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Publié le 01/07/2009 à 22:43
Par marydousse
Humeur : Au secours !
CHAPITRE 40 Ce serait si simple si je pouvais répondre à cette question. « Qu’est-ce-que je dois faire ?
Pour le moment, cela fait déjà deux semaines que je suis de retour à la maison et l’heure est venue de ramener Christelle à la maison. Je suis allée la voir quelques fois durant les deux dernières semaines et je trouvais triste de la laisser à la pouponnière alors que je considérais que sa place est avec moi, avec nous à la maison. On va donc la chercher.
En revenant, pas très loin de chez moi, nous nous faisons arrêter par la police. Bien sûr, nous sommes en contravention. Je suis assise à l’avant, côté passager avec Christelle dans les bras. Mais nous sommes chanceux, pas de billet de contravention, seulement un avertissement. Il faut dire que depuis les lois sont de plus en plus sévères concernant la sécurité des enfants qui prennent place à bord d’un véhicule automobile, et pour cause.
Nous voici maintenant à la porte de la maison. Christelle va faire son entrée dans sa maison.Et à ce moment-là je comprends que je vais vivre. Oui je vais vivre pour protéger mes petits, pour les mener à l’âge adulte. Je vais les accompagner et les protéger tout le long de leur vie avec moi. Je sais bien que je vais faire encore des erreurs mais je vais faire mon possible.Le mois de novembre est déjà entamé et la température se refroidit rapidement. Je dois donc à intervalle régulier, me rendre au sous-sol pour mettre du bois dans le poêle qui répand sa chaleur dans toutes les pièces de la maison, gardant ainsi une ambiance confortable à toute la maisonnée.
Donc, un après-midi, je laisse Christelle dans son petit siège sur le divan du salon, Alors qu’Annie et Cédric s’amuse à faire un casse-tête. Avant de descendre au sous-sol, je les avertis tous les deux de ne pas toucher au bébé. Je reviens dans une minute. Et je me précipite au sous-sol, emplis le poêle de bois et je remonte au rez-de-chaussée à toute vitesse. Ah ! non, la première chose que je vois c’est que Christelle n’est plus dans son petit siège et je n’entends aucun son, aucun bruit. Vous dire comment mon cœur palpite lorsque je m’avance vers le salon. Et ce que je vois alors est incroyable.
Christelle est confortablement installée sur l’autre fauteuil et Annie est assise à côté comme si c’était tout à fait normal que ce soit ainsi. Je prends Christelle dans mes bras et tout en servant une pluie de bêtises à Annie, j’examinemon bébé. Tout semble parfait. Je suis déboussolée. Je replace le bébé dans son siège et j’attrape Annie par le bras et je vous jure que je la reconduis à sa chambre sans plus d’explication. Je dois la mettre hors de ma vue sinon je ne réponds pas de mes gestes. Elle aurait pu tuer la petite.
Bien sûr, j’ai pris une chance de laisser la petite mais, est-ce que je vais devoir les amener tous les trois avec moi chaque fois que je vais quitter une pièce pour quelques instants. Ça n’a tout simplement pas de bon sens.
Je reviens au salon, je prends mon bébé dans mes bras et je la berce tout en pleurant. Ce n’est pas Christelle qui pleure, c’est moi. Et Cédric continue à jouer comme si rien ne s’était passé. J’entends Annie hurler dans sa chambre et frapper les meubles avec je ne sais quoi mais je m’en fiche. Elle peut tout détruire, ça m’est complètement égal.
Christelle s’est endormie dans mes bras. Je vais la déposer sur mon lit car les filles partagent la même chambre et il n’est pas question que je couche la petite dans sa couchette.
J’ouvre la porte de la chambre d’Annie et ce que je vois alors est tout simplement incroyable ; l’ENFERRRRRRRR
 
Publié le 02/06/2009 à 17:01
Par marydousse
Humeur : Tendre
CHAPITRE 39 Je me dois ici de retourner quelques jours en arrière car un évènement très important s’est produit lorsque j’étais à l’hôpital. Je raconte :Nous sommes le 23 octobre 1986. Christelle a maintenant trois jours de vie. Je suis assise dans ma chambre lorsque, surprise ! Qui est là ?Mon jeune frère. Je suis contente de le voir et en même temps je me demande comment il se fait qu’il est là alors que ce n’est pas l’heure de visites. Il est nerveux et je dirais même fébrile. Devant mon inquiétude, il me rassure immédiatement. Il me demande si je suis assez bien pour aller voir sa conjointe qui est à ce moment-l à en plein travail. Elle va , dans quelques heures donner naissance à leur premier enfant.
Bien sûr, l’excitation me gagne et je me précipite au chevet de ma belle-sœur car mon frère semble inquiet. Dès que je vois sont état, je me rends compte qu’elle est sur le point d’accoucher. Je dis à mon frère d’appeler une infirmière immédiatement pour vérifier si je suis dans le vrai. Ce besoin de pousser est assez significatif pour une maman qui a déjà enfanté. L’infirmière, à la suite de l’examen, constate en effet qu’il est temps de transférer Lynda en salle d’accouchement. Quelques heures plus tard, elle donnera naissance à Pier-Olivier, un magnifique poupon qui au moment où j’écris ces lignes, est devenu un homme et un bel homme tout ce qu’il y a de gentil. Voilà pour ce petit moment de vie que je n’aurais pas voulu passer sous silence.
Finalement, Christelle et Pier-Olivier seront voisins de berceau à la pouponnière où ils passeront leurs premières semaines de vie. Mais malheureusement, la vie a fait qu’ils ne se voient pas souvent. Peut-être que dans quelques années, des évènements les rapprocheront. Sait-on jamais ?
Donc, je sors de l’hôpital après cinq jours et je conduis Christelle à la pouponnière et je retourne à la maison, les bras vides et le ventre vide aussi. Je suis tellement triste de laisser mon p’tit bébé. J’ai l’impression de l’abandonner. Mais en même temps, je me sens soulagée. Je ne crois pas que j’aurais la force de tout prendre en main tout de suite. J’ai besoin de temps pour me réadapter à la vie familiale, à reprendre le contrôle de ma vie, de ma maison. Je suis contente de retrouver Djino, Annie et Cédric. Ils m’ont tellement manqué. Il faut dire que depuis plusieurs mois, il n’existait plus vraiment dans mon monde noir et triste. Je me réfugiais ailleurs dans un ailleurs ou respirer était ma seule activité. Je n’arrivais plus à mettre en place des idées, à comprendre, etc. J’avais perdu toutes mes forces mentales et mon équilibre émotionnel.
Je n’étais plus rien. J’étais un ventre.Aujourd’hui, mon ventre ne peut plus me donner la force de vivre mais j’ai l’impression que les hormones qui ont envahi mon corps lors de l’accouchement font encore le travail. Un certain équilibre semble s’être installé en moi. Pourtant je me méfie. Je ne me f ais pas confiance, j’ai peur. Je prends soin de la maisonnée mais tout est mécanique. Je n’ai aucune satisfaction, aucun plaisir dans ce que je vis. Mon bébé me manque également. Il y a des jours où je me parle : « Pourquoi je ne mets pas mon projet de suicide immédiatement à exécution ? »
Lorsque Christelle respirait en moi et par moi, j’avais une bonne raison de rester en vie. Présentement, elle n’a plus besoin de moi. N’importe quelle femme pourra être une mère pour elle. Moins que les autres, je lui manquerais si je disparaissais. Cédric a 2 ans ½ , en quelques semaines il m’oublierait. Annie a 5 ans. Ce serait un peu plus long mais elle aussi m’oublierait tout à fait.
Mais pour Djino ce serait différent. Déjà qu’il n’a pas de père, perdre sa mère serait surement pour lui une épreuve terrible. Surtout que mon mari actuel (le père des trois petits) n’est pas en bonne relation avec lui.
Quand les enfants dorment, je passe des heures prostrée, à réfléchir, à essayer de comprendre, d’imaginer une façon de disparaitre sans faire de mal. D’autre fois, je me dis que je ne suis plus rien, alors autant partir, ma famille sera débarrassé d’un lourd fardeau. Oui je me vois ainsi présentement.
Et il y a aussi des moments où j’essaie de me trouver une raison de vivre. J’ai tellement mal à l’intérieur et étant plus consciente de la situation depuis mon accouchement, je trouve très pénible cette indécision.
"Qu’est-ce-que je vais faire, qu’est-ce-que je dois faire ????????????"
 
Publié le 05/05/2009 à 12:58
Par marydousse
Humeur : Tendre
CHAPITRE 38
Dans les jours qui suivront, je me sentirai plutôt euphorique. Cet état est dû au fait que lors de l’accouchement, des hormones ont été dégagés, et, semble-t-il, ces hormones me donnent de l’énergie et surtout de la force morale. Je me sens bien comme cela ne m’est pas arrivé depuis des mois. Je crois que ma dépression est chose du passé bien que je sois encore très inquiète à ce sujet.
Je ne crois pas aux miracles, loin de là. Pourtant j’espère. J’espère que ma santé mentale a retrouvé l’équilibre d’antan. Tout ce qui entoure la naissance de Christelle me semble de la magie. Djino, Annie et Cédric sont venus voir leur nouvelle petite sœur. Je regarde mon grand et j’essaie de lire dans ses yeux ce qu’il ressent face à cette nouvelle vie dans sa vie. Mais il a posé un écran devant son cœur et je ne peux y lire quoi que ce soit. Pourtant, je sais qu’il est heureux que la petite soit là et surtout que je sois en bonne santé.
A 14 ans, il est assez grand et surtout assez intelligent pour comprendre que ce qui s’est passé les derniers mois était quelque chose de dramatique. Il sait également que la relation que j’entretien avec le père des trois petits est très tumultueuse et que cette situation est possiblement en grande partie responsable de mon état mental.
Annie regarde Christelle comme si elle venait de recevoir une nouvelle poupée. Elle le sera d’ailleurs pendant quelques années. Quand à Cédric qui a 2 ½ ans, il semble déjà comprendre qu’il devra la protéger et qu’elle sera sa meilleure amie.
Je fais une parenthèse ici pour répondre aux questionnements de bien des lecteurs qui me laissent souvent savoir leur impression sur la quasi absence du père des enfants dans mon histoire. Je vais donc répondre de façon très brève. Ce n’est pas une vie heureuse que nous avons en tant que couple mais par respect pour mes enfants, je ne me suis pas donné le droit de parler et de raconter les tristes évènements de cet aspect de ma vie. Je voulais donner quelques précisions ici pour ne pas laisser entendre que c’est l’hyper activité d’Annie qui serait la cause de ma dépression. Bien sur, l’agitation d’Annie me demande beaucoup physiquement et mentalement mais je suis certaine que j’avais eu le support que l’on attend généralement d’un conjoint, ma situation ne serait pas ce qu’elle est présentement.
Je poursuivrai donc l’histoire d’Annie avec la même vision des choses. Soit, faire connaître l’hyperactivité dans la vraie vie avec tout ce que cela peut impliquer comme adaptation et implication dans la vie de tous les jours.
Après cinq jours de repos, on me permet de quitter l’hôpital étant donné que la petite sera en pouponnière pour les deux prochaines semaines ce qui me permettra de reprendre des forces, me dit-on. A Suivre
 
Publié le 14/03/2009 à 05:17
Par marydousse
Humeur : Tendre
   CHAPTRE 37
En ce matin du 20 octobre 1986, André, pose son fessier sur mon lit et me m’explique ce qui se passe. Il me fait voir le graphique sur lequel sont inscrites toutes les contractions que mon corps subit et également les battements de cœur de mon enfant. A ces explications, je comprends que ma petite est en danger. Habituellement le cœur du bébé à naître subit des baisses lors des contractions. Et ce qui se passe en moi est différent. Le cœur de Christellefait de l’arythmie sans aucun rapport avec les contractions et ce n’est pas normal.
André me dit que si la situation devient encore plus précaire, on devra me faire une césarienne de toute urgence. Il me prévient immédiatement car il n’aura pas le temps de le faire si la situation se détériore.
Je fais une parenthèse ici pour vous dire que j’ai la mauvaise habitude de m’asseoir sur mes pieds. Donc, je le fais encore en ce moment de vie. Je m’assieds sur mon lit, sur mon pied et on constate que ma petite va mieux. On me suggère donc de demeurer dans cette position même si on ne comprend pas la raison du mieux-être de Christelle.
Vers 2h pm, je perds mes eaux et par un examen de routine, on constate que la tête du bébé est déjà très engagée et que la dilatation est faite complètement. On me dirige donc en toute hâte vers la salle d’accouchement où le personnel s’active pour me donner une péridurale comme j’avais demandé. Bien sûr on me dira ici que je ne ressent aucune douleur, mais comme André ne sait pas comment je réagirais si jamais de fortes douleurs accompagnaient l’expulsion du bébé, il a préféré agir selon mes désirs. Mais cela me fut expliqué après la naissance de Christelle.
Une fois mon corps insensibilisé, on m’installe pour accueillir ma petite fille qui, bien sûr, se présente dans la minute qui suit. Oh ! surprise, elle a trois tours de cordons autour du cou. Voici la raison des inquiétudes des dernières heures. Christelle, ainsi cordonnée, se pendait littéralement avec le cordon ombilical. Nous venons de comprendre pourquoi, lorsque je me suis assise sur mon talon, je soulageais mon bébé. Sans le savoir, je soutenais sa petite tête et lui permettait ainsi de respire
ET voici qu’on la dépose sur mon ventre. Quelle jolie petite fille. Elle est magnifique et si calme. Je la prends contre moi et ses yeux me fixent et ce que je lis dans ce regard me bouleverse énormément. Dire que j’aurais pu ne pas la connaître. Et je le dis encore aujourd’hui.Quelle enfant magnifique. Elle est parfaite. Et elle portera bien son nom. Christelle.
  
Publié le 19/02/2009 à 23:05
Par marydousse
Humeur : Maussade
CHAPITRE 36
J’étais tellement déterminé à maintenir Christelle en vie que j’en étais venue à oublier que je ne la verrais pas grandir. Mes projets avaient pris possession de mon cerveau sans pour autant faire un lien avec la naissance qui approchait. Donc, ce jour-là, mon ventre a commencé à donner des signes que l’accouchement était imminent et un déclic s’est fait en moi.
Je n’avais pas changé d’idée en ce qui me concernait mais le changement hormonal qui s’effectuait pendant les dernières heures de gestation semblait établir des connexions qui n’étaient plus présentes depuis plus de deux mois. Je m’inquiétais pour la vie de mes enfants, une fois que je ne serais plus là.Qui prendrait soin d’eux ? Qui les aimerait ? De nombreuses questions me hantaient concernant l’avenir de mes petits. J’étais bouleversée par cette remise en question qui selon moi n’aurait pas dû être. Tout avait été dit.
L’après-midi du 19 octobre 1986, je me suis donc rendue à l’Hôpital de Lévis. Je ne ressentais aucune douleur mais mon ventre devenait très tendu assez régulièrement. L’infirmière qui me prit en charge lorsque je me suis présentée fut très étonnée de constater que je n’avais pas mal. Elle a donc installé immédiatement un appareil qui peut capter les contractions et un autre pour surveiller le cœur de mon bébé. L’appareil donne comme information que les contactions sont régulières et assez fortes et le cœur de ma petite va bien. Donc, tout pour me rassurer.
Une infirmière a été assignée à mon chevet exclusivement. Je comprends aujourd’hui que le personnel médical ignorait comment je réagirais si la douleur se faisait sentir brusquement et peut-être aussi bien d’autres inquiétudes. La nuit a lentement pris possession du jour sans que ma petite se présente.Comme les contractions avaient diminué en intensité et en régularité, on a décidé, vers 22h, de me donner un calmant pour que je puisse dormir.
Je me suis enfoncée dans un sommeil sans rêve. Au petit matin, je fus réveillée par une infirmière qui devait me réinstaller les appareils de mesure. On était maintenant le 20 octobre. Le calmant étant maintenant sans effet ; les contractions ont repris possession de mon ventre, et encore là, aucune douleur. Mais voici que sonne l’alarme. Je n’avais rien vu venir …………….mais pourtant
   
Publié le 05/02/2009 à 19:34
Par marydousse
Humeur : Au secours !
CHAPITRE 35 Je suis retournée à la maison dans les jours qui ont suivis. Djino a commencé son II secondaire, Annie et Cédric se sont retrouvés en garderie familiale. Une dame que je connaissais a accepté des les prendre avec elle pour deux mois car je ne voulais personne d’autre. Malgré mon état mental déficient, je savais encore prendre quelques décisions propres à protéger mes petits. Je n’avais plus la force d’en prendre soin physiquement peut-être mais j’étais encore une maman. Une maman ravagée, brisée mais une maman quand même.
Donc les enfants partent tous les matins pour la garderie et reviennent à la maison avec leur père. Je me terre derrière la porte de ma chambre. Je ne les vois pas mais je les entends vivre. Je n’ai même pas la force de les consoler quand ils pleurent. Je pleure avec eux, en silence. Je n’ai plus de vie, je perds pied peu à peu. Je ne mange plus du tout. Je ne dors plus. Le téléviseur est ouvert jour et nuit mais je n’y comprends rien. J’ai besoin de ce bruit pour me sentir vivante. Je garde toujours la lumière ouverte. C’est la seule façon que j’ai trouvé pour ne pas sombrer dans le gouffre qui s’ouvre devant moi.
Je résiste du mieux que je peux à la mort qui frappe à la porte de mon isoloir. Je suis perdue dans un monde qui n’est pas fait pour moi. Trop cruel, sans tendresse, sans joie, sans amour. Ce qu’il y a de pire dans toute cette histoire c’est que les gens autour de moi, les gens qui me connaissent, ne croient pas à ma détresse. Je sais que je suis responsable en partie de cette situation. J’ai toujours fais comme si. Je suis indépendante, autonome en tout. Je n’ai jamais vraiment eu besoin des autres. Je sais me diriger. Je suis intelligente et volontaire.
On a donc peut-être aussi pense que j’avais un cœur solide qui n'avait pas besoin de tendresse et d’amour. Pourtant, je suis la femme la plus fragile, la plus aimante qui soit. Je suis incapable de faire du mal volontairement a aucun être vivant, qu’il soit humain ou animal. J’ai même un très grand respect pour la vie végétal. Tout ce qui vient au monde, grandit et meure un jour, pour moi, ce sont des être vivants et leur vie est précieuse pour la planète.
Aujourd’hui, si ce n’était ce petit cœur qui bat en moi, je pense que j'en oublierais que j’ai un corps. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus et maintenant je ne me lave plus. Oh oui ! je me douche une fois/semaine lorsque je vais rencontrer mon docteur. Ma seule sortie de la semaine. Pendant des heures il m’écoute et il me parle de Christelle. Combien elle doit d’être fière de moi de faire tous ces efforts pour préserver son intégrité physique et mentale. Un mardi soir, je me suis présentée a son bureau a 20h30 et j’en suis repartie a minuit. Il a tenu sa promesse cet homme. Il ne m’a jamais laisse tombe.
A ce moment-là, il ne le sait pas, mais ces rendez-vous du mardi soir me gardent en vie. Je ne vis que pour ca. Je me programme pour une semaine à la fois. Ces mardis soir, je sors pour me procurer de l’oxygène, pour m’approvisionner en courage, en espoir. Les jours d’octobre 1986 seront parmi les jours les plus longs que j’aurai vécus.
Le matin du 19 octobre, je ne le sais pas encore, mais mon corps sonnera bientôt la fin de ma grossesse. Il a terminé la construction d’un quatrième être humain. Il va se délester de cette vie maintenant apte a affronter le monde. Ma petite fille va bientôt voir le jour. Il y a une chose que je n’avais pas réalisée par contre……………………
 
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Une femme, une maman, une mamie, une amie. Amoureuse de la vie sous toutes ses formes: enfants, animaux, plantes, etc.
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angel : bonsoir Mary que la nuit te soit douce lol mdr bisous
ti-loup : bonjour chantale,tonvoe ux as ete exaucé, je t ai envoyer 2 belles journées de soleil. je te souhaite une belle fin de semaine alp ti-loup xxxxx
savanafric : A notre doyenne, j'attends ta visite. Prochainement des astuces publiées sur mon blog, http://blog.ido o.com/savaneafr ic, pour réussir à passer les com
sheratsuki : Visiter http://www.sher atsuki.tk
brisson : pour dire je t'aime a ma tante
Marydousse : Je vais essayer de règler le proplème des commentaires. Merci
lou : pas moyen de mettre un com ca refuse lecode a tous les coups
LOU : IL EST PARFOIS DIFFICILE DE NE PAS SE TROMPER DE LOUP ..... LE MAUVAIS CACHE SOUVENT BIEN SON JEU BISES
Angel : bref encore une fois cet idoo déconne j'ai mis un comm qui n'est pas passé bisous
Tit-Loup : Hello Chantale,le seul endroit ou je peu te laisse un mess c est ici, alors vas falloir m explique conment ok ton tit-loup xxx
angel : j'aime bien cette histoire je te signale que les comms passent as
tit-loup : merci pour ce beau poême, il m as touché profondement:)) )))
mainablue : salut marydousse meme si on se parle pas souvent je viens te lire a tout les jours.je t aime.
Angel : bisous mary j'ai pas le net en ce moment alors bisous vite fait
paper'art : www.artabus.com /papetart/ pour que vos amis devienne les miens
papet'art : artiste peintre vous venez souvent chez moi et je vous remercie je vous devez bien une visite sur ce blog, qui est superbe. amitié Jean claude CIUTAD-
diane1958 : tres jolie texte Chantal bravo continue c estsuper bye bye
Angelj@nj@ : J'adore tes blagues
mag : tres beau, tres drole..on en redemande !
simmarc : je note 5 oursons, on dirait des ourses en toutoux. :)
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