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Mon bloc perso.
"Elle écrit seule à sa table...Et son café refroidit."
Publié le 07/09/2008
Par moicninis4
Humeur : Tendre
Sourire

Vous êtes nombreux à m'avoir demandé de quoi a parlé le Dalaï-lama lors de la semaine d'enseignements à

laquelle j'ai assisté du 15 au 20 août 2008 au Zénith de Saint-Herblain (près de Nantes).

 

Pour ceux qui souhaiteraient prendre le temps de lire les notes que j'ai pris sur le vif,

je peux vous prêter mon dossier (plus de 30 pages et de jolis dessins qui vous plongeront dans l'ambiance... ^^).


Pour tous ceux dont la société a formé un esprit demandeur de rapide-simple-précis (et aussi pour mes amis qui habitent loin),

j'ai écrit une sorte de synthèse-analytique-résumatoire qui contient - j'espère - les idées les plus fondamentales

de ce qui a été enseigné relativement à la philosophie bouddhiste.


Voici mon texte.

 

Il s'adresse aussi à ceux qui prétendent que je suis allée dans une secte : qu'ils voient par eux-mêmes que

ce qui a été dit n'est que message de paix et d'amour bourré de bon sens et d'idées qui s'adressent aussi aux

occidentaux et qui ne font de mal à personne.

 

À ceux qui souhaitent la prendre, bonne route vers l'Éveil !

 

Naïs

 

[REPRODUCTIONS ET COPIES INTERDITES, MERCI.]

 

15 août 2008, Conférence sur le thème "Paix intérieure, paix universelle" :


À cause de la mort, toute personne porte en elle le désir d'accéder au bonheur pendant sa vie. Or, il semble que des obstacles s'opposent à cet attrait naturel ; parmi ceux-ci, les difficultés physiques (maladies, vieillesse) et mentales (angoisse, anxiété, solitude...). Pourtant, la force mentale est capable de surmonter les douleurs physiques (un état d'esprit positif aide à surmonter une maladie grave et l'empêche de devenir plus dramatique encore) et l'intelligence humaine est en mesure de remédier aux douleurs mentales puisque c'est elle qui gère nos émotions intérieures. Ces émotions intérieures sont de deux types : les états mentaux destructeurs (colère, haine... qui entraînent un sentiment d'inconfort) et les états mentaux constructifs (altruisme, compassion, pardon... qui amènent le soulagement et l'objectivité face aux événements, notamment la capacité à distinguer l'acte de celui qui commet celui-ci). C'est de notre capacité à gérer ces émotions négatives et positives que dépend notre bonheur.

 

Dans la voie qui mène à la compassion, il est important de comprendre que les hommes sont interdépendants. La compassion est d'abord liée à notre biologie fondamentale (le bébé a besoin de l'amour d'une mère pour survivre et croître sans séquelles) donc les hommes ont tous d'instinct le désir d'accéder au bonheur. Comprendre que les hommes sont égaux (reconnaître qu'ils ont la même souffrance et la même frustration que nous de ne pouvoir accéder au bonheur durable, mais aussi la même possibilité et la même capacité à se débarasser de la souffrance), c'est les placer sur le même plan que soi : voilà le premier pas vers l'altruisme.

 

"Le désarmement intérieur devrait être mondial" : nous devons construire plutôt que tuer. La non-violence et le dialogue pacifique peuvent résoudre les conflits. Transformer nos attitudes contribuera à prendre un chemin vers la paix universelle.

 

 

Du 16 au 20 août 2008, Enseignements sur la philosophie et les textes bouddhistes :


Trois questions fondamentales apparaissent chez chaque être humain : "Que suis-je ?", "Si un 'moi' existe, a t-il un début ?" et "A t-il une fin ?".

Intuitivement et de par notre expérience, on pense que ce 'moi' existe ("j'étais enfant", "j'étais malade") et on lui acolle la notion de 'miens' ("mon corps, "mes amis"). Or, le 'moi' n'a pas de permanence (absence de conscience pendant le sommeil, impossibilité à le trouver puisqu'il n'est pas dans une partie du corps...) donc il ne peut exister autrement qu'en tant qu'étiquette nominale que l'on attache au corps et au flot de la conscience : le 'moi' n'a donc pas d'existence indépendante ou intrinsèque. Cela dit, il a une existence conventionnelle, qui permet de le désigner en relation d'autre chose.

 

Toute chose est conséquence de quelque chose qui l'a précédé, résultat d'un ensemble de circonstances particulières (un Big-Bang même ne peut pas avoir pour cause le néant). La production des phénomènes se fait sur le mode de la dépendance : c'est la loi de cause-à-effet (ou causalité). Ainsi les choses n'existent que conventionnellement, en dépendance de leurs causes. Le fait que les phénomènes et les choses n'ont pas d'existence intrinsèque, c'est ce que l'on nomme la vacuité. Nos perceptions de la réalité sont erronées : en fait les choses n'existent qu'en relation avec d'autres (pas de 'haut' sans 'bas', une chose n'est grande ou petite qu'en comparaison d'une autre, l'arbre n'existe pas sans une graine à son origine...). On ne doit donc jamais isoler un événement en lui attribuant une charge totallement positive ou négative puisque tout dépend de facteurs singuliers.

 

Il faut donc s'en prendre aux causes des choses pour les faire cesser. Il en va ainsi de la souffrance. À son origine on trouve des facteurs interdépendants : pour briser ce vercle vicieux il faut rompre le lien le plus fragile : l'ignorance. On supprime l'ignorance par la connaissance : la connaissance de la vacuité notamment, permet de dissiper l'obscurité qui plane sur notre perception du monde. Et éradiquer l'ignorance permet de stopper la souffrance.

 

Réaliser la vacuité nécessite de procéder à un examen approfondi des choses. En cherchant, on ne trouve nulle part le 'moi' telle qu'on en a le concept : son existence est nominale. Percevoir le 'moi' comme tel permet de dissper la croyance en un 'moi' comme entité de conscience absolue et cela diminue le fait de comettre des actes qui attirent la souffrance. Cela permet aussi de se détacher de l'attachement à la notion de 'miens' et à l'attachement à la notion d'existence véritable des phénomènes (par exemple si on cherche une "main", on ne la trouvera pas : il n'y a en fait que des doigts, des ongles, une paume... Et finalement tout cela n'est fait que d'atomes, il n'y a donc pas de main dans l'absolu.).

 

Il faut prendre garde à rester dans la Voie du milieu : éviter le nihilisme (rien n'a d'existence) et le matérialisme (tout a une existence) : en fait les choses n'ont pas d'existence absolue (intrinsèque) mais elles ont un existence relative (conceptuelle, conventionnelle, nominale) : la nature ultime de toute chose est sa vacuité. Il faut analyser les choses selon leurs deux modes d'existence. Les deux aspects de la réalité sont importants pour éviter de sombrer dans une position extrémiste. L'ignorance, responsable de l'attachement à la perception solide de l'objet, une fois dissipée par la connaissance fondamentale de la vacuité, les liens interdépendants reponsables de la souffrance deviennent inofensifs (En bouddhisme, ces 12 liens sont appelés Roue de l'existence dans le samsara). L'arrêt de l'ignorance arrête le désir, la haine et autres "plaies" qui attirent la souffrance.

 

Telle est la voie qui mène à la bouddhéité ( = état du Bouddha : illumination, éveil. En boudhisme, on dit qu'atteindre l'éveil permet de se libérer du cycle des existences dans le samsara, d'atteindre la possibilité d'accéder au nirvana).


 

Un mot de sagesse :


"Si un problème peut être résolu, il n'y a pas de raison d'être anieux. S'il ne peut pas être résolu, il ne sert à rien d'être anxieux ; il faut accepter."


Les commentaires
Publié le 07/09/2008
Par Nanoue
Alalah, sur que ça m'aurait plu tout ça.
C'est vraiment sympa d'avoir écrit un condensé de tout ce que tu as pu entendre pour nous :)
bisous ma poulette
Publié le 07/09/2008
Par Gémelle
^^ J'ai tout lu !
Je vais pouvoir accéder au moi absolu ... quand j'aurai bien tout revu une autre fois pcq là je suis naz, et je vais plutôt essayer d'accéder a mon lit absolu :)
Publié le 10/09/2008
Par moicninis4
Y'a pas de moi absolu qui tienne, t'as pas tout compris je crois :/
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