Quelques notes de musique, roule et serpente ma route favorite, fin de journée baignée d’un soleil magique, une belle lumière couvre ma planète, une fenêtre de quelques minutes pour saisir ces contrastes de couleur étonnants qui n’arrivent pas tous les soirs.
Je m’émerveille et j’admire, je contemple et je bois chaque seconde de cette luminosité irréelle, quand le bleu et le gris du ciel, jusques là tourmenté, sèment de l’or sur la terre, portés par les rayons descendants d’un soleil devenu éclatant.
Beau cadeau de la nature, hélàs non capturé sur numérique ni sur argentique, la Loulène n’a plus d’outil photographique, seulement ses yeux pour faire clic clic et sa mémoire à elle pour revivre cette magie colorée…
La frustration du non partage, c’était si fort ces nuages, il faut faire avec les mots ce que je ne puis faire avec un cliché. Il est vrai que cliché il n’y avait point, luminosité de carte postale sans besoin de retouche mais, au-delà de l’image, impressions d’un autre rivage… Autre rivage où on devine, derrière le dernier indigo fragile, la beauté émouvante d’une palette infinie de couleurs invisible à nos yeux, mais parfois presque visible à nos cœurs, le début d’une révélation, fil ténu qui nous relie à cet ailleurs oublié…










