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Publié le 18/07/2007 à 19:32
Par lynh
 - Psychologie du développement -


    L'évolution du tonus


 COGHI & GESELL - 1953 - Lois de cette évolution


    Loi céphalo caudale : le tonus se développe du haut vers le bas (cou, épaule, buste, bassin)


    Loi proximo distale : le tonus se développe du centre vers l’extérieur (épaule, bras, main)

 

Il y a une baisse du tonus de flexion et le stade d’hypotonie physiologique apparaît vers 6-8  mois.


    La tête tient droite vers 2 mois, les membres étirables involontaires. Il se met en position de l’escrimeur (1 bras fléchit vers la tête et un bras allongé du côté du regard) à cause d’un réflexe tonique du cou. La vitesse du développement postural est plus rapide chez le bébé hypertonique (debout vers 8 mois) que chez le bébé hypotonique (debout vers 10 mois).

 

 

    Développement postural


       >  Action post antigravitaire

 

C’est l’acquisition de la station assise, debout et de la marche.

    2 mois : tête droite

    3-4 mois : haut du dos droit (ne tient pas assis seul)

    6 mois : assis avec appui des mains

    7 mois : peut se tourner du ventre sur le dos

   8 mois : assise est maîtrisée (dos est droit sans les mains, peut pivoter sur les fesses, résiste aux petites poussées)

    9 mois : se relève avec un appui (chaise, table)

    10-11 mois : cabotage, marche en se tenant de ses deux mains aux meubles

    11-12 mois : marche tenu par les mains

    13-14 mois : marche seul

 

    La marche inclue des pas très petits, un écartement des pieds important, une fréquence des pas élevée, un pied posé à plat (ou pointe/talon), un double appui long (2 pieds au sol), une marche en canard, un balancement des bras.

 

    L’apprentissage est nécessaire pour la stabilisation du corps (éviter la perte d’équilibre). Il faut apprendre les conditions qui permettent au corps d’aller en avant, apprendre à intégrer les informations sensorielles fournies par les pieds (sol glissant, sable).

 

    Phase d’intégration : durée de 3 à 5 mois, c’est l’évolution des paramètres de la marche (20 à 80cm par seconde). Il y a une augmentation de la longueur des pas, une baisse de l’écartement des pieds.

 

    Phase d’ajustement : durée de 6 à 7 ans, c’est l’affinement du contrôle de la marche, il y a une meilleure gestion de l’appui unicaudale (sur un pied). Il anticipe les commandes motrices en tenant compte du contexte (marche plus vite, changement de terrain).

 

        > Action posturale directionnelle

 

    Quand et comment l’enfant saisi les objets. Il y a une orientation du corps vers l’objet (transport de la main). Il essaie de régler le mouvement en fonction de la distance (arrêter le mouvement ; coordination visio manuelle).

 

            - De 0 à 4 mois

    On observe une saisie volontaire (voir et attraper). Le bébé peut diriger sa main vers un objet présenté visuellement (GRENIER, 1981). Il bloque le haut du cou ce qui empêche une motricité parasite et il projette le bras vers la cible (vers 1 mois). Le mouvement ne peut pas être corrigé, il n’y a jamais de saisie.


    Pour commander le bras précisément, il faut un développement postural. Si l’objet est proche de la main, il peut le saisir mais il faut que l’enfant voit les deux en même temps (4 mois). On met dans la main du bébé des objets de textures différentes : les pressions sont moins importantes sur les objets rugueux. Le bébé, grâce à sa bouche, reconnaît une tétine lisse ou rugueuse.


    GIBSON - L'amodalité : des modalités sensorielles différentes permettent d’obtenir la même information sur des objets (forme, texture et distance).


    On peut identifier une balle lisse les yeux fermés (tactile). Le bébé peut détecter la différence : quand on lui montre visuellement une tétine, il reconnaît celle qu’il a eue dans la bouche (entre 1 et 2 mois).


    Il faut attendre 5 mois pour qu’un objet présenté visuellement soit reconnu tactilement. Le bébé vit  très tôt dans un monde cohérent. Il sait très vite que c’est le même hochet qu’on lui présente par exemple.

A la fin de cette période (0 à 4 mois), le bébé passe de longs moments à regarder ses mains. A 5 mois, le jeu de la main a disparu car le bébé se sert de sa main pour saisir des objets.

 

            - De 5 à 6 mois

 

    La saisie des objets par Halverson (1937). Il décrit comment le bébé s’y prend pour saisir des objets.

 

        3 étapes :

    - 20 et 28 semaines (6 mois)

Objets moyens : saisie cubito palmaire (prolongement cubitus vers paume).

Petits objets : saisie rateau (gratte).

 

    - 28 et 32 semaines

Saisie pollico palmaire (pouce) : les objets sont ramenés dans la paume. Le pouce bloque l’objet et va le maintenir.

Pour les tout petits objets, c’est la pince inférieure : le bébé coince l’objet entre son pouce et la 1ère phalange de l’index.

 

    - Vers 36 semaines (9 mois)

Saisie radio digitale (prolongement radius et doigts).

Pour les petits objets, c’est la pince supérieure, la pince fixe : il saisie entre les dernières phalanges et le pouce.

 

    - Vers 5 mois

Iil y a une compétition tonique entre les deux bras. Lorsque l‘enfant a un objet dans une main, on lui en présente un deuxième. Commence alors une compétition tonique, un peu comme si le deuxième bras n’existait pas. A 6 mois, ce problème est réglé.

 

 

        Rôle des deux mains dans la saisie


Tout le développement psychomoteur des jeunes enfants (bras) vise à permettre à l’enfant de coordonner les actions de ses deux mains. C’est la coordination bimanuelle, il faut une coordination et une complémentarité. Lors de la 1ère année de sa vie, la majorité de ses actions sont unimanuelles. A la fin de la 1ère année débutent les actions coordonnées des deux mains.

 

 

 

        Conclusion


    Le mouvement postural antigravitaire a une signification psychologique évidente : l’acquisition de la station assise et debout, permettant un meilleur contrôle visuel et postural de l’environnement du bébé. La marche est un extraordinaire moyen de libération, l’enfant n’est plus autant dépendant. Il passe alors par une période jubilatoire qui est refrénée par les parents (il court plus de danger en marchant).

    Il découvre la manipulation de l’objet, le rôle de la main. PIAGET parle de praxies : ce sont des systèmes de mouvements coordonnés en fonction d’un résultat ou d’une intention (l’enfant a un but).

 


Publié le 18/07/2007 à 18:56
Par lynh
 - Psychologie du développement - 


    La motricité du nouveau-né à terme

       - Le tonus et la posture

A la naissance, elles représentent un élément de diagnostic important car elles sont révélatrices de l'état du cerveau (SNC : Système Nerveux Central).

On observe : Une absence de tonus dans l'axe vertébral, le long de l'axe corporel
                   Une hypotonie de l'axe corporel
                   Une hypertonie des axes fléchisseurs
                   La position au repos, spontanée est allongée avec les membres fléchis (la grenouille)
             L'extensibilité. Pour évaluer la tonicité d'un bébé on va étirer un muscle à partir de son articulation dont les angles fermés par cette extensibilité vont varier avec l'âge.


       - La motilité et la rythmie

L'ensemble des mouvements que le bébé est capable de produire, sans avoir été provoqués par des stimulations externes, ce sont des mouvements spontanés. On observe les mêmes mouvements qu'en utéro qui sont très tôt mis en place (10e semaine de la gestation). On les appelle également mouvements stéréotypés. La rythmie correspond elle aux mouvements d'ouverture et de fermeture de la main, des pieds ...

La motilité et la rythmie varient entre les bébés.


       - Les réflexes archaïques

Ce sont les automatismes primaires déclenchés par des stimulations extèrieures qui vont déclencher la réponse innée et stéréotypée (invariablement la même réponse). La particularité de ces réflexes est qu'ils disparaissent avec le développement au cours des premiers mois de la vie.

Il y a deux types d'automatismes.

    > recherchés et mis en évidence lors de l'examen neurologique des bébés

              1. Moro - Le labyrinthe de l'oreille
Quand il est stimulé, cela déclenche le réflexe de Moro. On va soulever et relacher doucement la tête du bébé et cela va entrainer une ouverture et fermeture des bras, provoquée par la perception de cette décélération.
Il disparait dans les trois premiers mois de la vie.

            2. Le grasping 
Placer un crayon dans la main d'un bébé et il va le serrer très fort.

            3. Le redressement
On met le bébé debout en le faisant toucher les pieds à plat (jambes naturellement fléchies) et le bébé va redresser ses jambes.

            4. Le réflexe de la marche automatique
Dans la même position que la précédente, avec une légère inclinaison vers l'avant, et le bébé effectue les mouvements de la marche avec les jambes.


    > Dont la particularité est d'avoir une finalité évidente

             1. Les réflexes d'évitement 
Face à une stimulation désagréable, le bébé tente de l'éviter.
Avec l'exercice de l'allongement croisé, quand on gratte le dessus du pied droit, la jambe gauche va s'étendre et va croiser l'axe corporel pour recouvrir la zone stimulée.

             2. Les réflexes bucaux
On les observe comme étant des réflexes d'approche, pouvant s'enchainer en trois étapes dans une séquence.

    - Le réflexe des points cardinaux : Si on stimule le menton d'un bébé, il va orienter la tête vers le bas, si on stimule sa joue droite, il va s'orienter vers la droite etc. Le bébé va s'orienter vers la stimulation.

    - Le réflexe de fouissement : Après avoir tourné la tête, il positionne la bouche le plus près possible de la cible.

    - Le réflexe de succion : Qui permettra au bébé de se nourir de façon automatique.


    La particularité de cette deuxième catégorie est de réflexes est la finalité évidente de ces mouvements et le fait qu'ils ne disparaissent pas complètement, dans le sens où ils vont s'intégrer dans des comportements complexes volontaires.


    THELEN - 1983 

On peut émettre l'hypothèse selon laquelle, le réflexe de la marche présenté comme tel ne permet pas d'être observé au delà de quelques mois non pas parce qu'il disparait mais parce que le poids du bébé plus lourd ne lui permet plus d'exercer ces mouvements (pas la force avec son poids).
Cependant on doit noter que l'on arrive à observer le même principe en mettant le bébé en position allongée, les pieds vers le haut : le bébé présentera encore ce schéma de pédalage. Et on observe le même comportement dans l'eau, ce sont les conditions biomécaniques qui vont permettre ou pas le mouvement de s'exprimer.


Publié le 18/07/2007 à 15:51
Par lynh
 - Psychologie du développement -

    Le développement moteur d'un bébé joue un rôle fondamental dans son développement psychologique, car il est à la base du développement de toutes les autres fonctions chez le bébé : affective, cognitive (intelligence) ...


    Commençons tout d'abord par quelques définitions ce qui évitera toute confusion par la suite.

    - Le tonus musculaire

L'état de tension légère et la résistance à l'étirement, caractéristiques des muscles du squelette. Il constitue la toile de fond des activités motrices et posturales.

Il permet : de préparer le mouvement
               de fixer l'attitude
               de sous-tendre le geste
               de maintenir l'équilibre


 > Plan fonctionnel

Les manifestations diffuses du tonus sont également associées à un grand nombre de manifestations auxquelles on ne penserait pas en premier telles que la vigilance et les émotions.

    La vigilance augmente,  le tonus augmente en parallèle.
   
    La colère s'accompagne d'une augmentation du tonus (avec les tensions musculaires).

Le tonus est également en rapport avec les manifestations au service de la posture et de l'équilibration.


 > Plan clinique

On observe chez les bébés un tonus d'action et un tonus de fond qui forment des bébés hyper-toniques et des bébés hypo-toniques, disposant d'une quantité de tonus plus ou moins importante.


    - La posture

Activité musculaire permanente.
Elle se caractérise par ka mise en forme du corps dans des attitudes permises par une immobilisation des segments dans des positions déterminées. Et plus l'enfant est jeune, et plus la correspondance entre tonus et posture et grande, car le tonus du bébé détermine complètement sa posture (contrairement aux adultes qui peuvent contrôler leur posture volontairement).
Et quand le tonus se met en place, la liberté de posture et de mouvement augmente.

 > Plan fonctionnel

Définition de PAILLARD : L'activité posturale anti-gravitaire
Elle permet le positionnement des différentes parties du corps, rendant possible la station érigée, son maintien et sa stabilité. Elle permet donc de se redresser.

Par ailleurs, l'activité posturale directionnelle, permet elle l'orientation du corps ou de certains de ses segments vers la stimulation de l'environnement. Elle s'appuie sur l'activité posturale anti-gravitaire pour avoir des mouvements précis et avoir une bonne statique.

 > Plan clinique

    - Spontanée : On observe comment le bébé ou l'enfant se présente au repos (cela change en grandissant avec l'augmentation du tonus).

    - L'aptitude posturale : On observe l'aspect dynamique de la posture chez le bébé, la résistance à la pesanteur (position assise, marche).



 Les différents types de motricité : servant à atteindre différents objectifs


       - La fonction effectrice

Elle met en jeu l'activité posturale, cinétique (mouvement) et manipulatoire chez le bébé. Elle permet donc les activités finalisées telles que la locomotion, la préhension, l'écriture (nécessitant en plus une fine coordination du contrôle de la main et donc elle est possible seulement plus tard).
Elle permet d'agir sur le monde, l'environnement.

       - La fonction expressive et communicative

Agir sur les autres à travers les gestes, les mimiques, la posture, pour exprimer des besoins, des impressions, des émotions ... Elle joue un rôle essentiel dans le développement social d'un bébé car la motricité est le seul moyen qu'il a de communiquer durant la première année de la vie.

Elle ne concerne pas que les bébés, cette forme de communication est tellement développée qu'elle fait l'objet de codes et de conventions encore employés chez les adultes.

       - La fonction évocatrice 

Elle permet d'évoquer des personnes, des situations, le plus souvent en leur absence. On représente en figurant avec le corps (la danse est un moyen de communiquer permettant l'expression de situations avec le corps).

L'immitation est la réproduction d'un modèle en effectuant les mêmes gestes et mimiques, notamment en différé.

PIAGET pense qu'elle est essentielle dans le développement intellectuel, car elle implique une capacité de représentation mentale.

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