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Psychologue : La seule personne qui regarde les autres lorsqu'une belle femme entre dans la salle.
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Publié le 03/07/2007 à 15:17
Par lynh
 - Anthropologie -

    La naissance de l'anthropologie à travers l'émergence de la curiosité pour les autres sociétés.

A l'époque des Grecs et des Romains on s'étonnait déjà en découvrant des cultures aux moeurs différentes qui attisaient la curiosité des uns et scandalisaient les autres. Les peuples découverts étaient alors bien souvent méprisés et rangés au rang d'animaux, de barbares.

    Pour les pays occidentaux, les découvertes commencent essentiellement au XVe siècle, à l'époque des grandes découvertes maritimes, avec la découverte de l'Amérique, de l'Afrique, de l'Océan Indien, de l'Australie et de l'Océanie. Les voyageurs ne sont pas encore des éthnologues, ils voyagent d'abord à des fins commerciales ou militaires, mais ils rapportent des récits provocant l'étonnement des européens qui les découvrent. Les sociétés occidentales vont rapidement se demander si ces peuples peuvent être revendiqués comme faisant partie de l'espèce humaine. Et cette perception péjorative des autres sociétés ne commencera à changer qu'à partir du XVIIIe siècle avec l'influence des courants philosophiques des Lumières, avec Rousseau et l'émergence du mythe du bon sauvage - Le Discours sur l'origine de l'inégalité entre les hommes (1755). Et c'est pour répondre à la question de l'inégalité dans la société que Rousseau va se tourner vers les sociétés traditionnelles, car il pense que les hommes y vivent à l'état de "nature" comme le faisaient autre fois les ancêtres des occidentaux, à l'origine de l'humanité. Il cherche en quelque sorte à reconstituer l'évolution de notre société afin de comprendre l'origine des inégalités.

    Rousseau décrit un portrait élogieux des sociétés traditionnelles, elles ne connaissent ni le conflit, ni la corruption, ni le vice, ni la maladie. Il décrit un "sauvage parfait". Et cette description est très éloignée de la réalité éthnologique telle qu'on la connait à présent, mais elle lui permet de soutenir la thèse selon laquelle " dans l'état de nature, l'homme est naturellement vertueux, et c'est la civilisation, la société qui le perverti ".

    C'est seulement à la fin du XIXe siècle que l'éthnologie apparait comme projet scientifique, pour la première fois des hommes de science partent en voyage afin de procéder à des études scientifiques des sociétés traditionnelles.


    Le premier nom donné à ces sociétés a été "société sauvage", à connotation très péjorative, plus proche de l'image des animaux que de celle des hommes. Le deuxième nom a été "peuple primitif" avec lequel on reconnait l'individu comme appartenant au genre humain, mais en sous-entendant encore une dépréciation des modes de vie. Ils sont considérés comme étant en retard par rapport à la société occidentale. A l'époque on pense que pour être évolué il faut avoir le même style d'organisation sociale qu'en Europe. Au XXe siècle, le nom de "société traditionnelle" est privilégié car les scientifiques démontrent grâce au reccueil de nombreuses observations, qu'elles bénéficient en réalité d'une organisation plus complexe qu'il n'y parait, elles doivent pouvoir être désignées sans mépris. Elles sont également appelées sociétés sans histoire, car elles semblent se reproduire à l'identique, sans changement notable dans le temps. De plus elles sont souvent sans écriture ce qui participe à cette image sans vestige du passé. Cependant, les éthnologues contemporains insistent sur le fait que contrairement à ce que l'on peut en penser, il est possible de repérer les traces de des changements dans les histoires orales, à travers la mémoire collective du peuple.

    L'éthnologue Claude Lévi-Strauss apporte également deux notions de vocabulaires dans la compréhension des sociétés :les sociétés froides et les sociétés chaudes. Les sociétés traditionnelles seraient des sociétés froides car résistantes au changement. Quand il se produit, il est très lent et peu valorisé, car la société est organisée de sorte à en limiter les effets sur l'organisation sociale. Tandis que dans les sociétés occidentales, sociétés chaudes, le changement est très fortement valorisé, car il est synonyme de progrès.

                    "Partout où il y a du mouvement, il y a de la chaleur."


Publié le 19/06/2007 à 16:16
Par lynh
- Psychologie cognitive & Psychologie sociale -

    Et me revoila et ... Vive les vacances ;)

Cet article m'a été inspiré par une chronique de l'internaute, d'où proviennent les images.

    En psychologie sociale, il y a certaines notions fondamentales comme les stéréotypes. On élabore des théories concernant leurs fonctions, leurs causes, leurs intérêts ... Et il arrive que certains de ces concepts fassent référence à des théories provenant d'autres courants de la Psychologie, comme la psychologie cognitive.


        Perception et catégorisation sociale

    Le concept de catégorisation a été développé dans les années 50's en psychologie cognitive, concernant le traitement des informations provenant de l'environnement. C'est avant tout une façon de de simplifier l'environnement, car il est impossible pour notre cerveau de traiter toutes les informations nous parvenant.

    On va donc procéder à une sorte de segmentation de l'environnement social et physique en construisant des classes et des catégories auxquelles on associera les éléments d'information. Un objet ne sera donc jamais représenté seul dans notre cerveau, il sera toujours associé aux autres éléments et caractéristiques de sa catégorie.

    On parle donc d'un processus de structuration et d'organisation de l'environnement compenant deux aspects, le premier inductif et le deuxième déductif.
L'aspect inductif correspond au fait de ranger les éléments dans des catégories, en fonction de caractéristiques données. Cela nous permet notamment d'avoir le sentiment de mieux contrôler notre environnement, de pouvoir anticiper les évènements. L'aspect déductif renvoie au fait que l'objet, étant rangé avec d'autres objets semblables, va se voir attribuer les caractéristiques des éléments composant sa catégorie, et cela sans en vérifier la pertinence. En cela, la catégorisation est un moyen de mieux connaître notre environnement via les inférences que nous faisons à partir de nos connaissances acquises précédemment.

    Le catégorisation est donc un stratégie d'économie cognitive.

    La sélection des informations s'opère en fonction de plusieurs facteurs, et cela va dépendre notamment du contexte, des ressources attentionnelles disponibles, de la motivation et de ses besoins ... L'acte perceptif revient donc pour une grande part à adopter et adapter des croyances quant aux propriétés de l'objet. Il renvoie à des schémas déjà stockés en mémoire.

    En conséquent, quand un objet n'est pas facilement identifiable, je procède à une conceptualisation de l'information, son traitement n'est donc pas empirique, je cherche à vérifier les informations que j'ai déjà. Ce qui explique en partie que nous ne soyons pas réellement objectif quand on aborde une information, notre jugement est en amont, influencé par nos expériences passées.


    Deux conséquences peuvent être observées.

1. La différence entre deux objets, appartenant à deux catégories différentes, est exagérée.

2. La ressemblance entre deux objets, provenant d'une seule et même catégorie, est amplifiée.

    Et cela s'explique par le fait, que en amont, nous sélectionnons les informations que nous allons retenir, et notamment les informations qui viennent appuyer et confirmer ce que l'on sait déjà, en ignorant les autres ou en modifiant les représentations que nous en avons à ce moment là.




    Et pour illustrer ces concepts élaborés en psychologie sociale, voila une série d'images formant des illusions de perception.

Préparez un verre d'aspirine ^_^



Chaque rond tourne dans des sens différents. Image fixe. ©
Akiyoshi Kitaoka



Les pois bleus suivent le mouvement des vagues. Notre cerveau cherche à partir de nos expériences personnelles et notre mémoire, à mettre du sens sur ce que nous voyons. Image fixe. © Akiyoshi Kitaoka



Les serpents sont animés. Le système nerveux transmet l'image au cerveau et c'est à partir de ce moment là que l'erreur commence. Image fixe. © Akiyoshi Kitaoka




Même sans bouger la tête... L'illusion d'optique est une construction mentale élaborée à partir du signal sensoriel capté par l'œil. Image fixe. © Akiyoshi Kitaoka

 


    Comme c'est le cerveau qui crée l'illusion, le résultat varie en fonction des expériences de chacun. Rechercher à mettre du sens partout mène parfois à commettre des erreurs et là c'est le cas, en réalité le cerveau amplifie les contrastes perçus. Il amplifie les contours, les couleurs, les perspectives, les reliefs et les mouvements en fonction de nos connaissances. Les illusions d'optiques ne vont pas provoquer les mêmes résultats chez tous les individus.

        « Akiyoshi Kitaoka – Le génie de l’illusion.

    Akiyoshi Kitaoka est professeur au département de psychologie à l’université Ritsumeikan située à Kyoto, au Japon. Au cours de ses études, il a successivement étudié les comportements animaux, l’activité neuronale des singes, puis il s’intéresse aujourd’hui aux rapports qu’entretiennent le système visuel et le cerveau humains.


 

    En 2006, il a reçu le prestigieux prix L’Oréal "Art et science de la couleur". Ses créations visuelles sont mondialement considérées comme les plus abouties. »


 


Publié le 11/06/2007 à 15:48
Par lynh
Humeur : Rebelle



Et voila les partiels commencent, c'est parti pour 10 jours de folies ! Trop trop bien -_-

Quand je reviendrai, je complèterai la partie concernant le développement psycho-moteur des bébés, et je me mettrai sérieusement à plancher pour rédiger des résumés en psychologie du travail, et en psychologie sociale qui sont mes domaines de prédilection ...

En attendant, bah on attend ^-^


*°* Lynh *°* qui retourne dans sa coquille de noisette, le nez dans ses bouquins !
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