Publié le 05/02/2009 à 14:36
Par leprasmel6
Humeur : Souriante

PREMIERE PARTIE

Je vous propose de retrouver nos amis chats
dans quelques tableaux peints au fil des siècles.
Une rétrospective en images qui pourra peut-être vous éclairer
sur l'évolution de la place des petits félins
auprès des humains par le biais de l'art pictural.
Si pendant de longs siècles,
la superstition médiévale et la
peur du malin jettent
une ombre sinistre sur les chats,
la Renaissance réhabilite leurs dons d'élégance,
de grâce et de calme.
Le chat domestique
retrouve un peu de considération
surtout grâce aux poètes et aux peintres.
Ainsi au XVIe siècle le petit félin
se faufile, furtivement, auprès des
personnages bibliques,
et jusque dans les scènes les plus sacrées,
Jérôme Bosch, dans son fameux
" Jardin des délices "
ou encore dans ce
" Tentations de Saint-Antoine ",
insère le chat en prédateur
avec une connotation négative
en étant lié au mal et au démoniaque.
Détail du
" Jardin des délices " (en 1500) de Jérôme Bosch.
Alors que Léonard De Vinci
le représente dans
les bras de l'enfant Jésus ( ci-dessous )
brisant ainsi l'image maléfique du petit félin,
très ancrée dans les esprits à cette époque.
La vierge, l'Enfant Jésus et un chat
Étude pour la "Vierge au chat"
Léonard de Vinci qui était fasciné
par toutes manifestations
de la nature avait une prédilection particulière
pour les chevaux et les chats.
Ces derniers offraient au maître toscan
de continuelles occasions
d'observations et de surprises,
en témoigne l'étude de chats ci-dessous.
Malgré les lumières de la Renaissance,
le chat traîne sa mauvaise réputation
de suppôt de Satan.
Et jusqu'au XVIIIe siècle !
Pourtant, le chat, naturellement élégant,
gracieux, joueur, séducteur,
se débarrasse peu à peu de l'image maléfique
qui lui colle à la peau.
Les minets de Jean Siméon Chardin
apparaissent plutôt comme
de simples diablotins inoffensifs,
petits voleurs ou petits gloutons
pris en flagrant délit.
La raie de Jean Siméon Chardin (1728)
On le retrouve souvent dans des scènes de cuisine.

Scène de cuisine de Vincenzo Campi

Et de la chaumière rustique des paysans,
le chat va petit à petit
se retrouver dans un intérieur bourgeois
et dans les bras de nobles dames .
Portrait de Magdaleine Pinceloup de la Grange
De Jean-Batiste Perronneau
Au XVIIème siècle le chat angora
fait son entrée en France et
connait un grand succès.

" chat angora "de Jean-Jacques Bachelier
Au XVIIIème siècle,
on voit de ravissants minets dans les boudoirs rococo
de jolies filles peintes par François Boucher.

La toilette de François Boucher

La modiste de François Boucher

A cette époque,
le chat est souvent représenté
dans des demeures bourgeoises mais jamais à la cour car il n'est pas encore considéré
comme étant digne de la famille royale,
contrairement aux chevaux et aux chiens de race.

VALOU, notre Greffière
vous invite à suivre
la "deuxième partie"
demain