Psychologue : La seule personne qui regarde les autres lorsqu'une belle femme entre dans la salle.
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Publié le 21/05/2007 à 12:08
Par lynh
- Psychologie du développement - Une des fonctions de la motricité est expressive et communicative. On va donc voir comment l’enfant va utiliser son corps, sachant qu’avant deux ans c’est le seul moyen qu’il a de communiquer (gestes, postures, mimiques …) et ce type de communication est tellement important qu’il reste au-delà de l’apparition du langage. Le bébé dispose de mouvements expressifs, porteurs de significations pour le récepteur, mais pas nécessairement pour l’émetteur car au début de la vie le bébé n’a pas conscience d’émettre des signaux pour et vers quelqu’un. L’adulte va les percevoir et leur donner un sens. On ne doit pas confondre ces signaux expressifs avec les séquences motrices codées et conventionnalisées (faisant donc l’objet d’un apprentissage) et émis délibérément par l’auteur pour influencer les autres. Une séquence motrice a la particularité d’opérer une dissociation entre le contenu exprimé et le processus (mouvement expressif). Exemple : Tirer la langue > signal négatif – culturel – alors que au départ chez le bébé c’est un réflexe. Il y a donc véritablement construction d’un langage à partir de ces mouvements expressifs. Evolution de la communication non verbale – CNV Les mouvements expressifs sont présents dans le patrimoine génétique et donc présents dans toute l’espèce humaine (hors pathologie). Et ce répertoire va évoluer grâce aux réponses que le milieu va y apporter. Comment expliquer cette richesse expressive alors que la motricité est encore réduite ? Dans l’évolution de l’espèce humaine, cette particularité a permis de compenser le retard moteur afin de pouvoir très tôt exprimer ses besoins qu’il ne peut pas combler seul (comparé à d’autres espèces qui sont autonomes plus rapidement).
- Les différents signaux - Et particulièrement, les effets de ceux-ci sur l’entourage du bébé. Le regard : il est fondamental car il n’y a pas de communication sans le contact Œil / Œil. L’effet que produit le regard sur l’adulte dans les premiers échanges est très important, c’est le signal le plus valorisé par la mère car il donne le sentiment de s’adresser à une personne à part entière. Il consolide l’attachement. Quand il n’y a pas de regard, cela est interprété comme un évitement, et cela est très mal vécu par l’entourage, comme une rupture dans la communication. Lezine dit qu’entre 3 et 10 mois, le regard est le principal signal pour solliciter l’adulte et lui répondre. Le sourire : il est considéré au début de la vie comme un signal de bien être (contrairement aux cris et aux pleurs), et plus tard c’est un signe de bonne socialisation (avec l’accueil des inconnus). Il est présent dès la naissance. Et le premier sourire apparait pendant le sommeil paradoxal, et pas pendant la communication. Ce signe est important car il a une fréquence relativement constante et si il diminue pendant cette phase, cela est alors considéré comme étant le symptôme d’un problème. 2e semaine : il apparait au son de la voix et au visage se présentant simultanément, et il est accompagné d’une augmentation des mouvements. 1er mois : le visage seul, peut déclencher le sourire. Le visage humain est reconnu comme étant une présence agréable. Ce signal est considérablement renforcé par l’adulte à travers des comportements positifs (prendre le bébé dans ses bras, sourire également, câliner …) Et il existe également dans un contexte de non communication lié à une maitrise cognitive, il sourit car il a résolu un problème et en est content (par exemple faire bouger un objet, activité de résolution de problème qui nécessite chez le bébé une réflexion et la mise en œuvre de moyens efficaces pour y arriver). Les expressions vocales : elles sont présentes dès la naissance avec les cris, et très rapidement les adultes sont capables de les différencier et de les interpréter, en fonction de leur intensité notamment. Les cris ne sont donc pas identiques, ils sont modulables. A 2 mois, les vocalisations sont modulées et jouent un rôle important dans les proto-dialogues. La communication non verbale est très importante dans l’engagement de la communication. Les gestes : - Expressifs Ce sont des démonstrations spontanées d’émotions et de ce qu’il ressent, les états affectifs, ou bien provoqués par l’interlocuteur. - Appellatifs Ils sont destinés à attirer l’attention de l’interlocuteur pour établir et prolonger la communication. Exemple : tendre les bras. - Significatifs Par exemple proposer une action à l’interlocuteur en montrant une direction. - Les codes mimico-gestuels - L’expression formalisée et conventionnalisée pour provoquer l’impression d’autrui, modifier le comportement de l’autre est donc une communication volontaire, intentionnelle et s’appuyant sur des signaux appris (pas seulement ceux provenant de son patrimoine génétique). Ils sont utilisés jusqu’à l’âge de 4 – 5 ans malgré l’usage du langage, avec les autres enfants de son âge, ils ont une place très importante. Ces séquences de gestes sont des chaines de signaux (enchainement) dont l’organisation spatio-temporelle est fixe. tendre un objet en regardant une personne C’est l’équivalent d’une offrande et ce comportement est appris, et signale l’attente d’une réponse. C’est une réelle entrée en communication, comme une poignée de main entre adultes, « je te présente un objet, t’en fais quoi toi ? On joue ensemble ? ». A trois ans, apparait le geste de la main pour dire au revoir, c’est une convention d’adulte, qui avant est utilisée par le bébé pour entrer en contact avec son entourage. Entre un an et deux ans, apparait le pointage avec le doigt, c’est un geste à fonction référentielle. Il l’emploie en regardant l’adulte, notamment pour prendre un objet dont il ne peut pas s’emparer seul. C’est un geste complexe, car il doit comprendre que ce n’est pas l’objet qu’il doit regarder mais l’adulte, tout en contrôlant la direction de son pointage, et cela dans l’objectif de contrôler le regard et l’attention de l’adulte. C’est un geste de communication, l’enfant ne l’emploie jamais quand il est seul.
Publié le 21/05/2007 à 01:06
Par lynh
- Psychologie sociale -
Un des fondateurs en psychologie sociale, Lewin reste également un auteur incontournable. Psychologue allemand né en 1890 et mort en 1947, il a fait ses études dans la prestigieuse école où a été développée la Gestalt avec les fameux travaux sur la perception, et partira finalement d'Allemagne pour fuire les nazis.
Gestalt : courant théorique selon lequel la perception est davantage guidée par les relation entre les éléments que nous percevons, que par leurs caractéristiques propres.
Largement influencé par ces travaux, Lewin va exporter cette théorie cognitive de la Gestalt pour l'appliquer à la compréhension des groupe. Il entreprend notamment des recherches pour comprendre comment des personnes en groupes peuvent en arriver à exécuter des horreurs comme celles perpétuées durant la seconde guerre mondiale.
On passe à ce moment là de la psychologie individuelle à la psychologie collective.
On ne cherche donc plus seulement à connaitre et comprendre les caractéristiques des éléments qui vont composer un groupe, mais également comprendre les relations existantes entre les éléments de ce groupe.
On peut donc considérer l'approche de lewin comme la critique d'une conception Aristotélicienne de la science, avec notamment la classifification qui amène à des sciences trop normatives. Il favorise une approche Galiléenne qui se centre sur les relations et qui évite les séparations définitives, empêchant de cerner des dynamiques plus globales. Il met en avant une attitude scientifique dynamiste, en se concentrant sur les processus et intéractions dans une situation sociale concrète, et fait de l'interdépendance le pivot de son épistémologie. Le groupe est un tout dont les propiétés sont différentes de celles de la sommes de ses parties (reprenant un principe phare de la théorie de la Gestalt).
Les pricipaux éléments en interdépendance sont les membres d'un groupe social, avec un but qui le structure, des normes, des modes de communication, des rôles, un contexte, des enjeux, un mode de commandement, tout cela formant la spécificité d'un groupe. Et si un élément est modifié, tous les autres le seront également.
Expérience de Lewin - Une étude expérimentale du commandement et de la vie de groupe - avec Lippit et White Les conséquences de la modification du climat dans un groupe. Les chercheurs envisagent 3 modes de commandement : - Commandement autoritaire L'animateur (expérimentateur) détermine les activité d'un groupe de jeunes enfants (type colonies), les moyens, la répartition des tâches et compose les petits groupes. Pendant chaque activité, il procède également à des appréciations personnelles visant les enfants.
- Commandement "laisser faire" Il n'y a pas vraimment de prise de décision en commun entre les enfants et le moniteur, il n'aide pas à déterminer d'activité, ne fait pas d'appréciations personnelles, et n'intervient que quand un enfant le demande.
- Commandement démocratique Les décisions sont prises en commun accord entre l'animateur et les enfants, le choix des activités se fait ensemble, l'organisation est laissée guidée par les enfants et l'animateur encadre les enfants, il fait également des appréciations personnelles, cette fois centrées sur la tâche et pas sur l'enfant.
Les résultats concernant le taux d'agressivité relevé dans chaque groupe, montrent d'une part que l'agressivité est présente dans toutes les modalités. Cependant on observe des différence d'intensité largement significatives. La modalité "laisser faire" est celle qui concentre le plus d'agressivité chez les enfants. Dans la modalité autoritaire, on observe soit une totale apathie de la part des enfants, soit une très forte agresivité. Et concernant la modalité démocraticie, l'agressivité s'y écoule sans jamais pour autant atteindre de paroxysme notable contrairement aux deux précédentes.
On note, qu'afin de mieux contrôler les variables parasites (liées aux individus, aux dynamiques de groupes, aux moments de la journées ... et donc donner à chaque résultat la même valeur) tous les enfants sont âgés entre 8 et 12 ans, et passent chacun dans les trois modalités.
L'expérience de Lewin et de ses collaborateurs, trouvera une grande notoriété, elle prouvait, dans un contexte social agité, de guerre, que la lutte pour la démocratie était complètement justifiée. On se doit cependant de pondérer l'extrapolation qui en a été faite à la société, étant donné que l'expérience été réalisée avec de jeunes enfants, ce qui modère la translation que l'on peut en faire, tout en nous donnant de séreuses pistes cependant.
Le gouvernement américain demandera notamment à Lewin, d'intervenir pour changer les habitudes alimentaires des américains concernant la consommation de viande rouge qui se fait rare et chère en ces temps de guerre, mais qui continuait de faire preuve d'une demande irraisonnée. L'hypothèse sera la suivante : la résistance au changement est probablement liée à la peur d'être marqué par ses pairs de hors norme, et repéré de façon négative, empêchant de changer et ce même si l'envie est présente.
Le conformisme serait donc là un facteur important de réistance au changement.
Pour commencer, si l'on veut changer un comportement, une attitude, on doit pour cela trouver les bons portiers : à l'époque, il s'agit là des femmes, elles qui s'occupent des tâches ménagères et donc des courses alimentaires et des repas. C'est donc à elles qui fallait s'adresser en premier lieu.
Les chercheurs mettent donc en place deux modalités : - une conférence avec des diététiciens et des économistes qui vont exposer le problème et proposer des alternatives argumentées, avec dépliants et documents - débats entre petits groupes de 12 à 13 femmes, des ménagères, directement concernées par la questions, et pouvant expliquer ses choix personnels, sans spécialiste présent, seulement un animateur favorisant les échanges, et les incitant à parler, et notamment de ce qui sucité leur réticence, il a également pour rôle d'aller dans le sens d'essayer et de voir ce qu'elles en pensent
Deux mois après, les expérimentateurs reprennent un deuxième contact avec ces mêmes jeunes femmes. Ils observeront essentiellement un changement durable ches les femmes ayant participé à la deuxième modalité, car la décision final d'essayer de changer d'habitude alimentaire y apparait comme une décision collective. Cette seule condition permet de changer la norme de l'intérieur du groupe, ainsi les membres, pour changer de comportement, n'ont qu'à se conformer à la nouvelle norme de leur groupe d'appartenance et ne risquent pas d'en être mises à l'écart.
Voila une petite expérience qui nous permet d'introduire différents concepts fondamentaux en psychologie sociale comme les normes sociales, le conformisme et l'identification à un groupe social, qui seront abordées bientôt.
Publié le 18/05/2007 à 11:07
Par lynh
La découverte du petit groupe où l'interdépendance est possible, va se faire par hasard avec Elton Mayo dans les années 20 aux Etats-Unis, période de transition entre la société traditionnelle et la société industrielle.
" Que va devenir l'homme à l'aube de cette transition ? "
Les sciences humaines se sont développées en partant de ce questionnement. La question se pose concernant l'aspect psychologique, mais également l'aspect physique, lié à la fatigue qui augmente avec l'apparition du travail à la chaine dans les métiers récents (Taylorisme).
Chicago - grand centre industriel dans un environnement de rentabilité importante, dominé par le capitalisme, offre une particularité rare à l'époque : elle présente un bureau d'étude des conditions de travail. On opère là pour la première fois, un lien entre les conditions de travail et le rendement que l'on veut toujours amliorer. C'est déjà une façon originale à l'époque d'aborder le problème. Les chercheurs vont donc procéder à des expériences, vont modifier l'organisation du travail, changer quelques éléments des conditions de travail et voir à chaque fois quelles en sont les conséquences et si cela améliore le rendement (luminosité, humidité, travail en groupe ...). Et effectivement, ils s'apperçoivent rapidement que le rendement est meilleur quand on améliore la qualité des conditions de travail. Quand les études sont terminées, les conditions de travail initiales sont remises en place, et contre toute attente le rendement ne baisse pas ( ou peu ) pour revenir au niveau auquel il était avant les modification et reste élevé, et ce bien que les conditions soient redevenues identiques à celles de départ. L'état va donc faire appel à E. Mayo pour tenter d'exploiter et de mieux comprendre les causes de ce changement.
E. Mayo va donc se rendre dans l'usine et demander des volontaires parmi les ouvrières, en prenant le temps de bien leur expliquer ce qu'ils allaient faire pourquoi et comment. Cette première démarche à elle seule consistait déjà en une inovation, car auparavant on se contentait de donner les instructions à suivre sans se soucier d'expliquer quoique ce soit. Les 15 femmes sont donc installées à part, dans une pièce qui servira à l'expérience. L'expérience commence et les chercheurs recommencent à faire varier plusieurs facteurs, et notamment le mode de rémunération (manipulation pas facile à négocier avec le directeur cependant), d'instaurer des temps de pauses et selon différentes modalités (cela nous parait évident à l'heure actuelle, mais à l'époque on se préocupait pas tant de ce genre de chose). Et on observe effectivement une hausse du rendement très nette. Après, cela le directeur décide de stoper les expériences et replace les travailleuses dans leurs conditions de travail "normales". Cependant une fois de plus le rendement reste exceptionnellement élevé. E. Mayo décide alors de leur faire passer un qestionnaire pour essayer de comprendre ce qui ne l'est pas à partir de simples observations, mais cela n'est pas suffisant, les questions ne semblent pas arriver à cerner le vif du sujets. E. Mayon met alors en place le premier système d'entretien.
Et c'est à partir de ces entretiens détaillés, laissant s'exprimer les sujets, que l'on va pouoir dégager petit à petit les clés de ce changement.
En réalité, c'est bien la création d'un petit groupe avec un climat favorable, de confiance et d'écoute : prendre en compte le travailleur, partager les informations qui le concernent ... qui a pour effet d'améliorer le rendement. Car l'être humain n'est pas simplement motivé par des raisons économiques pour aller travailler, mais également par des raisons sociales. Etre reconnu socialement, compter pour les autres et avec les autres. les femmes ayant participé à l'expérience ont ainsi développé des relations de réciprocité, amicales et se voir en dehors du travail. Chose qui ne se développait pas spontanément des des conditions de travail désagréables.
Ce concept est réellement révolutionnaire, car avant cela la paresse était l'explication privilégiée, avec une seule motivation à la récompense et l'efficacité des sanctions étaient prises en compte pour gérer les employés. En fait dans l'organisation du travail, on voit se développer des réseaux d'affinité qui instaurent un climat favorable.
Les travaux d'E. Mayo ont mis en évidence que les être humains sont sensibles à leur milieu, pas pour ce qu'il est réellement, mais en fonction de leur groupe d'appartenance. les personnes ressentent leur travail à travers la médiation de leurs conditions de travail, de leur groupe et du climat de travail qui a un impact important sur la façon d'appréhender l'environnement et ce qu'il soit réellement agréable ou pas. C'est la représentation que l'on en a qui est importante.
C'est le commencement de la psychologie sociale. On devra cependant attendre 20 ans avant que cette recherche ne soit reprise et que le groupe devienne une objet de recherche en psychologie sociale.
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