Psychologue : La seule personne qui regarde les autres lorsqu'une belle femme entre dans la salle.
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Publié le 17/05/2007 à 23:09
Par lynh
- Psychologie sociale -
On parle de groupe en tant que personnes réunies, de pluralité d'individus présents ensemble, ou bien qui l'ont été, ou bien qui le seront ( souvenirs et ancipations ).
En effet le fait d'avoir appartenu un jour à un groupe reste inscrit dans notre identité, dans notre représentation de soi et cela va influencer nos comportements.
Les groupes peuvent prendre trois formes différentes :
- La foule Rassemblement important de gens réunis au même endroit mais de façon involontaire (voir Lebon). La passivité de ses membres va dépendre de la motivation de leur présence, et sur laquelle ils vont rester cncentrer. Généralement en dehors de leur motivation commune, les gens se parlent peu. On remarque également que la contagion émotionnelle dans une foule est très rapide, le niveau rationnel très bas.
- Le petit groupe - primaire - Il est suffisamment petit pour que chacun perçoive chaque membre qui le compose (< 12 membres). Par conséquent il renvoie à un vécu expérimental très différent avec un sentiment d'appartenance très fort et un investissement important. On note également un niveau affectif puissant (en positif ou en négatif ) avec un vécu intense des évènements. Découvert aux Etats-Unis.
- Le regroupement - secondaire - Niveau intermédiaire (le travail, les associations ...) avec des représentants qui s'occupent du but fixé pour le groupe, avec une répartition du travail et une confiance envers les représentants. Les rôles sont différenciés, il y a peu d'échanges, et le niveau d'intensité affective est peu important.
Comment se forment les groupes ? Dans un groupe secondaire, il peut se former de petits groupes avec des membres actifs, mais cela n'est pas une explication suffisante. Au-dela de cet aspect descriptif, on va s'intéresser à l'analyse philosophique de Sartre ( Critique de la raison dialectique - 1960 ) en composant avec la démarche de la pensée de l'être humain dans son effort pour améliorer la nature et son environnement, et les allés et retours entre pensée et action.
" Quand je ne suis pas satisfait de mon environnement, j'entre en action et je le transforme."
Le premier moteur dans l'intervention de l'action est la lutte contre la rareté. L'être humain constate et pense la rareté et entreprend des actions pour lutter contre elle. Et le fait de se mettre en groupe est l'un des moyens que l'être humain a trouvé pour lutter contre elle.
Le groupe se construit donc dans la praxis contre l'inertie des collectifs, que nous ressentons comme une impuissance et grâce à une relation réelle entre les gens. Le groupe n'est alors qu'un moyen car le but reste la rareté. Et chacun reconnait sa propre impuissance en restant seul.
Ce qui nous amène pour commencer, à un groupe en fusion, tous les membres sont pareils, premier moyen efficace, qui va plus ou moins durer dans le temps en s'organisant et donc de ce fait en sortant de ce modèle fusionnel. En effet l'organisation est le premier pas par lequel chacun va se différencer et se donner un rôle particulier. De cette coordination va naitre une association en développement. Cette différenciation peut être source de conflits car les statuts ne sont pas équivalents et cela amène à une lutte de pouvoir avec deux possibilités finales : 1 le groupe disparait 2 le groupe développe une nouvelle énergie pour faire durer l'association avec des nouveaux engagements, des promesses, des restrictions, des interdits : des règlements. La dernière étape se met en place quand le groupe se prend pour sa propre fin en oubliant son but initial, la raison de la formation de ce groupe, et l'énergie à ce moment là est concentrée seulement pour faire durer le groupe : c'est la naissance de la bureaucratie.
Chaque groupe se construit dans un environnement où existent d'autres groupes aux intérêts antagonistes, un groupe se constitue donc toujours par rapport à un autre groupe avec lequel on est en conflit.
Dans l'analyse de Sartre, la notion d'interdépendance est fondamentale pour arriver à l'objectif, et la définition du groupe est centrée sur celle-ci.
Publié le 17/05/2007 à 22:23
Par lynh
- Psychologie sociale -
Pour mieux comprendre l'application des différents niveaux d'explication de Doise, prenons l'exemple de l'expérience suivante. L'effet auto-cinétique - Sherif L'objectif de cette expérience est de comprendre comment va se construire une norme social, dans un environnement sans aucun repère. En projetant une lumière fixe, au bout d'un certain temps on a le sentiment qu'elle bouge, les expérimentateurs vont se servir de cette illusion perceptive pour observer le comportement des sujets qui vont tenter de trouver une constante pour fixer leur raisonnement. On va donc exposer les sujets seuls, un par un pour commencer, face à ce point lumineux fixe, et leur demander cependant d'estimer en cm, les mouvements du points lumineux. La passation s'effectue en deux temps. On observe une modalité dans laquelle le sujet est seul, et une deuxième dans laquelle le sujet est dans un groupe. Pour la moitié des sujets la passation se fait d'abord seuls puis en groupe, et pour l'autre moitié des sujets, la passation se fait d'abord en groupe, puis seuls. On doit également savoir que lors de la passation en groupe la réponse est nominale (pas anonyme) et à haute voix. Cela permet en effet d'instaurer une visibilité sociale dont nous allons mesurer l'impact sur le comportement des sujets, par rapport à la condition dans laquelle ils sont seuls à raisonner. De plus alterner l'ordre de passation des deux modalités (seul/groupe et groupe/seul) va nous permettre de voir si l'expérience première influence la deuxième et comment. En résumé les résultats montrent que lorsque le sujet est seul, au fil des essais, l'écart entre les différentes réponses ( en cm ) données par le sujet, va se réduire car il va se créer une sorte de norme interne à laquelle il va se référer pour répondre. > dans ce cas la norme se crée pour réduire une incertitude - Cette explication se situe donc au niveau intra-individuel - Lorsque les sujets sont en groupe, on observe alors qu'au fil des essais l'éventail des valeurs données par l'ensemble du groupe se réduit et va se centrer autour des valeurs moyennes, les personnes ayant donné des valeurs bien plus grands et bien plus petites vont rapidement réduire l'écart entre leurs réponses et celles données en moyennes par les autres. On observe donc la construction d'une norme perceptive collective par influence réciproque.
> dans ce cas la norme crée permet d'éviter le conflit dans le groupe, et ce d'autant plus que le sujet de désaccord n'a pas de valeur importante à défendre aux yeux des sujets, les compromis sont faciles.
Une réplique de cette expérience, propose de travailler avec des sujets ayant un statut social différent, en prenant par exemple des étudiants en première année, et des étudiants en cinquième année d'une même filière universitaire.
> la convergence se fait également, mais cette fois elle se réalise davantage autour des valeurs données par l'étudiant ayant un statut élevé. On est tenté d'expliquer ce résultat par l'influence exercée par les personnes qui nous semblent plus experts que nous - Explication à un niveau positionnel -
Une autre réplique de cette expérience, propose d'apporter une modification au matériel en ajoutant un sujet ayant une valeur à défendre pour les sujets : un questionnaire portant sur la peine de mort à réaliser avant l'expérience auto-cinétique, et dont les résultats sont donnés à haute voix au groupe. On a deux modalité, dans la première l'expérimentateur dit que tous les sujets ont la même opinion, et dans une deuxième on dit que les avis sont largement partagés.
> quand les sujets pensent être d'accord avec le questionnaire, on observe les mêmes résultats que précédemment, et quand ils sont en désaccord l'effet de convergence n'a pas lieu. En effet, le consensus ne se réalise pas aussi naturellement avec des personnes dont on sait qu'on peut être en désaccord sur des sujets importants - Explication à un niveau idéologique - La convergence ne se fait donc automatiquement que dans un contexte idéologiquement neute, cependant on peut noter que lorsque le désaccord a lieu avec des personnes ayant un statut nettement supérieur au sien, la convergence s'observe par un phénomène de complaisance.
Publié le 17/05/2007 à 22:23
Par lynh
- Psychologie sociale -
La psychologie sociale est née d'un grand débat philosophique dans le XIXe et XXe siècle " Qu'est-ce qui détermine nos comportements ?". On peut dès los mettre en avant des facteurs psychologiques, biologiques, sociologiques ...
Durkheim - études sur le suicide - en sciologie Une des idées de base étant que l'on observe davantage de suicide chez les populations de sujets ayant peu de contacts humains (en prenant en compte de nombreuses variables telles que la situation géographique, le nombre d'enfants, l'appartenance ou pas à un communauté religieuse, mariage/célibat, ville/campagne, l'âge, le sexe ...). Cependant on n'expliquait pas comment deux personnes ayant un environnement social équivalent pouvait choisir deux options contraires. On observait là, une des limites de l'explication sociologique qui trouvait ses lacunes dans l'explication psychologique.
A l'inverse une étude psychologique ne peut pas se voir généralisée sans prendre en compte les influences sociales liées à l'environnement économique, la culture, la société, ses normes et ses valeurs.
Selon Moscovici, "la psychologie sociale doit s'occuper en premier chef du lien social, individuel ou groupal, que constitue la relation entre un égo et un alter, pour analyser leur rapport à l'environnement social ou non social, réel ou symbolique".
L'égo = soi L'alter = l'autre
Moscovici met donc l'accent sur le fait que l'objet de la psychologie sociale n'est pas l'individu seul mais l'individu par rapport à autrui. Cependant cette précision n'est pas suffisante, car il n'y a pas seulement deux éléments en intéraction ( moi et l'autre ), on doit également ajouter à cela l'intéraction avec l'environnement. Car la façon dont je contacte autrui dépend d'éléments contextuels qui vont structurer l'échange, et donc de la représentation que chacun a de ce contexte.
L'environnement non social correspond aux facteurs écologiques : montagne, océan, désert, climat chaud / froid ... Car on ne se représente pas l'existence de la même façon selon l'environnement dans lequel on la vit.
La différence marquée entre le réel et le symbolique est importante, car en dehors des aspects réels et objectifs d'une situation, il y a toute la dimension cognitive qui renvoie au monde des représentations, aspect subjectif de l'intéraction. Exemple : un drapeau national n'est pas un simple morceau de tissu, mais bien un symbole lié à nos valeurs, nos idées ... Et donc la perception directe d'un "objet" ( au sens large ) dépend également de nos capacités à se souvenir du passé, de comparer les éléments entre eux et d'anticiper des évènements.
Repérer l'articulation entre le psychologique et le social peut donc se faire à différents niveaux d'explication - Doise en 1982
- Le niveau intra-indiviuel Comprendre et expliquer comment l'être humain se comporte dans son rapport à l'environnement déjà co-existant entre les facteurs psychologiques et sociologiques. Par exemple avec la notion de catégorisation sociale (psychologie cognitive).
- Le niveau inter-individuel Expliquer les conditions qui se développent quand plusieurs individus sont ensemble dans une même situations et leurs conséquences comportementales.
- Le niveau positionnel La position sociale et hiérarchique des personnes influence les comportements (soi et les autres).
Les personnes ne sont pas interchangeables dans l'étude d'une situation, le statut positionne le sujet et de façon inégale.
- Le niveau idéologique Renvoie à la dimension symbolique, repérer l'impact des idées, des valeurs et des normes sur les comportements des individus.
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