Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
<














Trafic
3 connectés
15056 visiteurs
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Yahoo :
Publié le 12/03/2008
Par Le Cinematographe

 

 

Un Singe en Hiver :

 

 

Réalisé par Henry Verneuil d’après le Roman d’Antoine Blondin en 1962.




        « En Chine quand les grands froids arrivent, dans toutes les rues des villes on trouve des tas de petits singes égarés sans père ni mère. On ne sait pas si ils sont venus là par curiosité ou bien par peur de l’hiver mais, comme tout les gens la bas croient que même les singes ont une âme ils donnent tout ce qu’ils ont pour qu’on les ramène dans leurs forets, pour qu’ils retrouvent leurs habitudes, leur amis. Et c’est pour ça qu’on voit des trains plein de petits singes qui remontent vers la jungle. »



        Albert Quentin mène pendant la guerre une douce existence dans la petite ville de Tigreville en Normandie où il y a ouvert un hôtel, pendant l’occupation il semble attendre que cela se passe. Il occupe ses soirées à boire pour rêver d’Indochine avec son second Esnault. Pourtant ce prince de la cuite va promettre à sa femme Suzanne Quentin que si leur couple et leur hôtel survit à la guerre il ne touchera plus à l’alcool.


        La guerre est finit mais la promesse tient toujours, la femme d’Albert sent le démon de l’alcool remonter à la surface quand un jeune publicitaire pétris d’un gros chagrin d’amour débarque à Tigreville pour y chercher sa fille. Il va loger chez Albert, le premier soir la première cuite est raisonnable, mais ce fougueux publicitaire prend le même plaisir à voyager dans ses souvenirs grâce à l’alcool. Il va donc offrir à Albert son dernier voyage.


Albert Quentin et Gabriel Fouquet sont deux rêveurs incarnés par le duo magique Gabin et Belmondo, la femme d’Albert est joué par Suzanne Flon (actrice de théâtre principalement mais que l’on a pu voir dans les Enfants du Marais, Effroyables Jardins ou encore Joyeux Noël). Monsieur Esnault est devenu le patron du bar de Tigreville, ce personnage est tenu par Paul Franqueur (Jour de Fêtes).


 

Alors c’est sur on est loin d’Hollywood, mais voir Gabin et Belmondo dans le même film ce n’est pas rien. Mais ne parlons pas trop de ce duo pour l’instant, laissons la place à Henry Verneuil dont l’œuvre est magnifique. Le rythme qu’il imprime par la réalisation est agréable à vivre. On ne s’ennuie pas; même dans les moments les plus lents, lors de l’exposition de scènes de la vie quotidienne du village Normand, le charme opère. Les alternances entre le jour et la nuit sont gérées de façon à dynamiser la narration et de toute façon le film dispose d’une énergie assez formidable grâce au duo magique sus nommé plus haut.


Un comédien de nouvelle vague rencontre un monstre du cinéma Français, comme le montre cette photo l’entente a du être bonne entre les deux acteurs.


 

 

 

 

Le déclic qui va mener Albert à retoucher une bouteille intervient lorsqu’il vole au secours de Gabriel, celui-ci ayant décider d’organiser une corrida sur une route fréquenté. Ivre au possible, il échappe grâce à Albert aux foudres des autorités. Gabin et Bébel se rendent à l’ancien repaire de boisson d’Albert, la où il naviguait autrefois sur le Yang-tseu-kiang, grâce à l’ivresse d’une boisson artisanale.


 

La virée s’annonce formidable et elle le sera, en compagnie du fantasque commerçant Landru interprété par Noël Roquevert, acteur à la filmographie qui laisse rêveur : Les Barbouzes, Le Jardinier d’Argenteuil, Le Viager parmi plus de 180 films.


 



Aucun commentaire
Ajouter un commentaire

Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Mon bloc perso.