Nos peurs ancestrales finalement que du banal
Peur du feu, du froid, de la faim, de la mort
C'était simple c'était tangible, c'était visible
Des millions d'années plus tard, que craindre?
Hors du primal d'autres frayeurs combien plus subtiles!
Ces peurs encore plus paralysantes et terrifiantes
Incontrôlables innommables qui touchent à notre âme
La peur de soi et des tortures internes qu'on s'inflige
Ces prises de tête avec soi-même quand tout se fige...
Abandonnée sur ma banquise j'ai froid
Tel un tout petit animal qui meurt sans contact
Grelotter de ses peurs les plus profondes
Celles qui ne se voient pas ne s'entendent pas
Celles qu'on renie question de survie
Comment avoir chaud et se sentir bien
Ne plus savoir crier au secours, et personne ne vient
Ne pas savoir comment leur dire qu'on s'enfonce
Sans réveiller leurs peurs à eux et faire un cycle à deux
Quand deux spirales tourbillonnent et tombent...
Pour que nos peurs ne nous tuent pas, vint l'ESPOIR,
WE LIVE IN FEAR WE LIVE IN HOPE
Balance délicate de deux contraires qui s'attirent
La peur de l'espoir, l'espoir au-delà de la peur
La peur désespoir, des espoirs contre nos peurs,
Et surtout l'espoir que nos peurs ne perdurent pas
Qu'elles ne soient pas vraiment là, juste une mauvaise passe
Une illusion d'un soir qui s'en ira qui fondra, qu'on oubliera
Qu'on enfouira bien vite quand le sourire reviendra...
L'espoir qu'on a tort, que nos drames n'en sont pas
L'espoir d'arriver à puiser une nouvelle énergie en soi,
L'espoir de mieux se battre la prochaine fois,
Et savoir cette vérité : "mon pire ennemi... c'est MOI."










