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Erika : Je pense à toi tous les jours... même si je ne passe pas souvent ici. Je t'embrasse pour te donner plein de forces, à vous tous d'ailleurs...
savaneafri : Bien que je n’aie pas une formation littéraire, je trouve le contenu de votre blog peu abondant mais très enrichissant. La beauté n'est pas forcémen
Loulène : De passage, moi aussi...
Angel : Bonjour, je viens de vous mettre un long commentaire et vous inviter à visiter mon blog http://blog.ido o.com/janja
marydousse : Que dire de plus que ce qui a été dit: absolument sublime http://blog.ido o.com/marydouss e
loupdevill : joyeux anniversaire de naissance en ce 28 décembre altesse de votre chevalier des mots de montréal :-X 8-X
Publié le 22/07/2008 à 17:25
Par loulene
Tous ces instants dans ma tête,
Tous ces moments dans mon coeur,
Ma vie de l'autre côté d' une vitre
Leur vie à travers l'épais feuilletage, barrage de sentiments, barrage d'amour, et rivière du même sang coulant dans nos veines.

Presque au premier plan de ma fresque de souvenirs encore tous frais, encore trop vrais, étonnamment touchante, cette silhouette d'elle... Mon regard croisant le sien, son regard s'y plongeant quelques instants, ce sera d'ailleurs avec toi que j'aurais échangé les regards les plus profonds...

Puis une autre silhouette devenue elle aussi bien frêle, ne pas vouloir croiser son regard à elle, ne pas se laisser reprendre, garder ses distances, ne plus se brûler les ailes. Perdue dans le tourbillon de tes choix, tu te consumes et tu recules, tu t'embrases et tu t'élances, désormais seule dans ta danse, sans moi...

Et toi, toujours si gracieuse et si empressée auprès des tiens et de ceux des autres, enjouée et heureuse, tu maries ton petit dernier!
Mon énigme maternelle si énergique et fragile, le roseau qui plie mais ne rompra pas, c'est bien toi... Et tout plein de sourires, comme je ne t'avais pas vue en faire depuis longtemps. Et pourtant, toi aussi, tu as une peine cachée et éclatante qu'il te faut porter.


Autre silhouette féminine, autre énigme c'est certain, une belle robe romantique et délicate, une parure de cheveux éblouissante savamment rehaussée à la grecque, tant d'énergie du haut de ta petite taille, de l'amour pour lui c'est évident, du genre tigresse qui défendra corps et âme... Mais une énigme pour moi, tu sembles avoir tant de force, comment te dire mon coeur?

Et les hommes à travers ma vitre?
Deux frères, un père...
Trois énigmes aussi...


L'un si beau et serein, c'est le plus beau jour de sa vie, son bonheur est certain, sa fête est la sienne, son charisme, son goût exquis, c'est tout lui...
Un sourire rêveur plus que charmeur, une sorte de sérénité qu'il porte dans le regard, et tout son amour d'elle...

L'autre frère, un livre ouvert...
Tenaillé et tiraillé entre ses désirs les plus fous et ses responsabilités envers ceux qui l'aiment, et toujours cette détresse au fond de ses yeux pourtant rieurs...


Côté paternel, une épaule qui se veut solide, une santé qui s'affiche bien fragile, de la douceur sur son visage autrefois si...
Cette envie qu'il me protège, encore et toujours, sans savoir s'il peut, sans oser lui demander, toujours la fuite de ces mots pour panser nos maux et pourtant...
S'il savait comme voilà bien longtemps que c'est aussi et surtout moi qui aie envie de le protéger.

Et la silhouette de mon moi, présente mais également absente, de l'autre côté de ma vitre, le blindage si épais que je ne peux plus passer, ne pas vouloir prendre le risque, se rapprocher puis s'éloigner, presque les toucher puis renoncer. Observer leurs éclats de rire, leurs éclats de voix, leurs larmes éclater, leurs éclats de vie...
Préférer m'éclipser, rester à distance, ma propre détresse à moi bien enveloppée dans mon sourire tendresse, mes excuses idiotes qui me ligotent...


Mon extra-terrestre et moi, êtres bizarres échoués dans un mariage à l'autre bout de notre planète...
Un mariage superbe, et des mariés émouvants, une palette de souvenirs aux intensités diverses et presque irréelles... Et les kilomètres qui défilent...

Alors je me raccroche à leurs regards, je me raccroche à leurs sourires, et je me dis que tout comme je ne pouvais pas ne pas y aller, je ne peux pas ne plus y retourner...

Famille quand tu nous tiens, éclats de vie, vitres feuilletées et zébrées de ce même sang qui coule dans nos veines...
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