Jean-François Champollion – né à Figeac en 1790, décédé à Paris en 1832.
exhume une pierre de basalte noire : la pierre de Rosette
(stèle qui retranscrit en 3 écritures, grecque, démotique et hiéroglyphe un décret datant de Ptolémée V – 196 avant notre ère).
Ce document précieux confortera Champollion dans sa découverte de l’écriture hiéroglyphique.
Très jeune (1801 – 1806), il étudie déjà le latin, le grec, l’hébreu, l’arabe, le syriaque et l’araméen
avant d’étudier l’éthiopien et surtout le copte sous l’incitation d’un moine syrien revenu d’Egypte,
dom Raphaël de Monachis. Il découvre alors que le copte est une forme tardive de l’ancien égyptien,
ce que les érudits français énoncaient deux siècles plus tôt.
Il défend cette thèse dans son mémoire qu’il présente à l’académie de Grenoble en 1807.
Ensuite il monte à Paris et fréquente les cours dispensés par les savants professeurs
de l’Ecole spéciale des langues orientales où il étudiera même le chinois.
En 1810 il retourne à Grenoble en tant que professeur d’histoire. Il poursuit ses travaux et livre son concept
sur les trois principaux types d’écriture : hiéroglyphe, hiératique et démotique ainsi que le sens des signes (symboles ou idéogrammes)
et il défend l’idée selon laquelle les signes servent à écrire les noms de personnes à l’aide des sons
(en 1761, l’abbé Barthélémy supposait que les cartouches enfermaient des noms royaux et le diplomate suédois Åkerblad
avait identifié tous les noms propres à partir de la pierre de Rosette.
Ses recherches sont brutalement ralenties par la chute de l’Empire. Pendant ce temps, Thomas Young,
en Angleterre, s’engage dans la courses aux hiéroglyphes, il identifie entre autre, le nom de Ptolémée sur la pierre de Rosette.
En 1822, Champollion présente ses travaux à l’académie des inscriptions et belles-lettres de Paris, qui vont révolutionner l’égyptologie.
Pourtant on est encore loin d'avoir appréhendé toute la richesse de l'écriture des anciens Égyptiens.
Déjà, Champollion n'a pas révélé certains de ses résultats qui le laissent encore perplexe car ne permettent pas
de trancher nettement quant à la nature idéographique ou alphabétique des hiéroglyphes.
De 1824 à 1825, Champollion se rend à Turin pour étudier la collection d’antiquités égyptiennes qu’a acquis le souverain de Piémont-Sardaigne.
C’est l’éblouissement. Champollion découvre là les fragments du papyrus royal de Turin, vestige de l’époque de Ramsès II.
Le 14 mai 1826, il est nommé directeur de la section égyptienne du musée Charles X du Louvre, pour qui il étudie
et classe les collections rapportées par l’expédition de Bonaparte, Champollion ne rêve toutefois que d’Égypte.
C’est le 18 août qu’il réalise son rêve et débarque au pays des pharaons dans le cadre d’une mission franco-italienne.
récits historiques, appréciations botaniques... l’égyptologie vient de naître.
Mais son créateur ne sera pas là pour en voir les premiers pas. Il s’éteint le 4 mars 1832.
Les Monuments d’Égypte et de Nubie, sa Grammaire égyptienne et son Dictionnaire égyptien
ne seront publiés qu’après sa mort sous la supervision de son frère.










