Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
<














Trafic
1 connecté
14795 visiteurs
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Yahoo :
Publié le 08/01/2009 à 00:53
Par Le Cinematographe
A découvrir : Marseille sous la neige

Les Marseillais viennent de vivre une journée exceptionnelle, tôt dans la matinée plus de 20 centimètres de neige ont recouvert les rues. Les uns amusés et surpris, les autres sont tout aussi étonnés, mais prisonniers dans leur voiture. Journée de galère sur les routes contre après-midi festive dans le centre ville.


A Marseille, le lancement des soldes d’hiver a pris une tournure surprenante, un épais manteau neigeux s’est invité à la valse des étiquettes. Et ce sont les clients qui plus d’une fois ont valsé. La neige a envahit rues et trottoirs, rendant la circulation des piétons hasardeuse. Il en fallu du courage pour braver les intempéries et rejoindre les magasins du centre.

Une fois sur place, point de cohue, point de file d’attente, certains magasins sont même restés fermés faute de vendeuses. Il faut dire que les points d’accès par l’autoroute sont vite devenus des patinoires. A partir d’onze heures du matin, les autoroutes sont bloquées, à midi un communiqué de la mairie enjoint même les marseillais à rester chez eux. Les facs de Marseille qui avaient prévu des examens ont dû les reporter.

Météo France a pourtant prévenu, mais pour tout Marseillais qui se respecte, la neige qui bloque les routes, c’est la sardine qui bouche le Vieux-Port. Une boutade qui peut pourtant expliquer l’entêtement ce matin des automobilistes, qui pour ne rien arranger ne savent pas vraiment conduire dans ces conditions.

Mais la situation s’est transformée en catastrophe, car la cité phocéenne s’isole peu à peu de l’extérieur. L’aéroport paralysé dès 8 heures 30, le trafic TER a connu la même mésaventure ainsi que le tram. Du côté des bus, le service était suspendu toute la journée. Ce soir, plus de 500 véhicules demeurent coincés sur les autoroutes, les pompiers assurent les secours et les ravitaillements. Mais alors pourquoi une telle pagaille ?



Du coté de la DDE 13, la réponse est évidente. Le caractère exceptionnel des chutes d’or blanc explique la situation, on n’avait pas vu ça depuis 1987. Il y avait inadéquation entre les moyens disponibles et les moyens nécessaires. De son côté, l’adjoint au maire de Marseille invité sur LCM, José Allegrini fustige l’insolence de ses administrés qui n’ont pas pris en compte les différents avertissements de Météo France, pourtant bien relayés par les médias locaux mais indique que ces mises en garde étaient, selon lui, trop timorées.



Demain tout devrait rentrer dans l’ordre et bonne nouvelle pour les jeunes Marseillais, les écoles, collèges et lycées resteront fermés.





L’exemple à Plan de Cuques d’une commerçante courageuse :



Alix Hasbroucq est salariée d’une boutique dans la zone commerciale de Plan de Cuques, domiciliée à Marseille, elle s’est tout de même rendue sur son lieu de travail.



Avez-vous été surprise par la neige ce matin ?

La neige ne m'a pas surprise ce matin, j'étais au courant depuis le week-end dernier que nous aurions de la neige pour ce mercredi, je m'y étais donc préparée. Cependant, je n'avais pas imaginé qu'il n'y aurait pas de bus. J'ai donc du réveiller mon compagnon pour qu'il puisse m'emmener. Pour la circulation, à 9h ce matin, ça allait très bien, à part les peureux qui bloquaient la voie en roulant à 20 km/h.

Comment jugez-vous l’action des services de voirie?

Je trouve qu'à Plan de Cuques, la mairie à agit assez rapidement pour le déblayage des voies, mais c'était du vite fait mal fait.



Et Marseille sous la neige?

Marseille sous la neige, ça a définitivement son charme.

 

 


Publié le 27/11/2008 à 23:52
Par Le Cinematographe

A Marseille, les enseignants restent mobilisés :


 

40000 personnes ont défilé à paris le jeudi 20 novembre et environ un tiers des professeurs des écoles primaires n’ont pas fait classe, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale. Réagissant à l’appel de leurs syndicats, les instituteurs sont descendus dans la rue, exprimant de nombreuses craintes sur les réformes à venir. A Marseille, 10000 manifestants ont parcouru les rues de la ville et selon le rectorat d’Aix-Marseille seul la moitié du personnel était avec les enfants.


Mais sur le vieux port, on ne relâche pas la pression. Mardi 20 novembre, c’était au tour du groupe des grévistes non syndiqués d’appeler à un nouveau débrayage. Certes le succès de l’action est moindre, à peine 10 pour cent de grévistes. Mais l’intersyndicale qui s’est jointe à cette journée se félicite : « on occupe le terrain et on maintien la pression, c’est une manière de préparer les prochaines journées d’actions » explique les militants du SGEN. Et peu importe si la mairie de Marseille assure qu’aucune école n’a été perturbée.


L’intersyndicale justement se réunissait ce jeudi 27 novembre 2008, afin de préparer les prochaines mobilisations. Mais aussi pour exprimer des revendications. En clair, il est possible de dégager les quatre raisons de cette colère.


Les suppressions de postes tout d’abord, «60000 postes ont été supprimés depuis 2002 » affirme les syndicats. De l’aveu des enseignants présents les classes deviennent de plus en plus chargées.


Vient ensuite la suppression des réseaux d’aide spécialisée pour les élèves en difficultés (les Rased). Créé en 1990, ceux-ci semblent d’un grand secours pour l’école. Karine Gerles témoigne : « je suis professeure des écoles à l’établissement Major Cathédrale, les Rased s’occupent des enfants les plus difficile, certains n’ont pas acquis les bases, ils ne font pas la différence entre un nombre et l’autre ; ils ont d’énormes soucis pour s’exprimer… ». Ainsi le courant entre maitre et élève ne passe pas, c’est donc le travail des Rased de les réintégrer dans l’apprentissage normal ou de décider d’un placement en classe spécifique. « Darcos, le ministre de l’éducation les supprime car ils ne sont pas efficaces, mais les Rased ont toujours fonctionné dans l’urgence, en sous effectif et sans réels moyens pour obtenir des résultats » indique le représentant du SNUIPP Christophe Doré. Selon lui c’est aussi un moyen de faire des économies, « ces maitres sont spécialisés et sont formés pendant plus longtemps, cela coute plus cher mais c’est nécessaire ».


" Darcos ne connait rien à la maternelle "


L’intersyndicale s’insurge également d’une piste de réflexion lancée par le ministre. La création d’une agence de remplacement serait à l’ordre du jour. « L’objectif est de prendre des vacataires non diplômés pour remplacer les absences de longue durée, les brigades de remplacements vont être supprimées. On se demande comment seront remplacées les absences courtes… » poursuivent les syndicats.


Enfin, la réforme de la maternelle fait peur aux professionnels du secteur, Christophe Doré s’emporte : « Darcos ne connait rien à la maternelle, il veut créer des jardins d’éveil pour les enfants jusque quatre ans, des structures payantes en plus ! ».


Le SGEN conclut la réflexion de l’intersyndicale en proposant une journée d’action le 8 décembre, avant la manifestation nationale interprofessionnelle du mercredi 10. Du coté de l’UNSA on aurait bien aimé aller plus loin et proposer une grève reconductible. Des propos forts, qui ont connu un vif succès chez les lycéens présents. Il faut dire qu’en fond sonore résonnaient les slogans des lycéens venus manifester ce jour là, leurs syndicats se disent près à suivre l’intersyndicale vers un durcissement des actions. De l’avis de tous, si rien n’évolue dans le bon sens, le mois de janvier sera très agité.

Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Mon bloc perso.