idéal féminin Une violence qui n’est pas négligeable à Marseille, ce comportement de groupe rappelle celui des supportrices de l’OM « MTP Cagoles » qui pendant longtemps se sont rendues au vélodrome – symbole d’une société fortement masculine à Marseille - déguisées en « cagoles ».
L’auteur marseillais, Jean-Marc Valladier, évoque le personnage de la cagole comme une « icône d'une féminité idéalisée ». Ainsi, en devenant un stéréotype, les prétendues cagoles se parent d’un costume rassurant. D’autant que comme le rappelle Monique Haicaut, « ces demoiselles ne se déplacent pas à plusieurs innocemment, comme pour les bandes masculines l’importance du nombre nous renseigne sur un manque d’autonomie, d’assurance et de confiance en soi, que pallie la force du groupe ». La sécurité du groupe devient donc indiscutable.
Elle concède que ce besoin de s’affirmer en groupe peut être un frein à l’autonomisation du comportement des jeunes filles de banlieues. Néanmoins, ce manque d’autonomie n’est que provisoire, la sociologue se veut rassurante : « Les choses changent continuellement, les comportements évoluent très vite et dans le bon sens ».
Publié le 08/01/2009 à 00:53
Par Le Cinematographe
A découvrir : Marseille sous la neige
Les Marseillais viennent de vivre une journée exceptionnelle, tôt dans la matinée plus de 20 centimètres de neige ont recouvert les rues. Les uns amusés et surpris, les autres sont tout aussi étonnés, mais prisonniers dans leur voiture. Journée de galère sur les routes contre après-midi festive dans le centre ville.
A Marseille, le lancement des soldes d’hiver a pris une tournure surprenante, un épais manteau neigeux s’est invité à la valse des étiquettes. Et ce sont les clients qui plus d’une fois ont valsé. La neige a envahit rues et trottoirs, rendant la circulation des piétons hasardeuse. Il en fallu du courage pour braver les intempéries et rejoindre les magasins du centre.
Une fois sur place, point de cohue, point de file d’attente, certains magasins sont même restés fermés faute de vendeuses. Il faut dire que les points d’accès par l’autoroute sont vite devenus des patinoires. A partir d’onze heures du matin, les autoroutes sont bloquées, à midi un communiqué de la mairie enjoint même les marseillais à rester chez eux. Les facs de Marseille qui avaient prévu des examens ont dû les reporter.
Météo France a pourtant prévenu, mais pour tout Marseillais qui se respecte, la neige qui bloque les routes, c’est la sardine qui bouche le Vieux-Port. Une boutade qui peut pourtant expliquer l’entêtement ce matin des automobilistes, qui pour ne rien arranger ne savent pas vraiment conduire dans ces conditions. Mais la situation s’est transformée en catastrophe, car la cité phocéenne s’isole peu à peu de l’extérieur. L’aéroport paralysé dès 8 heures 30, le trafic TER a connu la même mésaventure ainsi que le tram. Du côté des bus, le service était suspendu toute la journée. Ce soir, plus de 500 véhicules demeurent coincés sur les autoroutes, les pompiers assurent les secours et les ravitaillements. Mais alors pourquoi une telle pagaille ? Du coté de la DDE 13, la réponse est évidente. Le caractère exceptionnel des chutes d’or blanc explique la situation, on n’avait pas vu ça depuis 1987. Il y avait inadéquation entre les moyens disponibles et les moyens nécessaires. De son côté, l’adjoint au maire de Marseille invité sur LCM, José Allegrini fustige l’insolence de ses administrés qui n’ont pas pris en compte les différents avertissements de Météo France, pourtant bien relayés par les médias locaux mais indique que ces mises en garde étaient, selon lui, trop timorées. Demain tout devrait rentrer dans l’ordre et bonne nouvelle pour les jeunes Marseillais, les écoles, collèges et lycées resteront fermés. L’exemple à Plan de Cuques d’une commerçante courageuse :
Alix Hasbroucq est salariée d’une boutique dans la zone commerciale de Plan de Cuques, domiciliée à Marseille, elle s’est tout de même rendue sur son lieu de travail. Avez-vous été surprise par la neige ce matin ? La neige ne m'a pas surprise ce matin, j'étais au courant depuis le week-end dernier que nous aurions de la neige pour ce mercredi, je m'y étais donc préparée. Cependant, je n'avais pas imaginé qu'il n'y aurait pas de bus. J'ai donc du réveiller mon compagnon pour qu'il puisse m'emmener. Pour la circulation, à 9h ce matin, ça allait très bien, à part les peureux qui bloquaient la voie en roulant à 20 km/h.
Comment jugez-vous l’action des services de voirie? Je trouve qu'à Plan de Cuques, la mairie à agit assez rapidement pour le déblayage des voies, mais c'était du vite fait mal fait. Et Marseille sous la neige? Marseille sous la neige, ça a définitivement son charme.
Publié le 27/11/2008 à 23:52
Par Le Cinematographe
A Marseille, les enseignants restent mobilisés :
40000 personnes ont défilé à paris le jeudi 20 novembre et environ un tiers des professeurs des écoles primaires n’ont pas fait classe, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale. Réagissant à l’appel de leurs syndicats, les instituteurs sont descendus dans la rue, exprimant de nombreuses craintes sur les réformes à venir. A Marseille, 10000 manifestants ont parcouru les rues de la ville et selon le rectorat d’Aix-Marseille seul la moitié du personnel était avec les enfants. Mais sur le vieux port, on ne relâche pas la pression. Mardi 20 novembre, c’était au tour du groupe des grévistes non syndiqués d’appeler à un nouveau débrayage. Certes le succès de l’action est moindre, à peine 10 pour cent de grévistes. Mais l’intersyndicale qui s’est jointe à cette journée se félicite : « on occupe le terrain et on maintien la pression, c’est une manière de préparer les prochaines journées d’actions » explique les militants du SGEN. Et peu importe si la mairie de Marseille assure qu’aucune école n’a été perturbée. L’intersyndicale justement se réunissait ce jeudi 27 novembre 2008, afin de préparer les prochaines mobilisations. Mais aussi pour exprimer des revendications. En clair, il est possible de dégager les quatre raisons de cette colère. Les suppressions de postes tout d’abord, «60000 postes ont été supprimés depuis 2002 » affirme les syndicats. De l’aveu des enseignants présents les classes deviennent de plus en plus chargées. Vient ensuite la suppression des réseaux d’aide spécialisée pour les élèves en difficultés (les Rased). Créé en 1990, ceux-ci semblent d’un grand secours pour l’école. Karine Gerles témoigne : « je suis professeure des écoles à l’établissement Major Cathédrale, les Rased s’occupent des enfants les plus difficile, certains n’ont pas acquis les bases, ils ne font pas la différence entre un nombre et l’autre ; ils ont d’énormes soucis pour s’exprimer… ». Ainsi le courant entre maitre et élève ne passe pas, c’est donc le travail des Rased de les réintégrer dans l’apprentissage normal ou de décider d’un placement en classe spécifique. « Darcos, le ministre de l’éducation les supprime car ils ne sont pas efficaces, mais les Rased ont toujours fonctionné dans l’urgence, en sous effectif et sans réels moyens pour obtenir des résultats » indique le représentant du SNUIPP Christophe Doré. Selon lui c’est aussi un moyen de faire des économies, « ces maitres sont spécialisés et sont formés pendant plus longtemps, cela coute plus cher mais c’est nécessaire ». " Darcos ne connait rien à la maternelle " L’intersyndicale s’insurge également d’une piste de réflexion lancée par le ministre. La création d’une agence de remplacement serait à l’ordre du jour. « L’objectif est de prendre des vacataires non diplômés pour remplacer les absences de longue durée, les brigades de remplacements vont être supprimées. On se demande comment seront remplacées les absences courtes… » poursuivent les syndicats. Enfin, la réforme de la maternelle fait peur aux professionnels du secteur, Christophe Doré s’emporte : « Darcos ne connait rien à la maternelle, il veut créer des jardins d’éveil pour les enfants jusque quatre ans, des structures payantes en plus ! ». Le SGEN conclut la réflexion de l’intersyndicale en proposant une journée d’action le 8 décembre, avant la manifestation nationale interprofessionnelle du mercredi 10. Du coté de l’UNSA on aurait bien aimé aller plus loin et proposer une grève reconductible. Des propos forts, qui ont connu un vif succès chez les lycéens présents. Il faut dire qu’en fond sonore résonnaient les slogans des lycéens venus manifester ce jour là, leurs syndicats se disent près à suivre l’intersyndicale vers un durcissement des actions. De l’avis de tous, si rien n’évolue dans le bon sens, le mois de janvier sera très agité.
|
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
|