A toi,
Pourquoi les mots que j'écris ne se destinent toujours qu'à toi? Qu'as-tu fais pour que je me sentes si petite moi qui n'était déjà pas bien grande dans ce monde, préférant me cacher comme une ombre du regard des autres qui me blessent…toujours me cacher, tu n'aimes pas ça n'est-ce pas? Toi tu préfères marcher main dans la main avec la personne que tu aimes, regardant le soleil brillait dans ces yeux alors que moi je ne faisais que regarder le sol lorsque tu étais à mes côtés.
Je ne suis pas celle qui a des flammes dans les yeux lorsque tu les regardes, je ne suis pas celle qui a les cheveux toujours lisses lorsque le vent s'amuse avec eux, je ne suis pas celle qui rigole aux éclats avec tes amis lorsqu'ils te rendent visite, je ne suis pas celle qui a des lunettes de soleil même lorsque les nuages se font toujours plus gris, je ne suis pas celle aux jambes dénudés quand l'été pointe son nez…Non, je ne suis pas celle dont tu rêves et pourtant je t'aime.
Je pensais que tu aimais ma façon de regarder l'horizon comme ci je voulais le briser, voir de mes yeux ce qu'il y a au-delà, que tu aimais ma folie pour les feuilles qui tombent au sol jouant la dernière note de leur fine poésie qui mourait doucement, que je touchais de mes doigts…comme une dernière chaleur que je les offrais. Oui naïvement j'ai cru que tu aimais les quelques morceaux de végétaux qui décoraient mes cheveux ébouriffés lorsqu'on s'étendait sur l'herbe verte d'un samedi matin et que la petite coccinelle qui valsait sur nos mains te faisait rigoler
.
Mais tu n'aimais pas…tu as plongé ton regard dans le mien en ne voyant qu'un coeur étrange, mystérieux que tu voulais dompter, que tu voulais comprendre. Tu me disais que j'étais une musique sans partition, que mon coeur semblait bleu…Amoureux pauvre fou! D'un amour aussi rouge que le feu!
Tu étais un magicien, celui qui pouvait peindre un tableau blanc de mille couleurs…mais je t'ai demandé: un tableau blanc, l'est-il vraiment? Et je me souviendrais toujours de la phrase que tu m'as dite un jour de pluie: “ton coeur n'est pas blanc, ton coeur est comme un rêve qui veut devenir réalité, qui se nourrit par les sentiments…”
J'étais pour toi un trésor, un secret que tu gardais je ne sais où mais pas dans ton coeur, je le sais…peut-être dans tes souvenirs, dans tes rêves, comme ci je ne devais jamais existé.
Non je ne suis pas celle qui t'aimait…je suis celle qui t'aime même si pour toi, je ne suis qu'un songe que tu as oublié…
Pour moi c'est l'amour.










