Un jour, une nuit, quelques heures, une après-midi, une soirée, un début d'été...
Situation inédite dans ma vie trépidante, quelques heures à moi et rien qu'à moi, un weekend à nous et presque rien qu'à nous, se poser, contempler, se reposer, réfléchir, pas chez moi mais bien sereine, installée comme une reine, pause kit-kat dans un mois chargé, break bienvenu...
Hier perchée sur un escabeau à peindre mes poutres, un hier fait de surprises et de fatigues, un hier ajouté au calendrier comme un sursis, un hier également drôle et tendre. Cette image d'elle qui me revient, venue comme un cadeau inattendu, avec son béret noir vissé à la Cézanne sur ses cheveux d'ors, le petit string rose papillon qui dépasse du haut du jean, et une ardeur "dégoulinante" à enduire les poutres du plafond, cette aide offerte spontanément et nos mots échangés de nos perchoirs respectifs... Des mots que je n'aurais jamais rêvé il y a quelques mois, des mots que je n'osais espérer entendre de sitôt.
Je vous confirme donc que l'été est bel et bien revenu, avec son cortège de promesses et de douceurs, et que le mien cette année sera particulièrement beau.
Même journée, autre image, celle d'une maison qui devient la nôtre, une maison installée à deux, une maison où on va être heureux, et ces peurs d'hier qui s'envolent pour de bon, ces blessures d'alors qui se referment en beauté, oui mon été va être fort.
Nouvelle journée, mêmes soleils, autre lieu, parachutée dans un ailleurs qui fût si longtemps ton ici, et moi pas vraiment d'ici, ton univers et tes amis, devenus aussi partie de ma vie, quand deux différents se rencontrent et construisent un pareil... Décalage obligé de nos calendriers privés, quand la sérénité prend plus de temps que désiré, la tienne plus que la mienne désormais... Tant de choses à guérir, de souffrir à anéantir, et de gens à aimer. Moi tu m'as guérie de tant de choses, tu n'imagines qu'à peine...
Les bruits de ta ville montent jusqu'à moi, je suis plus habituée aux cris des hirondelles.
Les cris de ta vie brûlent en moi, je les entends, ils deviendront bruissements d'ailes.
Dans une heure à peine tu seras à nouveau près de moi et tout beaux on se dira presque déguisés, oui peut-être, mais au mariage de ton ami, près de toi, je sais déjà qu'en te regardant je serai la plus émue, la plus amoureuse, et la plus reconnaissante de t'avoir à mes côtés. Déjà presque un an ensemble... Notre été est à nous...










