| | De l'amitié à revendre ... mais pas à n'importe quel prix Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, mais j'arrive dans une période où j'ai besoin de faire le ménage parmi mes "contacts". C'est pas que j'en ai trop, houlaaaaaaa, loin de là, je peux les compter sur mes mains. ... Mais il y a des moments où les routes doivent se séparer. La vie c'est comme ça; y a des gens qui vous collent sans que vous sachiez trop pourquoi, que vous pensiez apprécier... puis de déceptions et fausses routes, vous vous rendez compte que vous vous êtes trompé. Alors on se quitte. Parfois, d'un commun accord, parce que ça vaut mieux. Ou parfois, sans même savoir pourquoi. Les gens abusent de ma gentillesse ma naïveté, se trompent, me trompent, pensent que ça passera... limite, mais bon, avec lui ça devrait pas poser trop de problèmes. Trop bon, trop con, et de toute façon il oubliera avec le temps. Eh bien c'est mal me connaître. Mon proverbe préféré serait à placer dans les variantes de " Méfiez-vous des apparences ". *Toutes* les apparences. Balayer vos préjugés par un bon okuri-ashi-barai fait partie de mes sports favoris. J'ai déjà "réglé des comptes" il y a peu ; et je n'ai pas envie de m'arrêter là ; non, pas "en si bon chemin". ... Car au fond, j'ai toujours été très exigeant en amitié. Toujours. Pour moi c'est une question de principe. Parce que je ne donne pas mon amitié à n'importe qui, comme on fait tourner les M&M's des gens au hasard. Faire don de son amitié, c'est faire don de sa personne toute entière. C'est être disponible à n'importe quel moment en cas de pépin, de jour comme de nuit; être là pour partager les joies, mais aussi pour partager les peines; c'est savoir répondre "présent" au moment où l'on a besoin de vous; c'est être capable d'apporter une aide, même mineure, même à distance, même occupé, même en charmante compagnie : quelles que soient les contraintes extérieures du moment, être dispo à tout entendre et être capable de tout entendre, tout écouter. Et également l'inverse, cela va de soi. Chez moi, l'amitié est totale ou elle ne l'est pas. Et surtout, surtout, surtout : elle est ré-ci-proque. C'est un partage, un fifty-fifty permanent et perpétuel, gratuit et désintéressé. Je donne => je reçois. Je reçois => je donne. C'est une petite pensée pendant la journée... mais juste une toute petite pensée, rien de plus : "tiens, et lui/elle, il/elle fait quoi ? Sûrement en train de travailler/de dormir/avec sa copine son mec/de faire joujou avec son ordi/au ciné/etc." Mais juste ça. Sans pour autant avoir besoin de s'appeler pendant des heures. Une simple pensée suffit. ... Souvent, ça se passe même de tous mots. C'est limite empathique, voire carrément télépathique. On pense à l'autre, et cet autre sait qu'il pense à vous. On peut même être amis tout en s'étant perdus de vue depuis 3 ans. Oui ! Oui ! C'est possible. Loin des yeux, loin du coeur, peut-être, mais loin d'être oublié pour autant. Au vu de l'engagement, du "travail" qui nous attend, et comme consacrer du temps aux autres prend aussi du temps, je me dois donc de trier ces braves gens là sur le volet. Je n'accorde pas une confiance totale à n'importe qui, et ceux qui me connaissent bien en savent la raison. Ainsi, parfois, il m'arrive de "tester" des futurs amis potentiels, de manière consciente, mais le plus souvent de manière inconsciente. Des personnes avec qui j'ai des doutes, des interrogations, ou simplement envie de "tester", pour aller encore plus loin et m'ouvrir plus à eux. Nous placer dans une condition expérimentale, et observer leur comportement à mon égard. Oh bien, sûr, ça n'est jamais calculé, prémédité... je ne suis pas aussi manipulateur que ma dernière phrase pourrait le faire croire. Du moins j'espère ne pas en être arrivé jusque là. Ce sont uniquement les circonstances du moment (le contexte de la discussion, les personnes elle-même, et surtout, mon humeur du moment...) qui décident de l'opportunité. Après, y a des gens avec ça se passe tellement bien qu'il n'y a aucune raison d'en arriver là. Mais c'est pas tout le temps comme ça, hélas.
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