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Publié le 09/03/2009 à 14:32
Par Tiffany Henne


Dans une interview donnée au quotidien le Parisien, Bernard Lama, ancien gardien parisien, témoigne de sa confiance en son ancien club. Selon lui, sa régularité et son statut d’outsider constituent des avantages.

Le Parisien. Le PSG peut-il être champion ?
Bernard Lama.
Bien sûr, c’est jouable. Les Parisiens sont revenus à un point de Lyon. Sans le vouloir, ils vont y arriver (rires). Cette équipe est régulière, c’est un signe. Ils sont dans une meilleure dynamique que Lyon. Pour un club qui a pas mal souffert ces dernières années, ce serait déjà une belle performance d’être sur le podium. S’ils étaient champions, ce serait exceptionnel.

LP. Quelle est la différence par rapport à la saison dernière ?
BL.
Cette année, les joueurs ont un moral de vainqueurs. Makélélé et Giuly ont apporté au groupe une certaine stabilité. Il avait besoin de cadres. L’équipe type change assez régulièrement et les résultats restent positifs. Avec les victoires, le club s’est découvert de nouvelles ambitions.

LP. Peut-on comparer cette équipe à la vôtre qui a été championne en 1994 ?
BL.
Non. En 1994, on était favoris. A l’époque, le titre se jouait toujours entre Marseille et le PSG. C’était une grosse déception si on ne finissait pas sur le podium. Cette année, personne ne les attendait là. Ils ont pu mener leur chemin sans pression pour se retrouver en position de remporter le titre. Qu’ils ne soient pas favoris est un avantage.

« Les Lyonnais sont obnubilés par Barcelone »

LP. Quelle est la part de Paul Le Guen dans cette réussite ?
BL.
Paul possède l’expérience. Il a été champion comme joueur en 1994 et comme entraîneur avec Lyon (ndlr : en 2003, 2004 et 2005). Il connaît le discours qu’il faut tenir. Dommage que le club se soit tiré une balle dans le pied avec le changement de président. Mais heureusement cela n’a pas perturbé l’équipe. C’est un signe de maturité et de sérénité.

LP. La sérénité, n’est-ce pas ce qu’il manque à Lyon ?
BL.
Les Lyonnais sont moins réguliers que l’année dernière. Je pense qu’ils sont obnubilés par leur match contre Barcelone. S’ils se font éliminer, ils vont se reconcentrer sur le championnat et ils redeviendront redoutables. S’ils se qualifient, cela peut devenir intéressant pour Paris.

Tiffany Henne

Publié le 03/03/2009 à 16:40
Par Tiffany Henne

Certains matches sont comme certains films, ils vous marquent à vie. Et participent au caractère éternel d’une passion qui n’aurait su mûrir sans émotions extraordinaires. Le Paris Saint-Germain – Real Madrid du 18 mars 1993 fait partie de ces matches fantastiques, uniques, dont on n’aurait pu mieux écrire le scénario s’il avait fallu le rendre aussi imprévisible qu’un Hitchcock, aussi jubilatoire qu’un Billy Wilder. Retour sur LE match de l’histoire du PSG.

Mon nom de famille étant Pelé, je suis tombé dans le foot dès la naissance. J’avais d’ailleurs un tantinet la pression quand je me suis inscrit à mon premier club de foot. Chaque année, c’était la même : « - Pelé ? Le Pelé blanc ? - Oui, oui, voilà, c’est ça… » Bon, je n’ai pas eu un millième du palmarès du Pelé noir, mais pour rien au monde je n’échangerais mon diplôme de « Champion d’Ile de France de Football » saison 81 – 82, j’en étais fier comme si j’avais gagné la Coupe du Monde !

La Coupe du Monde justement, c’est là que la baguette magique du foot m’a touché. Même si mon premier souvenir de football à la télé remonte à la finale de la Coupe de France, Nice – Nancy de 1978, victoire de Nancy au Parc, avec un but de Platini, poteau rentrant ! J’ai regardé ce match à Arbonne, dans la maison de campagne de mes grands-parents. Je me souviens aussi des matches de qualification pour le Mundial espagnol, avec un France – Hollande (bizarrement à l’époque, on disait la Hollande, c’est après que la mode a voulu que « Pays-Bas » sonne mieux, un peu comme les doubistes en parlant de Sochaux, devenus subitement les doubiens l’année dernière…). On gagne 2-0, coup-franc somptueux de Platoche, et but de Didier Six. Mais c’est la Coupe du Monde en Espagne qui allait me piquouser à vie.

Je me souviens de tous les matches, de l’égalisation de Gérard Soler lors du France – Angleterre inaugural, qu’on perdra 3-1, de la toile d’araignée enlevée de la lucarne par Genghini grâce à un coup-franc d’anthologie contre l’Autriche, d’Amoros qui sauve son équipe sur sa ligne en fin de match contre la Tchécoslovaquie (Panenka jouait encor e !), du but de Giresse de la tête contre l’Irlande… bref. Et surtout du match du siècle, le France – Allemagne de Séville. En fait, si Kombouaré n’avait pas marqué à la 96ème minute de PSG – Real, j’aurais probablement eu la même sensation horriiiible d’injustice !

On aurait dû jouer la finale de la Coupe du Monde 1982, on l’aurait peut-être même gagnée (ou perdue sur un penalty imaginaire obtenu par Paolo Rossi à la 89ème…), Schumacher aurait dû prendre un rouge pour son agression sur Battiston, et penalty pour les Bleus, à 3-1, on aurait dû fermer la boutique derrière et on finit sur ce score, avant la séance de tirs au but (qui ne s’appelait pas encore comme ça), on sort Ettori et on fait entrer Baratelli qui nous envoie en finale. Bref. On aurait rejoué ce match mille fois, on allait en finale 999 fois. Oui mais voilà, on ne l’a joué qu’une fois, et on l’a perdu, parce que le scénario avait été écrit par une main allemande. Je ne vois que ça…

Depuis ce match, rayon grandes émotions, on avait vibré très fort à la Coupe du Monde 86, et au France – Brésil de Guadalajara, et au niveau club, comme tout le monde, si je voulais voir des buts, je mettais Canal, commentaires Biétry – Denisot, et on regardait l’OM de Papin et Waddle. Match de Coupe d’Europe au Vélodrome ? Le tarif, c’était deux buts, minimum. Et oui, on peut être un pro parisien, souhaiter une défaite des marseillais à chaque match aujourd’hui, même en Coupe d’Europe, et avoir vibré pour Magic Chris, Enzo Francescoli et les Papinades.

Il me semble quand même que Paris, je l’ai toujours eu en moi. J’étais devenu supporter du PSG à vie après ce PSG – Real, certes, mais depuis que Canal avait injecté l’argent nécessaire à la construction d’une belle équipe, au début des années 90 , je chauffais régulièrement mon siège au Parc. Et l’année de France – Allemagne, déjà, les exploits de la bande à Borelli gagnant la Coupe de France en finale contre les Verts de Platini m’avaient ému comme il fallait.

Bon, pardon pour la longueur de l’intro, mais vous savez pourquoi j’aime le foot maintenant, quels matches m’ont ému, porté, traumatisé, bouleversé.


Paris Saint-Germain – Real Madrid n’est pas le moins riche en ces sentiments divers.


Le 18 mars 1993 a donc lieu à Paris, au Parc des Princes, le match retour du quart de finale de la Coupe de l’UEFA entre Paris SG, et le prestigieux Real Madrid. Vainqueurs à l’aller 3-1, les espagnols sont favoris, même si la cote des parisiens est déjà très haute depuis quelques matches, notamment le match aller, beaucoup plus serré que le score ne l’indique. Madrid ne menait en effet que 2-1, avant que Roche ne soit expulsé pour une main dans la surface (sévère…). Penalty. Lama détourne le penalty… dans les pieds de Michel, le madrilène, qui a bien suivi. Dur, très dur… En même temps, la suspension de Roche entraîne la participation de Kombouaré au match retour, enfin je dis ça, je dis rien…

Paris, donc. Match retour. J’ai mon précieux sésame depuis les premières minutes de la mise en vente, l’ambiance est folle, incroyable, électrique. Après coup, on se dit qu’on pouvait sentir dans l’air cette électricité inhabituelle, cet air d’extraordinaire qui flottait au dessus du Parc. Jamais le Parc n’a été aussi explosif, aussi festif, aussi bruyant. Un vrai stade de foot.

Cette année-là, Paris avait probablement la plus forte équipe de son histoire. A chaque poste, il y avait un monstre, même Colleter ou Sassus, aujourd’hui, joueraient en Angleterre. En fait, si l’arrêt Bosman était arrivé plus tôt, Paris n’aurait jamais eu cette équipe (et l’OM n’aurait jamais gagné la Ligue des Champions…). Lama et Ginola auraient joué à Arsenal, Valdo et Weah au Milan, Le Guen et Ricardo à Barcelone, Bravo et Guérin à Newcastle, etc…

Si Paris gagne 2-0, on élimine le Real.

Le match commence comme dans un rêve. But de Weah sur corner, le stade explose. Mais la peur commence à gagner doucement les cœurs les plus optimistes. C’est dur, les espagnols tiennent le match, c’est très solide derrière, on se dit que seul un exploit… Et puis Weah, soulève légèrement le ballon, comme pour jongler, petit extérieur du droit sur Bravo, qui met de la tête en retrait pour celui que les espagnols surnomment El Magnifico depuis le match aller, David Ginola… Demi-volée… Sous la barre !! Buyo aux fraises, le Parc hurle son plaisir !

Il faut tenir… Valdo, après une feinte mémorable qui met son défenseur dans le vent, met le troisième ! Plus rien ne peut arriver aux parisiens… Mais le précédent de Séville fait que, pour les français, plus que pour quiconque, rien n’est jamais fini… 94ème minute… Coup-franc pour le Real… et but de Zamorano ! Aaaaaarrrgghh… C’est pas vrai !!!! On va droit aux prolongations, et vu le coup au moral, tout le monde voit la fin de l’histoire arriver… Mais ce brave Mr Puhl se plaît bien sur la pelouse du Parc, et ne siffle toujours pas… 96ème minute, coup-franc pour Paris. Sur Canal, à cet instant précis, Platini, consultant, dit à Charles Biétry et au regretté Thierry Gilardi, « …et ben voilà le 4ème but… » . Ah la science du jeu, on l’a ou on l’a pas…

Le Guen monte, Ricardo monte, Kombouaré aussi….. et chppppaaaaaaooooowwwwwwwwmmmmm brrraaaaaoooooouuuuuummmmmmmm l’explosion, l’orgasme collectif, l’inimaginable, jamais le Parc des Princes n’aura fait autant de bruit !!!! Un mec de 120 kilos, au bas mot, que je n’avais jamais vu de ma vie, me soulève de joie, comme si j’étais la mascotte du club, je ne touchais plus le sol au propre comme au figuré…

Coup de sifflet final, Paris élimine Madrid, et sera éliminé par la Juve au tour suivant. Le club de la capitale se qualifiera 5 fois de suite pour les demi-finales d’une Coupe d’Europe. La prochaine fois que je vibrerai comme ça dans un stade, ce sera pour PSG – Barcelone, Guérin donne la victoire, puis France – Paraguay à Lens, Coupe du Monde 98, but en or de Laurent Blanc, on entendait une mouche voler à Bollaert avant le but, puis France – Italie 98, en quart, j’étais derrière les buts de Barthez pendant la séance de tirs au but…



Depuis on a vieilli, un peu, oui, peut-être, perdu notre insouciance, probablement… mais on a surtout perdu nos meilleurs joueurs à cause d’un arrêt juridique, l’arrêt Bosman, qui empêchera probablement les futurs supporters parisiens de connaître une soirée comme celle du 18 mars 1993, définitivement magique et éternelle.

Franck Pelé
Publié le 27/01/2009 à 18:00
Par Tiffany Henne

Ancien joueur vedette du PSG, Youri Djorkaeff . Dans une interview qu’il accorde au quotidien, Le Parisien, il révèle avoir été contacté par Charles Villeneuve pour occuper un poste de conseiller.


La semaine dernière, Youri Djorkaeff, joueur du PSG en 1995-1996, est de passage dans la capitale. Il en profite pour rendre visite à son ancien club. Il rencontre Charles Villeneuve qui lui propose un poste de conseiller au PSG. L’ancien champion du monde est intéressé par les propositions du club de la capitale. Mais avec la récente démission de Charles Villeneuve, les plans de Youri Djorkaeff ont changé.

Quel regard portez-vous sur cette nouvelle crise au PSG ?
Y. Djorkaeff
 : « C’est malheureux car j’avais l’impression que ça roulait bien, avec des hommes nouveaux qui ont fait du bon boulot. C’est dommage que ça éclate comme ça alors que tout va bien.
Ces événements peuvent-ils avoir une influence sur les joueurs ?
Oui, car le recrutement a été validé par Charles Villeneuve et personne ne peut être sûr que son successeur tiendra le même discours. Il avait peut-être donné son accord verbal à certains. C’est toujours gênant pour un joueur de ne pas savoir à quoi s’attendre.
Quel doit être le profil du prochain président ?
Il faut déjà savoir s’il ne sera qu’un faire-valoir juste là pour transmettre les directives ou quelqu’un qui aura un véritable pouvoir de décision. C’est de là que vient le désaccord entre Villeneuve et Colony Capital. C’est toujours le problème dans une structure où le président n’est pas l’actionnaire. On est dans une nouvelle ère de gestion des clubs, et il n’y en a pas beaucoup qui marchent, hormis en Angleterre où le manageur, désigné par un « board », es le seul vrai patron su secteur sportif.

Villeneuve « m’avait proposé  d’intégrer le club »

Il paraît que Charles Villeneuve vous aurait proposé un poste au PSG…
C’est vrai. On a dîné ensemble, il y a une dizaine de jours à Paris. On devait se revoir pour en discuter concrètement. Il m’avait proposé d’intégrer le club dans un rôle de conseiller du président qui restait à définir. On réfléchissait au meilleur moyen de le faire car, moi, je ne voulais pas casser la dynamique actuelle et je ne voulais surtout pas faire de l’ombre à Paul Le Guen.
David Ginola a déclaré que le poste de président du PSG l’intéressait. Et vous ?
Si vous demandez à deux cents anciens joueurs du PSG, cent quatre-vingt-dix-neuf vous diront : « Oui, ça m’intéresse. » Moi je demanderais : « Pour quoi faire ? » Si c’est juste prêter son nom à un groupe, pour faire plaisir aux supporteurs et aux médias, c’est non ! Si c’est un vrai challenge sur le long terme avec de vrais pouvoirs, pourquoi pas ? Pour moi comme pour beaucoup, le PSG reste un club à part, mais je suis plus attiré par le challenge que par le club. Si Grenoble me propose un challenge intéressant, j’irai à Grenoble.
Et si on vous proposait un poste de directeur sportif au PSG ?
(Il hésite.) Est-ce la fonction qui fait l’homme ou l’homme qui fait la fonction ? Quand on a des ambitions, quand on ressent des choses pour un club, il faut des moyens. Je ne parle pas d’argent, mais de vision. Le problème du PSG aujourd’hui, c’est qu’il doit se lancer dans une nouvelle ère. »



Youri Djorkaeff, âgé de 40 ans, représente-t-il un nouveau candidat pour succéder à Charles Villeneuve ?En attendant la réponse du 3 février, toutes les hypothèses sont possibles. Pour le moment, la petite crise interne  ne semble pas affecter les joueurs sur le terrain. Reste à voir ce qu’il se passera après la nomination du nouveau président. Une chose est sûre : il ne faut pas gâcher tout ce qu’a entrepris le PSG, depuis le début de la saison…

Tiffany Henne

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