Sssss…hhhhh….uuuu…tttt… J’écoute le silence de mon paradis.
Prenez le temps de vous arrêter quelque instant et posez vous la question suivante : Est-ce que j’ai déjà vécu un moment de silence.
S
I
L
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N
C
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Vous avez déjà vécu quelque minute de silence, alors comptez-vous parmi les chanceux de notre monde moderne. Sur le coup vous répondrez surement oui, je connais le silence mais… attention ! Je ne parle pas de n’importe quelle silence artificielle, je parle du silence de mon paradis, le silence presque absolu (absolu) 24 heure par jour.
Le silence de mon paradis est tellement présent, parfois je me surprends à faire des gestes de la main pour le repousser, il m’agresse et fait tellement de bruit qu’il me dérange. Je sais...pas facile à imaginer, ici chez moi le silence a une toute autre définition. Le silence de mon paradis s’entend s’écoute, il a une vie oui vraiment une vie….on peut entendre battre son cœur, ses poumons se gonfler d’air pur et frais, j’oserais même affirmer que parfois; il me distrait dans mes pensées existentielle les plus profondes. Le silence de mon paradis me dérange, m’agace parfois par contre il m’informe, c’est un repère précieux de ma vie. Il me dit tout, tout, même qu’il est bavard et parfois trop bruyant.
Je vous repose la question : Avez déjà vécu le silence si profond qu’il vous dérange ? Plusieur d’entre vous sortiront de la course ici.
Moi je vis ma vie à travers la vie du silence de mon paradis, j’essaie de vous décrire le silence de mon paradis
Le matin quand je m’éveille j’entends, j’entends …:
Les battements de mon cœur, mon souffle ce qui me rassure…je vie…
Les ruissellements musicaux des feuilles de tremble ce qui me donne avec exactitude la force du vent.
Le chant des gais bleus et des chardonnets, vite hors du lit le soleil sera splendide.
Le sifflement du vent dans ma fenêtre donnant sur l’est, je peux faire la grasse matinée, la pluie s’approche.
Le craquement des branches, il fera tempête.
La grenouille croassée, la nuit vas tomber.
Le cacassement des oies sauvages, le printemps est arrivé.
Une corneille jacassé, le danger est proche.
Le silence total des oiseaux, un danger éminent
Un écureuil sifflé, un intrus est sur place.
Un écureuil sifflé en saccade l’intrus est dangereux.
Le bruit de la foudre l’orage approche.
Craquement impromptue de la structure, vent très fort (tornade possible)
La rivière se déchainer, inondation en vue.
Le bruit clair des avions (se dirigeant vers
Le bruit sourd des avions ciel nuageux.
Le bêlement d’animaux, horde de loup en chasse.
Le hurlement d’une horde de loup la vie s’arrêtera pour un animal
De jeunes louveteaux aboyé, la mère reviens de la chasse
Bruit de roulis très sourd venant du sol tremblement de terre
(Eh oui c’est fréquent dans mon paradis une centaine par année de magnitude
Et parfois comme ca au hasard du temps le bruit d’une voiture, des voix, des voies humaines, des touristes. Involontairement ils brisent le précieux silence de mon paradis. Ils passent défilent très lentement, jettent un regard furtif a l’intérieure de ma demeure s’interroge, parfois le désir de communiquer de comprendre les emportent, ils s’arrêtent s’informe sur ma vie, mes coutumes et, presque toujours c’est avec regret qu’il me quitte pour retourner dans leur monde sans silence.
J’écris, j’écris dans la vie de mon silence sur le silence de mon paradis, mais… dans le fond je sais que vous ne pouvez pas vraiment comprendre sans avoir entendu vous-même la vie de mon silence.
Le Charlevoisien










