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Psychologue : La seule personne qui regarde les autres lorsqu'une belle femme entre dans la salle.
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Publié le 24/05/2007 à 12:34
Par lynh
 - Goodies psycho (si ça existe !) -

    Si si je vous promets, ça nous fait beaucoup rire !

Publié le 21/05/2007 à 17:15
Par lynh
- Psychologie du développement -

 

FREUD

Dans sa théorie, la mère est le premier objet libidinal, et a pour principale fonction de satisfaire les besoins de l’enfant. Il affirme en cela qu’elle apaise les tensions de l’enfant, notamment liées à la faim, et que c’est à partir de là que s’établissent les premiers liens avec elle, en passant par le plaisir qu’elle lui donne à ne plus ressentir cette tension.

 

Manger >>> satisfaire un besoin physiologique >>> éprouver un plaisir

 

SPITZ – dans les années 50’s

Cet auteur va observer les enfants (contrairement à Freud qui travaille avec des adultes, et en déduit le fonctionnement des enfants), car il devient responsable d’un orphelinat et d’une pouponnière.

Il met donc en place la théorie de la formation de l’objet libidinal, qui rend compte à la fois de la construction par le bébé des autres personnes (en effet, les théories psychanalytiques travaillaient l’hypothèse selon laquelle au départ le bébé ne ferait pas la différence entre soi et les autres – élément remis en cause en psychologie du développement), et de la différenciation sujet-objet et donc de sa propre construction (le moi).


 

Il met en avant 3 stades de base de ces deux constructions de l’autre et de soi même.

 

- Le stade anobjectal – De 0 à 2 mois

Correspondant au narcissisme primaire chez Freud. A la fin de ce stade, Spitz considère qu’il y une différence établie entre la perception buccale et visuelle.

 

        > Cette hypothèse est dorénavant obsolète, car on a vu en psychologie du développement que ces fonctions sont effectives dès la naissance pour obtenir des informations sr l’environnement.

 

     

                  - Le stade pré-objectal – De 3 à 8 mois

      Marque un début de reconnaissance de la réalité extérieure, car il observe que les bébés sourient aux personnes présentées de face à partir de 3 mois.

 

        > En réalité, on sait maintenant que le sourire est présent bien avant vers 1 mois.


Spitz considère que le sourire est une première étape obligatoire dans le développement psychique du bébé et que si on ne l’observe pas que c’est le témoin d’un problème pathologique.

 

- Le stade objectal – De 6 à 12 mois

La nouveauté réside dans le fait que contrairement aux précédents stades, le bébé ne sourie maintenant qu’à certains visages, et celui de la mère en particulier ; tandis que d’autre déclenchent carrément un comportement négatif de la part de l’enfant (détourner le regard, crier …).


    On passe donc d’une réponse systématiquement positive de la part de l’enfant, à des réponses spécifiques, positives et négatives, les négatives étant particulièrement présentes face à des étrangers. L’explication de SPITZ est que cela ne peut pas être lié à une quelconque mauvaise expérience de la part de tous les bébé vis-à-vis des étrangers, sa première explication serait donc liée à la différence entre la mère et les personnes nouvelles qu’il ne connait pas et donc pour qui il manifesterait un comportement de rejet. La deuxième explication serait liée à la déception que la personne se présentant à lui ne soit pas sa mère, et qui en plus lui ferait réaliser donc que sa mère n’est pas là, avec apparition d’une forte angoisse : l’angoisse du 8e mois. La perception d’autrui renvoie pour l’auteur à l’angoisse de la perte de la mère.


    > Or cela se produit également lorsque l’enfant se voit présenter un étranger, alors qu’il est dans les bras de sa mère … L’auteur n’a jamais apporté de réponse à cette critique.

 

    En réalité, actuellement ce 2e organisateur obligatoire (l’angoisse du 8e mois), est considéré comme existant mais ne concernant pas tous les enfants. Un nombre significatif d’enfants ne présente jamais cette réaction négative et cela n’est pas pour autant qu’il ne reconnait pas sa mère, car on sait à présent que dès 2 mois, il en est déjà capable. Et les enfants qui présentent cette réaction (davantage vers 12 mois) semblent être expliqués par un modèle social transmis par des comportements parentaux, avec des modalités de socialisations différentes : extravertis qui voient beaucoup de monde, habituant l’enfant à la nouveauté, l’accueillant positivement, et en parallèle, des parents plus réservés, ne voyant que rarement des visages nouveaux, ce qui peut expliquer le malaise de l’enfant quand il y est confronté.


 

    Cependant, ce qui reste intéressant dans les observations de SPITZ, concerne les conséquences cliniques. En effet, son apport est très important et positif, avec notamment l’expression de dépression anaclitique et de l’hospitalisme pour rendre compte de deux réalités cliniques, observées encore aujourd’hui.

 

 

    Dans cette population particulière de bébés abandonnés, on peut plus particulièrement penser aux mamans accouchant en prison. A l’époque, elles avaient le droit d’accoucher en prison et de garder l’enfant avec elles en cellule les six premiers mois. Passé ce délai, si la peine de prison de la mère n’était pas terminé, l’enfant (qui vivait jour et nuit seulement avec elle) lui été enlevé, et placé en pouponnière. Et cet enfant qui n’était habitué à voir que le visage de sa mère, se voyait allongé seul dans un boxe, duquel une personne venait le voir seulement quelques fois par jours pour le nourrir et le langer. Au départ, les antibiotiques n’existant pas encore, ces précautions d’isolement étaient appliqués pour éviter toute propagation rapide en cas d’infection chez un bébé. Cependant, passer de façon si soudaine de la présence continuelle de la mère à un isolement humain, sensoriel (les bébés s’entendent mais ne peuvent ni se voir, ni se toucher) et affectif, sans visage familier, était un vrai drame pour le développement de l’enfant. On observait alors dans la grande majorité des cas, les signes de dépression comme chez un adulte, mais dans un contexte différent. SPITZ parle alors de dépression anaclitique chez le bébé, reflétant par là une dépression causée par la perte du support pour le bébé. Dans de telles conditions, soit le bébé meurt en passant par une phase d’hospitalisme (il se laisse mourir), soit son développement est gravement perturbé, et il en garde des séquelles.


    En changeant les conditions d’accueil des bébés placés, en les mettant en contact les uns avec les autres, ils sont toujours perturbés, mais peuvent reprendre un développement normal quand ils retrouvent leur figure d’attachement.


 


Publié le 21/05/2007 à 13:51
Par lynh
 - Psychologie du développement -


L’imitation entre jeunes enfants des postures, gestes et mimiques, représente une partie essentielle de leur communication.

On observe comment le bébé construit progressivement des liens affectifs avec les adultes qui les entoure, et par quels moyens ces liens vont se transformer en attachement privilégié, sachant que cela va se faire nécessairement par les interactions, et donc la communication. Ces échanges s’appuient sur un répertoire de compétences disponibles dès la naissance, et avec les modalités perceptives.

 

La construction des liens bébé – adulte

 

 - Les conditions : modalités perceptives et sensorielles -


Les modalités sensorielles sont effectives dès la naissance.

 

La sensibilité tactile

La première sensibilité à fonctionnelle in utéro, car ce n’est pas parce que les organes sont présents qu’ils entrent en fonction immédiatement et donc qu’ils sont fonctionnels. Les capteurs sensoriels fonctionnels apparaissent vers la 30e semaine de gestation mais les récepteurs présents en premier sont au niveau de la bouche dès la 8e semaine.

Le fœtus, dès la 30e semaine, va recevoir des informations tactiles par son contact avec la paroi utérine. Les bébés peuvent palper certaines parties de leur corps avec leurs mains comme le cordon ombilicale, ils ont donc des sensations.

Les récepteurs thermiques et nociceptifs

Recevant les informations concernant la température, et les douleurs.

 

L’olfaction

Dès la 11e semaine, les récepteurs sont fonctionnels (les premiers), et cela permet au bébé de percevoir l’odeur du liquide amniotique qui varie en fonction de l’alimentation de la mère. Cela va notamment lui permettre de commencer  identifier des odeurs et de se familiariser avec certaines odeurs qu’il retrouvera plus tard.

Et dès le 3e jour de vie, le bébé reconnait l’odeur de sa mère, et cela est une sensation apaisante.

 

Le goût

Dès la 14e semaine, la sensibilité gustative est en place chez le bébé, les bourgeons gustatifs de la langue sont beaucoup plus nombreux chez le bébé que chez l’adulte – il ne discrimine pas mieux pour autant, et il doit beaucoup se concentrer pour cela. Ainsi, la bouche s’imprègne des différents goûts du liquide amniotique.

A la naissance, le bébé n’accepte que le lait et l’eau (le sucré et le neutre), et toutes les autres saveurs sont rejetées. On observe notamment le réflexe gusto-facial, qui est une réponse réflexe provoquée par les différentes saveurs.

 

L’audition

Elle est fonctionnelle dès la 6e semaine de la vie gestative. Ce qui laisse déjà 3 mois pour commencer à se familiariser avec certains sons comme la voix maternelle, non pas en tant que son car ils sont modifiés in utéro, mais davantage dans le rythme, la prosodie de la voie maternelle ; et la musique également.

 

La vision

La moins fonctionnelle  la naissance car c’est la seule qui ne peut s’exercer avant la naissance, et donc dès les premiers moments de la vie elle n’est pas nette. Il va donc repérer les caractéristiques du visage, car les stratégies d’exploration visuelle sont déjà présentes (zones obscures / claires et les zones de brillance).

Les travaux menés récemment on montré que la naissance n’est pas une réelle rupture sur le plan sensoriel. Et les stimulations auxquelles le bébé est le plus sensible son liés aux propriétés humaines : la voix et l’odeur (même si l’odorat est assez limité comparé à d’autres espèces animales).

*      Au départ les modalités sensorielles du bébé lui permettent de s’intéresser à l’adulte qui va s’occuper de lui, et dont il va dépendre. La première fonction n’est donc pas réellement celle  avancée par Piaget, d’exploration.

 

 

- Différenciation familier – étranger -


Chez le bébé, on ne parle pas de reconnaissance globale d’emblée. Il reconnait avec certaines propriétés pour identifier. On parle d’îlots de reconnaissance. Et ces îlots vont arriver progressivement à se regrouper pour avoir une reconnaissance globale pour repéré « qui est qui ». Par exemple, la façon de prendre le bébé dans ses bras est différente en fonction des personnes, et très tôt le bébé va faire la différence.

Et donc très tôt, le bébé crée une notion de familiarité en fonction de ces différentes caractéristiques qu’il va identifier.

Ce fonctionnement va aboutir rapidement à la construction de proto-règles (règles primaires), constituant les bases de la communication.

 

Le « proto-still face » :

Le bébé est installé dans un baby-relax et la mère qui est à côté de son enfant ne doit avoir aucune mimique, et ne pas parler.

On observe alors que le bébé est très perturbé, il reconnait sa mère, et pourtant ce visage familier se présente sous une forme aberrante, complètement inhabituelle. Il va alors tout faire pour attirer son attention et retrouver le visage avec ses expressions familières, et voyant que cela ne marche pas il va rapidement se détourner et se mettre à crier. Le rétablissement du contact entre la mère et son enfant prendra quelque temps, cela ne se fera pas de façon immédiate (en minutes).

Cette expérience montre qu’une personne familière se présente souvent de la même façon au bébé, et cela va permettre de créer des règles de reconnaissance, qui lorsqu’elles ne sont pas respectées, vont perturber fortement l’enfant.

 

Comment peut-on dire que cette différenciation familier / étranger aboutit à l’établissement d’une préférence ?


On peut d’abord le voir à travers les manifestations de joie, comparées aux comportements d’indifférence, et notamment la différence d’intensité suscitée par certaines personnes. Et en situation de détresse, certaines personnes arrivent mieux et plus rapidement à calmer le bébé. Cependant, on observe des différences interindividuelles importantes quant aux réactions liées au contact avec les personnes non familières (indifférence / cris).

 

- Les caractéristiques des interactions -


Elles ne sont pas particulièrement liées à l’adulte, même si en matière de communication, l’adulte est effectivement plus compétent. On peut cependant parler d’une réelle conversation entre l’adulte et le bébé, malgré cette différence de niveau les deux sont actifs.

L’adulte prend toujours en compte les caractéristiques du bébé pour échanger avec lui. Et la principale caractéristique dont l’adulte va tenir compte dans cet échange est le tempérament, l’ensemble de caractéristiques motrices et psychologiques de l’enfant. La tonicité va donc avoir une influence sur la qualité des périodes d’éveil, et donc sur les interactions.


Et du côté de la mère, ce que le bébé va voir c’est sa personnalité, on parle d’ajustement, en tant que capacité de celle-ci à modifier son activité en fonction du comportement de l’enfant, que la demande soit explicite ou pas, d’offrir une réponse appropriée à la demande de l’enfant, et notamment de répondre de façon stable à des demandes identiques. Et cet ajustement est indissociable de la contingence, c'est-à-dire par le fait que les deux évènements, demande et réponse, ne soient pas trop éloignés dans le temps.

Le bébé au cours d’une même séquence de communication a besoin de faire des pauses (même si cela dure que quelques minutes), et notamment par l’évitement ponctuel du regard. L’adulte doit également savoir et apprendre à faire des pauses dans ses stimulations.

On peut donc décrire chez les deux partenaires, « un pas de danse » avec la prise en considération des qualités et des caractéristiques de chacun, et également la possibilité de faux-pas.

On doit comprendre également qu’aucune stimulation n’a de valeur « bonne ou mauvaise » absolue (à part celle relevant de la maltraitance évidemment).

Cet ajustement n’est pas toujours parfait, une stimulation peut être idéale pour un enfant et trop forte ou trop faible pour un autre. Donc le choix de la personne préférée et privilégiée dépend de la base de ces échanges et de leur qualité qui prime sur la quantité – en terme de fréquence et de rythme.

 

TREVARTHEN – 1978

Cet auteur a étudié les caractéristiques de ces échanges.

Avant deux mois, le bébé est capable de prendre en compte les caractéristiques des objets et des personnes et d’adapter son comportement en fonction (avec l’attention plus qualitative et plus longue, les échanges …). Et il s’est particulièrement intéressé aux interactions avec les personnes.

 

Il décrit 3 périodes pendant la première année de la vie :


-          De 0 à 3 mois : L’intersubjectivité primaire

Le bébé porte un grand intérêt pour les personnes, mais faible pour les objets. L’adulte commente ce qu’il fait au bébé et son état. Les échanges sont centrés sur la personne.


-          De 3 à 8 mois : Le stade des jeux

Le bébé s’intéresse aux objets, et on observe une diminution des échanges en face à face, et l’adulte est pourvoyeur d’objet, c’est lui qui donne les objets au bébé.


-          De 8 à 12 mois : L’intersubjectivité secondaire

Le bébé peut simultanément établir une relation avec la mère et les objets, et les échanges sont alors médiatisés par les objets.

 

Très tôt les adultes ont un statut particulier pour les bébés, contrairement aux objets, car ils sont un miroir à leurs émotions (les mimiques de compassion …), et cela va également pouvoir lui permettre de lui-même les identifier.


A 5 mois, les bébés regardent deux fois moins les objets quand ils sont seuls, que lorsqu’ils sont avec leur mère. La mère n’est pas passive, elle attire son attention sur les objets, et ce comportement n’est pas identique chez toutes les mères.

 

Et ces mêmes bébés à 8 mois, sont plus intéressés par les objets quand ils sont seuls, quand ils ont toujours été très stimulés à 5 mois par la mère. Car la communication avec l’adulte est à la base de tous les échanges avec l’environnement. Il y a intérêt pour l’environnement mais d’autant plus que cet intérêt est sollicité par des échanges riches et variés avec les parents.


 


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