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Publié le 12/01/2009 à 00:14
Par Le Cinematographe
A MARSEILLE, LA PLACE DES « CAGOLES »



La « cagole », expression populaire répandue ne se limite plus à un folklore mythique. Son utilisation s’est renouvelée dernièrement, que signifie cette évolution?


C’est un record. Visionnée plus de 700 000 fois depuis sa mise en ligne sur Youtube, la vidéo « les cagoles de Marseille » revisite le genre. Le mélange entre le style « cagole », son franc parler et sa vulgarité sonne parfaitement.

« Quand je vais rue Saint Fé c’est pour brancher » chantent « Fatal Kadera et Chichon Anissa », les deux pseudonymes choisis par les interprètes de ce rap satyrique estampillé quartiers nord. Anonymes et non identifiables certes, mais les deux jeunes femmes revendiquent une identité bien prononcée : « va pas me prendre pour un bonhomme ; dans le bus on se fait respecter ».

« Et surtout elle vous casse les oreilles! » raconte un Marseillais sur le Vieux-Port. Les « cagoles » ne passent pas inaperçues. Les Marseillais en ont pris l’habitude, mais à y regarder de plus près le comportement des jeunes filles de banlieues pose des questions.

Selon la sociologue Monique Haicaut, « Parmi les villes méditerranéennes, Marseille n’est pas la plus ségrégationniste des cités, mais par rapport au reste du territoire national, être une jeune fille est moins simple ici, être une femme tout court non plus. De plus, une femme n’est pas une « cagole » d’elle-même, elle ne le devient que par les regards des hommes ».

La sociologue, animatrice en 2003 du colloque « Marseille : des femmes dans les lieux et les temps quotidiens » affirme que l’accès des femmes à l’espace public, à fortiori au centre ville, est récent. « Mais chez les jeunes filles des quartiers nord le problème est plus complexe » explique Monique Haicaut. D’après les travaux des sociologues, les rues commerçantes semblent servir de refuges pour ces jeunes filles qui subissent la violence des hommes et leurs regards de manière plus dure dans les quartiers nord. Monique Haicaut tempère : « Le centre ville n’est pas pour autant un endroit neutre pour les jeunes, d’où le maquillage et tout le reste, l’attitude agressive constitue un rempart contre la violence symbolique des hommes ».

Un idéal féminin

Une violence qui n’est pas négligeable à Marseille, ce comportement de groupe rappelle celui des supportrices de l’OM « MTP Cagoles » qui pendant longtemps se sont rendues au vélodrome – symbole d’une société fortement masculine à Marseille - déguisées en « cagoles ».

L’auteur marseillais, Jean-Marc Valladier, évoque le personnage de la cagole comme une « icône d'une féminité idéalisée ». Ainsi, en devenant un stéréotype, les prétendues cagoles se parent d’un costume rassurant. D’autant que comme le rappelle Monique Haicaut, « ces demoiselles ne se déplacent pas à plusieurs innocemment, comme pour les bandes masculines l’importance du nombre nous renseigne sur un manque d’autonomie, d’assurance et de confiance en soi, que pallie la force du groupe ». La sécurité du groupe devient donc indiscutable.

Elle concède que ce besoin de s’affirmer en groupe peut être un frein à l’autonomisation du comportement des jeunes filles de banlieues. Néanmoins, ce manque d’autonomie n’est que provisoire, la sociologue se veut rassurante : « Les choses changent continuellement, les comportements évoluent très vite et dans le bon sens ».
Publié le 20/10/2008 à 20:10
Par Le Cinematographe
Quand la cuisine chasse les nuages du quotidien.


La cuisine créole peut apporter une touche de soleil à votre cuisine, mais il n’est pas évident de se lancer dans l’élaboration d’un menu. Cependant la foire de Marseille propose de nombreux stands antillais, les exposants ne manqueront pas de vous livrer leur secret pour une cuisine plus gaie.

Le soleil vous manque, vous ne savez plus quoi faire à manger, vous désirez égayer votre quotidien ? Il existe une solution ! Commencez donc par cuisiner créole. C’est à la portée de tous. Pour vous en convaincre rendez-vous à la foire, Esplanade 7.

Plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez déguster sur place un repas typique des iles, tout en vous renseignant sur les différentes recettes ; ou alors repartir de avec tous les ingrédients dont vous aurez besoin pour cuisiner créole. Le choix très large de produits locaux est une aubaine pour profiter d’une belle soirée d’été. Quelle est la recette d’un bon repas créole ?


Un menu des plus riches en saveurs


Commençons par le choix des alcools, pour l’apéritif vous pouvez opter pour une boisson peu connue : le rhum Maitai (rhum brun, citron vert, sucre de canne, vanille de Tahiti, jus d’orange et sirop de grenadine). Avec le plat la tradition antillaise c’est le vin rouge.

Pour l’entrée, rien de tel qu’une assiette créole façon Matété : un boudin antillais servi avec une chiquetaille de morue (miettes de morue mélangées avec carottes, oignons, tomates et persil). En plat principal, un colombo de poulet avec du riz blanc et un accompagnement à base d’haricots rouges sera parfait. Pour le dessert n’hésitez pas, le Mont-Blanc à la noix de coco est un passage obligé. Pour clôturer le repas, un café avec une touche de rhum vieux.

Pour autant si vous ne savez pas cuisiner, vous pouvez faire un sandwich poulet créole très simple. Il vous suffira de faire cuire du poulet accompagné d’une tomate en tranche, d’ail, d’échalotes et de persil ; ensuite mettez le tout dans votre baguette. Et si vous n’y arrivez toujours pas, alors là, c’est sur : la cuisine créole n’est pas faite pour vous.

Publié le 24/07/2008 à 17:17
Par Le Cinematographe


Natixissien:



Monsieur, Madame, Mademoiselle, je dispose chez vous d’un compte sur lequel stagne une somme qui m’appartient. Je souhaite la récupérer car je ne suis plus sous le joug de mon ancien employeur. Cette carne délavée n’a pas jugé ma présence fertile et bénéfique pour son entreprise. Il faut bien dire, cher Natixissien ou Natixissienne - n’en déplaise à certains - que quand ca fait pschitt on a souvent envie de débloquer.
Ainsi pour débloquer je joue du numéro d’entreprise 65128 et de mon numéro de compte 1741572856124. Soit tout de même, si les arabes n’avaient jamais eu d’idées géniales ; six, cinq, cent vingt huit. De même pour le numéro de compte, un, sept, quatre, un, cinq, sept, deux, huit, cinq, six, un, deux, quatre. J’en passe et des meilleurs cher Natixissien, ton nom te va à ravir.
Je te souhaite d’imaginer par toi-même la formule de politesse qui aurait du suivre, ta formule, celle qui assurément te fera bander toute cette sainte journée.
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